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Malgré une légère reprise du crédit en octobre, les conditions de financement des entreprises en France se sont durcies depuis le mois d'avril.
Le risque de crédit sous très haute surveillance
La dégradation de la note d'une entreprise peut avoir un impact désastreux
YANNICK ROUDAUT |
JDF HEBDO | 06.12.2008 | Mise à jour : 20H05
Le temps de l'argent facile est terminé. Aujourd'hui, une entreprise qui souhaite emprunter des fonds aux investisseurs ou aux banques doit montrer patte blanche. Elle doit aussi se résigner à rémunérer plus fortement les investisseurs quand elle lève des fonds sur les marchés. Et accepter également de payer un taux plus élevé aux banques prêteuses lors de la souscription d'un crédit.
Ce durcissement des conditions de crédit est la résultante de deux éléments majeurs : le manque de liquidités et, surtout, l'augmentation du risque crédit. De quoi s'agit-il ? Tout simplement du risque que l'emprunteur ne rembourse pas sa dette à l'échéance.
L'évaluation du potentiel de défaillance
Si une telle situation paraissait presque impensable il y a encore un an, toutes les banques et entreprises sont depuis quelques mois confrontées à une résurgence de ce risque. Car le potentiel de défaillance d'entreprise n'a jamais été aussi élevé depuis 1993. Un certain nombre de grandes et petites sociétés pourraient mettre la clé sous la porte au cours des prochains mois, laissant au passage des ardoises plus ou moins élevées à leurs prêteurs. Entre General Motors au bord de la faillite, Citibank sauvé de justesse par le gouvernement américain, les PME européennes frappées de plein fouet par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, le risque de défaillance, et donc de non-remboursement, est bien réel.
Pour connaître le profil de risque des Etats, des collectivités, des entreprises, des banques, les prêteurs se tournent vers les agences de notation financière.
L'échelle de notation
Ce sont elles qui distribuent bons et mauvais points en fonction de l'analyse des comptes. Moody's, Standard & Poor's et Fitch Rating passent au peigne fin les comptes de leurs clients qui leur demandent de les noter afin de pouvoir emprunter dans les meilleures conditions possibles. Un triple A (AAA) gratifie les signatures les plus solides. Ce sont les Etats, les entreprises les plus saines, donc les plus solvables, qui bénéficient de cette note. A l'opposé, les mauvais élèves sont noté C ou D quand le défaut de paiement est constaté ou imminent. Entre les deux, les notes varient de AAA- à BBB...
L'importance de ces notes est devenue telle sur les marchés financiers qu'une entreprise dont la note est dégradée doit immédiatement revoir ses conditions d'emprunt à la hausse. La rémunération qu'elle propose aux investisseurs doit être d'autant plus forte que le profil de l'entreprise est risqué. C'est la prime de risque. Elle pose la question de la solvabilité, de la capacité de l'emprunteur à rembourser son crédit. L'impact des notations est donc crucial pour les entreprises. Certains y voient d'ailleurs un cercle vicieux : l'entreprise mal notée aura plus de difficultés à améliorer ses ratios de solvabilité... ce qui risque de faire baisse sa note.
Ce durcissement des conditions de crédit est la résultante de deux éléments majeurs : le manque de liquidités et, surtout, l'augmentation du risque crédit. De quoi s'agit-il ? Tout simplement du risque que l'emprunteur ne rembourse pas sa dette à l'échéance.
L'évaluation du potentiel de défaillance
Si une telle situation paraissait presque impensable il y a encore un an, toutes les banques et entreprises sont depuis quelques mois confrontées à une résurgence de ce risque. Car le potentiel de défaillance d'entreprise n'a jamais été aussi élevé depuis 1993. Un certain nombre de grandes et petites sociétés pourraient mettre la clé sous la porte au cours des prochains mois, laissant au passage des ardoises plus ou moins élevées à leurs prêteurs. Entre General Motors au bord de la faillite, Citibank sauvé de justesse par le gouvernement américain, les PME européennes frappées de plein fouet par les difficultés de leurs donneurs d'ordres, le risque de défaillance, et donc de non-remboursement, est bien réel.
Pour connaître le profil de risque des Etats, des collectivités, des entreprises, des banques, les prêteurs se tournent vers les agences de notation financière.
L'échelle de notation
Ce sont elles qui distribuent bons et mauvais points en fonction de l'analyse des comptes. Moody's, Standard & Poor's et Fitch Rating passent au peigne fin les comptes de leurs clients qui leur demandent de les noter afin de pouvoir emprunter dans les meilleures conditions possibles. Un triple A (AAA) gratifie les signatures les plus solides. Ce sont les Etats, les entreprises les plus saines, donc les plus solvables, qui bénéficient de cette note. A l'opposé, les mauvais élèves sont noté C ou D quand le défaut de paiement est constaté ou imminent. Entre les deux, les notes varient de AAA- à BBB...
L'importance de ces notes est devenue telle sur les marchés financiers qu'une entreprise dont la note est dégradée doit immédiatement revoir ses conditions d'emprunt à la hausse. La rémunération qu'elle propose aux investisseurs doit être d'autant plus forte que le profil de l'entreprise est risqué. C'est la prime de risque. Elle pose la question de la solvabilité, de la capacité de l'emprunteur à rembourser son crédit. L'impact des notations est donc crucial pour les entreprises. Certains y voient d'ailleurs un cercle vicieux : l'entreprise mal notée aura plus de difficultés à améliorer ses ratios de solvabilité... ce qui risque de faire baisse sa note.
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