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Comment interpréter la hausse historique de la prime de risque
Cet indicateur révèle que les actions ont rarement été aussi bon marché
YANNICK ROUDAUT |
JDF HEBDO | 25.10.2008 | Mise à jour : 20H02
Le fondement de tout investissement est le couple rendement-risque. De quoi s'agit-il ? Le rendement attendu d'un actif financier est proportionnel à la prise de risque qu'il suscite. Plus l'investisseur cherche une rentabilité élevée, plus il doit augmenter son degré de risque. L'ingénierie financière a contribué ces dernières années à réduire ponctuellement le niveau de risque grâce aux produits dérivés, ou en le transférant à un autre acteur du marché. Mais la crise actuelle nous rappelle douloureusement que le risque ne peut être annulé. Acheter des actions plutôt que des obligations revient donc logiquement à demander une rémunération plus élevée. Entre l'investisseur qui se réfugie sur les placements dits « sans risque », les obligations d'Etat, par exemple, et celui qui décide d'injecter de l'argent dans le circuit économique en achetant des actions, il est logique qu'il existe un écart de rémunération. La « prime de risque » a donc pour objet de mesurer cet écart de rentabilité entre les placements à risque quasi nul et l'investissement en actions.
Un calcul fondé sur les prévisions de bénéfices
Il n'existe pas de méthode standardisée pour déterminer la prime de risque. Les analystes de Natixis, qui calculent la prime de risque que nous publions chaque semaine, se fondent par exemple sur la rentabilité moyenne des actions du CAC 40 sur longue période. Pour ce faire, ils se fondent sur les prévisions de bénéfice par action (BPA) établies sur trois ans et les actualisent. Ils appliquent ensuite un taux prévisionnel de distribution des bénéfices, année par année. Ensuite, ils effectuent une comparaison par rapport à la rentabilité procurée par un placement sans risque, à savoir l'OAT 10 ans (obligation assimilable du Trésor).
Au 20 octobre, la prime de risque, ressortait ainsi à 7,09 % ! Du jamais-vu. Cet écart, particulièrement élevé ces dernières semaines, nous livre une information précieuse. Quand la prime est exceptionnellement élevée par rapport à sa moyenne historique, cela traduit une rémunération trop importante sur les actions par rapport au risque réellement encouru. Le rendement procuré par les actions augmente considérablement, alors que celui des obligations d'Etat chute.
La lecture est évidente : les investisseurs survendent les actions (propulsant leur rentabilité vers des sommets), tandis qu'ils achètent des emprunts d'Etat (réduisant sensiblement le rendement de ces actifs). La prime étant un écart, sa valeur s'accroît. Au regard de la prime actuelle, le marché actions est sous-évalué par rapport aux situations enregistrées ces dernières années. A plus de 7 %, la prime de risque est nettement supérieure à son niveau de 5,86 % atteint en mars 2003, alors que le CAC s'enfonçait sous les 2.500 points. A contrario, en septembre 2000 alors que l'indice CAC 40 actions flirtait avec les 7.000 points, la prime de risque était particulièrement basse, à 2,81 %.
Un calcul fondé sur les prévisions de bénéfices
Il n'existe pas de méthode standardisée pour déterminer la prime de risque. Les analystes de Natixis, qui calculent la prime de risque que nous publions chaque semaine, se fondent par exemple sur la rentabilité moyenne des actions du CAC 40 sur longue période. Pour ce faire, ils se fondent sur les prévisions de bénéfice par action (BPA) établies sur trois ans et les actualisent. Ils appliquent ensuite un taux prévisionnel de distribution des bénéfices, année par année. Ensuite, ils effectuent une comparaison par rapport à la rentabilité procurée par un placement sans risque, à savoir l'OAT 10 ans (obligation assimilable du Trésor).
Au 20 octobre, la prime de risque, ressortait ainsi à 7,09 % ! Du jamais-vu. Cet écart, particulièrement élevé ces dernières semaines, nous livre une information précieuse. Quand la prime est exceptionnellement élevée par rapport à sa moyenne historique, cela traduit une rémunération trop importante sur les actions par rapport au risque réellement encouru. Le rendement procuré par les actions augmente considérablement, alors que celui des obligations d'Etat chute.
La lecture est évidente : les investisseurs survendent les actions (propulsant leur rentabilité vers des sommets), tandis qu'ils achètent des emprunts d'Etat (réduisant sensiblement le rendement de ces actifs). La prime étant un écart, sa valeur s'accroît. Au regard de la prime actuelle, le marché actions est sous-évalué par rapport aux situations enregistrées ces dernières années. A plus de 7 %, la prime de risque est nettement supérieure à son niveau de 5,86 % atteint en mars 2003, alors que le CAC s'enfonçait sous les 2.500 points. A contrario, en septembre 2000 alors que l'indice CAC 40 actions flirtait avec les 7.000 points, la prime de risque était particulièrement basse, à 2,81 %.
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