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Les hydrocarbures : force et défi pour la Russie
Laure Burrus |
JDF HEBDO | 16.08.2008 | Mise à jour : 19H46
Les hydrocarbures sont un enjeu majeur pour la Russie. Le secteur pèse à lui seul les deux tiers des exportations, 20 % du produit intérieur brut (PIB) et représente, au travers de géants comme Gazprom et Rosneft, pas moins de 50 % de la capitalisation boursière totale.
Une telle richesse donne à la Russie un poids considérable dans les relations internationales. Ce pays fournit ainsi à l'Union européenne 15 % du pétrole et 25 % du gaz importés. Le marché européen constitue le principal débouché de la Russie, qui y écoule 80 % de ses exportations d'hydrocarbures.
Les débouchés sont bien là
Les velléités d'ingérence de la Russie sur la Géorgie doivent être envisagées à l'aune de ses intérêts pétroliers.
La Géorgie est un pays de transfert du pétrole de la mer Caspienne - dont les réserves de pétrole sont estimées autour de 30 milliards de barils - vers l'Europe. Sur place, un projet d'oléoduc, Nabucco, devrait permettre d'acheminer ce pétrole vers les rives de la Méditerranée.
Mais c'est désormais vers l'Est que la Russie se tourne pour écouler sa production. Des accords ont été conclus dès 2004 avec la Chine pour délivrer par rail le pétrole de Sibérie occidentale vers la mer de Barents et vers la Chine. Ce qui amène Ghadir Abu Leil Cooper, responsable des actions Europe Emergente chez Barings, à écrire : « En raison de ses larges ressources, la Russie est l'un des principaux bénéficiaires de la croissance à long terme des économies émergentes, et surtout de la Chine. »
Les débouchés sont bien là. Reste qu'il faut pouvoir les satisfaire. Et sur ce point, la Russie fait face à des goulets d'étranglement. En effet, la production d'hydrocarbures devrait stagner dans les prochaines années. Déjà, celle de gaz est insuffisante pour satisfaire la demande locale.
Les réserves de la Russie sont pourtant très importantes, mais encore largement sous-exploitées. Pour cause : elles se situent en Sibérie, dans des zones difficile d'accès. Les compagnies russes doivent donc faire appel à des capitaux étrangers. Ainsi, Shell est associé à hauteur de 27 % au projet Sakhaline II. L'indien ONGC est également impliqué à hauteur de 20 % dans Sakhaline I.
Une telle richesse donne à la Russie un poids considérable dans les relations internationales. Ce pays fournit ainsi à l'Union européenne 15 % du pétrole et 25 % du gaz importés. Le marché européen constitue le principal débouché de la Russie, qui y écoule 80 % de ses exportations d'hydrocarbures.
Les débouchés sont bien là
Les velléités d'ingérence de la Russie sur la Géorgie doivent être envisagées à l'aune de ses intérêts pétroliers.
La Géorgie est un pays de transfert du pétrole de la mer Caspienne - dont les réserves de pétrole sont estimées autour de 30 milliards de barils - vers l'Europe. Sur place, un projet d'oléoduc, Nabucco, devrait permettre d'acheminer ce pétrole vers les rives de la Méditerranée.
Mais c'est désormais vers l'Est que la Russie se tourne pour écouler sa production. Des accords ont été conclus dès 2004 avec la Chine pour délivrer par rail le pétrole de Sibérie occidentale vers la mer de Barents et vers la Chine. Ce qui amène Ghadir Abu Leil Cooper, responsable des actions Europe Emergente chez Barings, à écrire : « En raison de ses larges ressources, la Russie est l'un des principaux bénéficiaires de la croissance à long terme des économies émergentes, et surtout de la Chine. »
Les débouchés sont bien là. Reste qu'il faut pouvoir les satisfaire. Et sur ce point, la Russie fait face à des goulets d'étranglement. En effet, la production d'hydrocarbures devrait stagner dans les prochaines années. Déjà, celle de gaz est insuffisante pour satisfaire la demande locale.
Les réserves de la Russie sont pourtant très importantes, mais encore largement sous-exploitées. Pour cause : elles se situent en Sibérie, dans des zones difficile d'accès. Les compagnies russes doivent donc faire appel à des capitaux étrangers. Ainsi, Shell est associé à hauteur de 27 % au projet Sakhaline II. L'indien ONGC est également impliqué à hauteur de 20 % dans Sakhaline I.
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