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En 2008, les Bourses mondiales ont perdu près de 25.000 milliards de dollars... qui réapparaîtront lors de la prochaine période de hausse.
Comment les milliards de la Bourse sont partis en fumée
La hausse des cours crée une richesse qui peut parfois rester virtuelle
YANNICK ROUDAUT |
JDF HEBDO | 14.02.2009 | Mise à jour : 20H31
Depuis le début de la crise boursière, c'est la valse des milliards. Chaque jour, des centaines de millions, voire des milliards d'euros disparaissent. Ils « s'évaporent » ou « partent en fumée ». Au total, la capitalisation boursière mondiale (qui correspond à la somme de tous les cours de Bourse multipliés par le nombre d'actions propre à chaque société) a vu son montant fondre de moitié en 2008. Plus de 25.000 milliards de dollars auraient été détruits en quelques mois...
Pas vendu, pas perdu
La valorisation des Bourses mondiales repose sur des transactions entre acheteurs et vendeurs. Plus les acheteurs sont prêts à payer cher un titre, et plus son cours monte. C'est la loi de l'offre et de la demande. Il suffit cependant qu'un petit nombre « tire les cours vers le haut » pour créer une richesse virtuelle générale. Prenons un exemple extrême. Une action cote 100 euros, mais une transaction portant sur un seul titre s'effectue sur la base de 130 euros. Tous les actionnaires de la société en cause voient leur ligne se valoriser de 30 % en une opération. Et pourtant, ils ne pourront jamais vendre à ce prix si les acheteurs ne sont pas présents en nombre... Le gain est virtuel. Et la perte de valeur qui s'ensuit aussi. Le thermomètre donne une température générale, mais il n'est pas un baromètre de la richesse individuelle.
Tel est le cas également du marché immobilier. Imaginons que vous êtes propriétaire d'un bien valorisé 300.000 euros au 1er janvier 2002. A la suite d'un engouement généralisé, votre bien a été estimé à 600.000 euros en janvier 2008. Sa valeur a été tirée par quelques transactions qui donnent une valeur à l'ensemble du marché. Vous gagnez virtuellement 300.000 euros. Cette somme devient réelle uniquement si vous vendez votre bien. En revanche, vous ne gagnez rien et ne perdez rien si le prix du bien retombe à 300.000 euros demain. Et pourtant, entre janvier 2008 et demain, 300.000 euros seront « partis en fumée » si vous n'avez pas vendu votre bien faute d'acquéreur.
La véritable question est donc la suivante : ces 25.000 milliards qui se sont « évaporés » ont-ils réellement jamais existé ? En théorie, ils existent, mais ils ne peuvent être réalisables par tous les investisseurs. Seule une poignée peut passer du virtuel au réel. L'impression de richesse est générale, mais sa réalisation ne peut qu'être discriminatoire. La Bourse fonctionnerait donc comme un entonnoir. Pour que la valeur virtuelle donnée aux actions devienne réelle, il faut pouvoir les vendre.
Pas de vases communicants
Mais il ne faut surtout pas que tout le monde sorte du marché en même temps, sinon c'est le krach assuré !
Seul un petit nombre est en mesure de tirer profit de l'engouement généralisé pour les actions. Il s'agit des investisseurs contrariants ou prudents qui appliquent au pied de la lettre l'un des principes fondateurs de la pensée de Benjamin Graham et de Warren Buffett : « Il faut vendre quand les autres veulent acheter, et acheter quand les autres vendent ». Les autres, ceux qui suivent le groupe, assistent à la valse bien réelle des milliards virtuels.
Pas vendu, pas perdu
La valorisation des Bourses mondiales repose sur des transactions entre acheteurs et vendeurs. Plus les acheteurs sont prêts à payer cher un titre, et plus son cours monte. C'est la loi de l'offre et de la demande. Il suffit cependant qu'un petit nombre « tire les cours vers le haut » pour créer une richesse virtuelle générale. Prenons un exemple extrême. Une action cote 100 euros, mais une transaction portant sur un seul titre s'effectue sur la base de 130 euros. Tous les actionnaires de la société en cause voient leur ligne se valoriser de 30 % en une opération. Et pourtant, ils ne pourront jamais vendre à ce prix si les acheteurs ne sont pas présents en nombre... Le gain est virtuel. Et la perte de valeur qui s'ensuit aussi. Le thermomètre donne une température générale, mais il n'est pas un baromètre de la richesse individuelle.
Tel est le cas également du marché immobilier. Imaginons que vous êtes propriétaire d'un bien valorisé 300.000 euros au 1er janvier 2002. A la suite d'un engouement généralisé, votre bien a été estimé à 600.000 euros en janvier 2008. Sa valeur a été tirée par quelques transactions qui donnent une valeur à l'ensemble du marché. Vous gagnez virtuellement 300.000 euros. Cette somme devient réelle uniquement si vous vendez votre bien. En revanche, vous ne gagnez rien et ne perdez rien si le prix du bien retombe à 300.000 euros demain. Et pourtant, entre janvier 2008 et demain, 300.000 euros seront « partis en fumée » si vous n'avez pas vendu votre bien faute d'acquéreur.
La véritable question est donc la suivante : ces 25.000 milliards qui se sont « évaporés » ont-ils réellement jamais existé ? En théorie, ils existent, mais ils ne peuvent être réalisables par tous les investisseurs. Seule une poignée peut passer du virtuel au réel. L'impression de richesse est générale, mais sa réalisation ne peut qu'être discriminatoire. La Bourse fonctionnerait donc comme un entonnoir. Pour que la valeur virtuelle donnée aux actions devienne réelle, il faut pouvoir les vendre.
Pas de vases communicants
Mais il ne faut surtout pas que tout le monde sorte du marché en même temps, sinon c'est le krach assuré !
Seul un petit nombre est en mesure de tirer profit de l'engouement généralisé pour les actions. Il s'agit des investisseurs contrariants ou prudents qui appliquent au pied de la lettre l'un des principes fondateurs de la pensée de Benjamin Graham et de Warren Buffett : « Il faut vendre quand les autres veulent acheter, et acheter quand les autres vendent ». Les autres, ceux qui suivent le groupe, assistent à la valse bien réelle des milliards virtuels.
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