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Malgré les incertitudes, la Russie présente de réels atouts
La guerre en Géorgie n'a fait que renforcer la suspicion des investisseurs envers le marché russe
LAURE BURRUS |
JDF HEBDO | 16.08.2008 | Mise à jour : 15H51
Nulle part les investisseurs ne sont aussi sensibles à l'environnement politique et géopolitique, autrement dit au « risque pays », qu'en Russie. Depuis le début de l'année, le Micex, indice phare de la Bourse moscovite, a ainsi dévissé de 38 % depuis son niveau le plus haut au mois de mai.
Le soulagement lié à la transition en douceur de la présidence ne fut que de courte durée. En effet, au début de l'année, l'« affaire BP-TNK » a été perçue avec suspicion. Et à celle-ci viennent s'ajouter de nouvelles velléités gouvernementales sur le sidérurgiste Mechel. Celui-ci pourrait faire l'objet d'un démantèlement au profit de la société d'Etat Rostechnologie. Les investisseurs craignent donc une répétition de l'affaire Youkos et une dégradation du climat des affaires.
Pour Ghadir Abu Leil Cooper, responsable des actions Europe Emergente chez Barings, « les récents commentaires de M. Poutine sur Mechel ont rappelé aux investisseurs le risque politique associé à tout investissement en Russie et le danger des interférences du gouvernement ».
Cet environnement instable des affaires va de pair avec une politique extérieure aventureuse.
La baisse du prix des hydrocarbures n'arrange rien
Pour ne rien arranger à une situation déjà tendue sur la place financière moscovite, la baisse du prix des matières premières, et surtout des hydrocarbures, depuis le mois de juillet contribue à l'inquiétude des investisseurs. En effet, le secteur des hydrocarbures est surreprésenté en Russie : il pèse 50 % de la capitalisation boursière totale. La Bourse moscovite est donc des plus sensibles à toute variation de prix des hydrocarbures.
En dépit d'un bilan boursier très négatif, gérants et analystes restent optimistes. « Les perspectives sur l'économie et le marché russes sont très positives. Les actions russes sont à présent parmi les moins chères du monde, avec l'un des taux de croissance des bénéfices des entreprises les plus élevés », indique Ghadir Abu Leil Cooper. Cette analyse est rejointe par Angelika Mittendorfer, gérante chez Raiffeisen Capital, qui estime que les bénéfices devraient progresser de près de 30 % pour l'exercice 2008. De plus, les perspectives d'une déréglementation des prix du gaz et du pétrole constituent un point de soulagement pour les investisseurs. En effet, lors de son discours d'investiture à la fonction de Premier ministre, Vladimir Poutine a déclaré qu'il ne laisserait pas la production d'hydrocarbures décélérer. Les investisseurs spéculent depuis lors sur un assouplissement réglementaire du secteur. A l'heure actuelle, le gaz est vendu au-dessous du prix de marché et les sociétés d'hydrocarbures subissent une lourde taxation. Au final, elles disposent d'une faible capacité d'investissement.
Outre les opportunités incertaines qu'offre la déréglementation du secteur de l'énergie, les analystes misent sur la consommation locale. Ghadir Abu Leil Cooper préconise ainsi un renforcement sur les entreprises capables de répercuter la hausse des prix (14 % d'inflation) sur les consommateurs locaux.
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> Les hydrocarbures : force et défi pour la Russie
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Pour Ghadir Abu Leil Cooper, responsable des actions Europe Emergente chez Barings, « les récents commentaires de M. Poutine sur Mechel ont rappelé aux investisseurs le risque politique associé à tout investissement en Russie et le danger des interférences du gouvernement ».
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La baisse du prix des hydrocarbures n'arrange rien
Pour ne rien arranger à une situation déjà tendue sur la place financière moscovite, la baisse du prix des matières premières, et surtout des hydrocarbures, depuis le mois de juillet contribue à l'inquiétude des investisseurs. En effet, le secteur des hydrocarbures est surreprésenté en Russie : il pèse 50 % de la capitalisation boursière totale. La Bourse moscovite est donc des plus sensibles à toute variation de prix des hydrocarbures.
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