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Les huit sociétés que nous avons sélectionnées sont attirantes par leur solidité, par leur potentiel lié à un éventuel maintien de la décrue du pétrole, mais également par leurs faibles valorisations (aucun PER supérieur à 10).
Huit sociétés qui profitent du récent repli des prix du pétrole
Certains groupes gagneraient à ce que le prix du baril reste aux niveaux actuels
FLORENT LACAS |
JDF HEBDO | 23.08.2008 | Mise à jour : 09H36
Quand le pétrole baisse, la Bourse monte. Ce n'est pas encore un adage boursier, mais cela pourrait rapidement le devenir, compte tenu de l'évolution des marchés depuis un mois. En effet, depuis la mi-juillet, l'indice du CAC 40 a pris 392,5 points, soit une hausse de 9,7 %. Le pétrole, qui atteignait son record historique de 145 dollars le baril le 15 juillet, se vendait en moyenne à 113 euros le 15 août, soit une chute éclair de 22 % en un mois. Ce mois de détente a déjà rassuré la Bourse en général, et plus particulièrement certains groupes qui ont grandement peiné du fait de ces tensions inflationnistes. Mais aujourd'hui, avec des produits pétroliers revenus à un niveau plus raisonnable, il est peut-être temps de miser sur les groupes qui vont en profiter.
Un soulagement qui touche plusieurs secteurs
En première ligne, le secteur du transport aérien, grand consommateur de kérosène, qui a énormément souffert ces derniers mois. Il traverse une crise sans précédent qui va entraîner un large mouvement de concentration, ainsi que de profondes restructurations. Pour Air France-KLM, (Focus) numéro un mondial en termes de chiffre d'affaires, le poste carburant culmine aujourd'hui à 40 % de ses coûts. Il n'en représentait que 7 % il y a dix ans. Pour 2008, le montant prévu de sa facture pétrolière (avec l'hypothèse d'un baril à 130 dollars) s'élèverait à 5,86 milliards d'euros. Depuis un mois, le titre a déjà récupéré près de 30 %.
Les chimistes ont également eu la vie dure ces derniers temps. Et pour cause : le coût de leur activité dépend à 60 -70 % de celui du pétrole ! Sur le seul deuxième trimestre 2008, Rhodia estime ainsi à 78 millions d'euros le surcoût lié à la hausse des matières premières sur son résultat opérationnel de 208 millions. Il aurait donc pu croître de près de 40 % sans cet élément. Si ses résultats ont rassuré, c'est surtout son pricing power, c'est-à-dire sa capacité à répercuter ces hausses à ses clients,qui lui a permis de garder la tête hors de l'eau. Le raisonnement est similaire dans le cas d'Arkema (Focus), qui dispose également d'assez d'autorité pour résister à de telles situations. Mais pour combien de temps ? Ce n'est pas par hasard si le communiqué du chimiste français se montre particulièrement prudent sur le second semestre, qualifié de « complexe et incertain, marqué notamment par des prix des matières premières et de l'énergie élevés et volatils ». Il est vrai que, dans le contexte maintenant confirmé de ralentissement général de l'économie et du pouvoir d'achat, la répercussion des hausses de prix pourrait ne plus s'effectuer avec autant de facilité.
Parmi les autres sociétés fortement dépendantes du coût de l'énergie, les cimentiers (Focus Ciments français) occupent une place centrale. Ils l'utilisent à des fins de chauffage, nécessaire à la production de certains matériaux de construction.
Certains titres ont moins réagi à la baisse du pétrole
Saint-Gobain a annoncé que sa facture énergétique bondirait de 10 % cette année, à plus de 1,9 milliard d'euros. Du côté de Lafarge, l'énergie représente le premier poste de charges (31 % du total) de sa branche ciment. Malgré des politiques de contrats à terme destinés à limiter les hausses de prix, et en dépit de l'utilisation de plus en plus fréquente de combustibles de substitution, le géant français a lancé un programme drastique de réduction des coûts (objectif de 400 millions d'euros d'économies pour 2008). Lafarge n'est pas le seul groupe à s'être lancé dans un tel effort de restructuration, et on comprend que si à ces efforts se conjuguent un maintien du pétrole à son niveau actuel, plus raisonnable, les gains sur les marges n'en seront que plus significatifs.
