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Les investisseurs ont vendu les fonds actions et obligations au profit des monétaires mais ont conservé les fonds diversifiés souscrits le plus souvent dans le cadre de contrats d'assurance-vie.
Toute la vérité sur les frais cachés des Sicav
DOSSIER RÉALISÉ PAR JOËL ANTOINE
| JDF HEBDO | 07.02.2009 | Mise à jour : 15H52
| JDF HEBDO | 07.02.2009 | Mise à jour : 15H52
Quels sont les frais réellement prélevés sur nos Sicav et nos fonds communs de placement ? Pour un particulier, il est très difficile de se faire une idée précise des services qui lui sont facturés.
Ce que l'on appelle communément « fonds » sont des OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières) que l'on trouve sous deux formes juridiques différentes, les Sicav et les FCP. Ainsi, la Sicav, pour société d'investissement à capital variable, est une société anonyme dont l'investisseur achète les actions, ce qui lui donne un certain nombre de droits attachés à cette structure juridique. Moins lourd administrativement, le FCP (fonds commun de placement) a été privilégié par les sociétés de gestion, si bien que les Sicav ne représentent plus qu'une part marginale dans l'offre de gestion. En revanche, quelle que soit la structure juridique retenue par le promoteur, la gestion est mise en oeuvre par une société spécialisée, agréée par l'Autorité des marchés financiers, « qui agit au nom des porteurs et dans leur intérêt exclusif ».
Plusieurs parties prenantes interviennent dans la gestion des fonds. Tout d'abord, la société de gestion est chargée de la gestion financière proprement dite (décisions d'achat et de vente de titres), mais aussi de la gestion administrative et comptable des OPCVM qu'elle gère. De plus en plus, les gestionnaires délèguent la comptabilisation et valorisation de leurs fonds à un prestataire extérieur. Par ailleurs, le gérant du portefeuille donne des ordres d'achat et de vente en Bourse par l'intermédiaire d'un courtier. Ensuite, les titres sont conservés chez un dépositaire, qui doit également contrôler la régularité des décisions de gestion. En outre, sociétés de gestion et dépositaires sont contrôlés par un commissaire aux comptes.
Tous ces prestataires facturent leurs services soit directement à l'OPCVM, soit au gestionnaire. Mais comme ces frais sont déduits directement de la valeur liquidative publiée par le gestionnaire, les investisseurs en prennent rarement conscience. Sauf lorsque la Bourse reste stable ou baisse, car leur portefeuille se contracte inexorablement.
La crise boursière a laminé les encours des Sicav et FCP de droit français (1.245 milliards d'euros à fin décembre 2008). Ce recul provient pour les trois quarts de la chute des marchés financiers et pour le reste des rachats nets.
Cette baisse des encours induit une réduction des recettes des sociétés de gestion, ce qui pourrait provoquer une restructuration du secteur. Pour autant, pas moins de 47 nouvelles sociétés de gestion ont été créées en France en 2008, preuve que leurs dirigeants estiment pouvoir réaliser des bénéfices.
Ce dynamisme ne laisse pas indifférents les investisseurs, qui subissent la baisse des marchés et continuent à payer une cascade de frais sur leurs placements... Notre enquête exclusive braque les projecteurs sur un monde où règne encore l'opacité.
Plusieurs parties prenantes interviennent dans la gestion des fonds. Tout d'abord, la société de gestion est chargée de la gestion financière proprement dite (décisions d'achat et de vente de titres), mais aussi de la gestion administrative et comptable des OPCVM qu'elle gère. De plus en plus, les gestionnaires délèguent la comptabilisation et valorisation de leurs fonds à un prestataire extérieur. Par ailleurs, le gérant du portefeuille donne des ordres d'achat et de vente en Bourse par l'intermédiaire d'un courtier. Ensuite, les titres sont conservés chez un dépositaire, qui doit également contrôler la régularité des décisions de gestion. En outre, sociétés de gestion et dépositaires sont contrôlés par un commissaire aux comptes.
Tous ces prestataires facturent leurs services soit directement à l'OPCVM, soit au gestionnaire. Mais comme ces frais sont déduits directement de la valeur liquidative publiée par le gestionnaire, les investisseurs en prennent rarement conscience. Sauf lorsque la Bourse reste stable ou baisse, car leur portefeuille se contracte inexorablement.
La crise boursière a laminé les encours des Sicav et FCP de droit français (1.245 milliards d'euros à fin décembre 2008). Ce recul provient pour les trois quarts de la chute des marchés financiers et pour le reste des rachats nets.
Cette baisse des encours induit une réduction des recettes des sociétés de gestion, ce qui pourrait provoquer une restructuration du secteur. Pour autant, pas moins de 47 nouvelles sociétés de gestion ont été créées en France en 2008, preuve que leurs dirigeants estiment pouvoir réaliser des bénéfices.
Ce dynamisme ne laisse pas indifférents les investisseurs, qui subissent la baisse des marchés et continuent à payer une cascade de frais sur leurs placements... Notre enquête exclusive braque les projecteurs sur un monde où règne encore l'opacité.
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