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Selon la définition de l'Insee, l'inflation est la perte du pouvoir d'achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

Selon la définition de l'Insee, l'inflation est la perte du pouvoir d'achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

Pourquoi les investisseurs craignent-ils l'inflation ?

Si l'inflation est exclue à court terme, à moyen terme son retour ne peut être écarté
YANNICK ROUDAULT | JDF HEBDO | 25.04.2009 | Mise à jour : 20H07
La crise économique suscite de nombreuses interrogations. Après une phase de récession (évolution négative du PIB), allons-nous entrer dans une phase de déflation caractérisée par une baisse continue des prix et un recul de l'activité ? A moyen terme, l'inflation à deux chiffres nous guette-t-elle ? La question divise.
Face à l'ampleur de la crise bancaire, les autorités monétaires ont déversé des centaines de milliards de dollars et d'euros dans le circuit financier pour éviter un effondrement généralisé du système bancaire. Nombreux sont les investisseurs qui craignent que ces sommes ne finissent par revenirsur l'immobilier, les actions ou encore les matières premières, et dès lors créer de nouvelles bulles.
Des milliards injectés dans le circuit financier
Si l'inflation est souvent définie à travers l'évolution de la masse monétaire et de la hausse généralisée des prix qui en résulte, son retour peut prendre plusieurs formes. Comme les salaires ont peu de chances d'augmenter au cours des prochaines années, l'inflation salariale paraît peu probable. En revanche, elle pourrait se matérialiser au travers d'une nouvelle flambée des cours des matières premières. Il s'agirait alors d'une inflation des coûts de production, sans que les marges des entreprises en profitent.
L'autre argument qui milite en faveur d'un retour de l'inflation au cours des prochaines années est la situation d'endettement des Etats occidentaux. Entre les Etats-Unis, dont la dette représenterait 12 % du PIB en 2009, et les pays d'Europe, dont certains, comme l'Irlande, sont proches de la faillite, la tentation d'effacer l'ardoise d'un coup d'éponge pourrait être grande.
Un bon moyen pour effacer les dettes des Etats
Comment ? En imprimant de nouveaux billets pour rembourser la dette. C'est ce que les Etats-Unis ont commencé à faire ces derniers mois en émettant des wagons de bons du Trésor pour financer les plans de relance. La planche à billets tourne de nouveau chez l'Oncle Sam.
En Europe, la BCE n'en est pas encore là, mais l'hypothèse ne peut être balayée d'un revers de la main, car pour payer la dette il faudra soit augmenter les impôts (phénomène qui bride la consommation et donc l'économie), soit accepter un retour de l'inflation pour diminuer le poids de la dette. A moins que la reprise économique ne soit suffisamment forte pour générer des recettes fiscales (impôts sur les sociétés, TVA...).
Pour se protéger de l'inflation et tenter de ne pas perdre leur pouvoir d'achat, les investisseurs ont peu de solutions. La première consiste à investir dans des obligations d'Etat indexées sur l'inflation. Leur rémunération suit fidèlement l'évolution de l'indice des prix. Il s'agit des OATi. La deuxième consiste à mettre un peu d'or en portefeuille. Le cours du métal jaune s'est toujours apprécié en période d'inflation. La troisième consiste enfin à investir dans la pierre en espérant que les loyers puissent suivre.
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