Les plasturgistes sont également concernés par les produits pétrolifères. Le titre Plastivaloire a peu réagi ces derniers mois, et affirme être systématiquement isolé de toute variation des prix par des contrats de répercussion. En revanche, Plastic Omnium a plongé en même temps que le prix du baril, remontant tout juste timidement depuis un mois. La part de la facture pétrolière n'a pas été communiquée, mais le groupe précise tout de même l'impact négatif de la hausse des matières premières sur sa marge opérationnelle : 7,5 millions d'euros pour l'année 2007, et 10 millions pour le premier semestre de l'année 2008. Norbert Dentressangle, spécialiste du transport routier, a été logiquement pénalisé par la hausse du prix du carburant à la pompe.
Les titres des valeurs de notre sélection qui ont peu réagi depuis un mois représentent donc autant d'opportunités d'achat en cette période troublée... mais en restant bien attentifs au cours du baril à la rentrée.
Un soulagement qui touche plusieurs secteurs
En première ligne, le secteur du transport aérien, grand consommateur de kérosène, qui a énormément souffert ces derniers mois. Il traverse une crise sans précédent qui va entraîner un large mouvement de concentration, ainsi que de profondes restructurations. Pour Air France-KLM, (Focus) numéro un mondial en termes de chiffre d'affaires, le poste carburant culmine aujourd'hui à 40 % de ses coûts. Il n'en représentait que 7 % il y a dix ans. Pour 2008, le montant prévu de sa facture pétrolière (avec l'hypothèse d'un baril à 130 dollars) s'élèverait à 5,86 milliards d'euros. Depuis un mois, le titre a déjà récupéré près de 30 %.
Les chimistes ont également eu la vie dure ces derniers temps. Et pour cause : le coût de leur activité dépend à 60 -70 % de celui du pétrole ! Sur le seul deuxième trimestre 2008, Rhodia estime ainsi à 78 millions d'euros le surcoût lié à la hausse des matières premières sur son résultat opérationnel de 208 millions. Il aurait donc pu croître de près de 40 % sans cet élément. Si ses résultats ont rassuré, c'est surtout son pricing power, c'est-à-dire sa capacité à répercuter ces hausses à ses clients,qui lui a permis de garder la tête hors de l'eau. Le raisonnement est similaire dans le cas d'Arkema (Focus), qui dispose également d'assez d'autorité pour résister à de telles situations. Mais pour combien de temps ? Ce n'est pas par hasard si le communiqué du chimiste français se montre particulièrement prudent sur le second semestre, qualifié de « complexe et incertain, marqué notamment par des prix des matières premières et de l'énergie élevés et volatils ». Il est vrai que, dans le contexte maintenant confirmé de ralentissement général de l'économie et du pouvoir d'achat, la répercussion des hausses de prix pourrait ne plus s'effectuer avec autant de facilité.
Parmi les autres sociétés fortement dépendantes du coût de l'énergie, les cimentiers (Focus Ciments français) occupent une place centrale. Ils l'utilisent à des fins de chauffage, nécessaire à la production de certains matériaux de construction.
Certains titres ont moins réagi à la baisse du pétrole
Saint-Gobain a annoncé que sa facture énergétique bondirait de 10 % cette année, à plus de 1,9 milliard d'euros. Du côté de Lafarge, l'énergie représente le premier poste de charges (31 % du total) de sa branche ciment. Malgré des politiques de contrats à terme destinés à limiter les hausses de prix, et en dépit de l'utilisation de plus en plus fréquente de combustibles de substitution, le géant français a lancé un programme drastique de réduction des coûts (objectif de 400 millions d'euros d'économies pour 2008). Lafarge n'est pas le seul groupe à s'être lancé dans un tel effort de restructuration, et on comprend que si à ces efforts se conjuguent un maintien du pétrole à son niveau actuel, plus raisonnable, les gains sur les marges n'en seront que plus significatifs.
Les plasturgistes sont également concernés par les produits pétrolifères. Le titre Plastivaloire a peu réagi ces derniers mois, et affirme être systématiquement isolé de toute variation des prix par des contrats de répercussion. En revanche, Plastic Omnium a plongé en même temps que le prix du baril, remontant tout juste timidement depuis un mois. La part de la facture pétrolière n'a pas été communiquée, mais le groupe précise tout de même l'impact négatif de la hausse des matières premières sur sa marge opérationnelle : 7,5 millions d'euros pour l'année 2007, et 10 millions pour le premier semestre de l'année 2008. Norbert Dentressangle, spécialiste du transport routier, a été logiquement pénalisé par la hausse du prix du carburant à la pompe.
Les titres des valeurs de notre sélection qui ont peu réagi depuis un mois représentent donc autant d'opportunités d'achat en cette période troublée... mais en restant bien attentifs au cours du baril à la rentrée.
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