La stratégie de la semaine
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Comment profiter de la faiblesse du dollar
JÉRÔME MARMET |
JDF HEBDO | 19.07.2008 | Mise à jour : 19H48
Le ralentissement actuel de l'économie outre-Atlantique et les inquiétudes sur le système bancaire américain pourraient précipiter un peu plus la baisse du dollar face aux principales devises, et notamment face à l'euro. La monnaie européenne a récemment établi un nouveau record en s'échangeant au-dessus de la barre symbolique de 1,60 dollar lors de la séance du 15 juillet. Et sur un an glissant, la parité euro-dollar s'est appréciée de 15 %. Cette tendance devrait perdurer car les fonds souverains des pays du Golfe envisagent de réduire leurs participations en dollars. Enfin, en déclarant que, « la valeur du dollar dépendait avant tout de la santé de l'économie américaine », le président de la Fed, Ben Bernanke, contribue à entretenir la faiblesse du billet vert, assurant par la même occasion une plus grande compétitivité aux exportations américaines.
Sauf à détenir des billets euros et à les convertir en dollars, se positionner sur le marché des changes, qui a longtemps été réservé aux professionnels, est désormais possible grâce aux produits dérivés. La plupart des produits qui fonctionnent avec les devises sont des produits à « effet de levier », c'est-à-dire qu'ils amplifient les variations de la devise, mais présentent un niveau de risque élevé. Il n'existe à ce jour aucun tracker ou certificat permettant de suivre l'évolution du dollar. La logique est donc purement spéculative.
Des calls pour jouer la baisse par rapport à l'euro et au yen
Nous conseillons ainsi d'acheter des calls sur la parité euro-dollar comme le 2750D émis par Dresdner Kleinwort. Ce produit cote 0,12 euro et dispose d'un delta de 30 % et d'une élasticité de 22 %. Si la devise américaine baisse de 2 %, alors la prime de ce warrant s'appréciera de 15 %.
On peut aussi acheter un turbo. Par exemple, le 3884S émis par la Société Générale avec un levier de 19 %. Ce produit cote 5,13 euros. Il est plus risqué qu'un warrant et dispose d'une barrière désactivante à 1,52 dollar, ce qui laisse une marge de sécurité de 4,3 %. En revanche, si l'euro grimpe à 1,62 dollar, le cours du turbo doublera.
Mais on peut également jouer la faiblesse du dollar par rapport à d'autres monnaies ; en particulier le yen. La Commerzbank émet ainsi le put 4406Z sur la parité dollar-yen, avec un prix d'exercice à 100 yens.
Enfin, certains investisseurs jouent la baisse du dollar en spéculant sur les cours de l'or. Valeur refuge par excellence, les banques centrales des pays émergents sont tentées d'augmenter leurs stocks d'or pour se couvrir contre la baisse des dollars qu'elle détiennent. Ainsi, on se positionnera sur le call sur l'once d'or (2232B) émis par BNP Paribas avec un prix d'exercice à 1.050 dollars et une échéance fixée à décembre 2008. Il existe aussi des certificats bonus cappés sur l'once d'or, mais ces produits ne sont pas assez réactifs.
Sauf à détenir des billets euros et à les convertir en dollars, se positionner sur le marché des changes, qui a longtemps été réservé aux professionnels, est désormais possible grâce aux produits dérivés. La plupart des produits qui fonctionnent avec les devises sont des produits à « effet de levier », c'est-à-dire qu'ils amplifient les variations de la devise, mais présentent un niveau de risque élevé. Il n'existe à ce jour aucun tracker ou certificat permettant de suivre l'évolution du dollar. La logique est donc purement spéculative.
Des calls pour jouer la baisse par rapport à l'euro et au yen
Nous conseillons ainsi d'acheter des calls sur la parité euro-dollar comme le 2750D émis par Dresdner Kleinwort. Ce produit cote 0,12 euro et dispose d'un delta de 30 % et d'une élasticité de 22 %. Si la devise américaine baisse de 2 %, alors la prime de ce warrant s'appréciera de 15 %.
On peut aussi acheter un turbo. Par exemple, le 3884S émis par la Société Générale avec un levier de 19 %. Ce produit cote 5,13 euros. Il est plus risqué qu'un warrant et dispose d'une barrière désactivante à 1,52 dollar, ce qui laisse une marge de sécurité de 4,3 %. En revanche, si l'euro grimpe à 1,62 dollar, le cours du turbo doublera.
Mais on peut également jouer la faiblesse du dollar par rapport à d'autres monnaies ; en particulier le yen. La Commerzbank émet ainsi le put 4406Z sur la parité dollar-yen, avec un prix d'exercice à 100 yens.
Enfin, certains investisseurs jouent la baisse du dollar en spéculant sur les cours de l'or. Valeur refuge par excellence, les banques centrales des pays émergents sont tentées d'augmenter leurs stocks d'or pour se couvrir contre la baisse des dollars qu'elle détiennent. Ainsi, on se positionnera sur le call sur l'once d'or (2232B) émis par BNP Paribas avec un prix d'exercice à 1.050 dollars et une échéance fixée à décembre 2008. Il existe aussi des certificats bonus cappés sur l'once d'or, mais ces produits ne sont pas assez réactifs.
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