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Les rapports annuels des sociétés cotées reproduisent un compte de résultat synthétique permettant d'avoir en un clin d'oeil l'essentiel des informations.
Apprenez à décrypter un compte de résultat
Ce document comptable est riche d'informations sur la santé de l'entreprise
YANNICK ROUDAUT |
JDF HEBDO | 27.06.2009 | Mise à jour : 20H15
La lecture détaillée des comptes de l'entreprise permet de mieux cerner ses performances.
La première ligne correspond au chiffre d'affaires (CA), ou au produit net bancaire (PNB), pour les banques. Il s'agit d'un indicateur des ventes de la société. Seuls les services ou produits vendus et facturés sont comptabilisés. Les commandes non encore facturées sont enregistrées dans la catégorie « carnet de commandes ». Les groupes cotés publient généralement le chiffre d'affaires consolidé et communiquent parfois le chiffre d'affaires « à périmètre constant ». Le CA consolidé correspond au chiffre de la société mère et de toutes les filiales du groupe. L'intégration d'une nouvelle société dans le groupe à l'issue d'une acquisition peut faire progresser le volume des facturations. C'est pourquoi les sociétés publient un chiffre d'affaires à périmètre constant. Il permet de comparer l'évolution de l'activité d'une année sur l'autre sans tenir compte des acquisitions ou cessions qui brouillent la lecture.
Une succession d'indicateurs
La seconde ligne à surveiller de près correspond à l'excédent brut d'exploitation (EBE) qui s'apparente à l'Ebitda (earning before interests, taxes, dotations, and amortizations). Ce résultat correspond à la richesse créée par l'entreprise avant toute décision d'arbitrage financier. C'est le résultat de l'entreprise avant les charges financières, les charges fiscales, les dotations aux provisions qui permettent de prévenir un risque financier, et les amortissements. C'est donc le résultat le plus pur puisqu'il correspond aux recettes moins les charges courantes d'exploitation.
Vient ensuite le résultat opérationnel (RO) ou résultat d'exploitation (REX) ou Ebit (earning before interests and taxes). Il permet d'appréhender ce qui reste à l'entreprise après les arbitrages financiers liés aux dotations et amortissements, mais avant les charges de la dette et les impôts. Ce résultat permet par exemple de calculer la marge d'exploitation, ou marge opérationnelle. Elle est obtenue par le rapport résultat opérationnel sur chiffre d'affaires. Certaines entreprises distinguent le résultat opérationnel du résultat opérationnel courant. Ce dernier correspond au résultat opérationnel avant la prise en compte d'éléments exceptionnels comme la vente d'un terrain ou d'un immeuble.
Le résultat financier correspond à la différence entre les produits (les gains) issus de placements et les charges liées au service de la dette (les intérêts). Une fois ce résultat ajouté du résultat courant, nous arrivons au résultat avant impôt sur les sociétés. Une fois l'impôt payé, apparaît le résultat net ou bénéfice net.
Enfin, le résultat net part du groupe (RNPG) est obtenu après versement aux actionnaires de filiales de la part du bénéfice qui leur revient. Comme la comptabilité prévoit que la société intègre 100 % du résultat de certaines filiales, si un actionnaire détient encore 5 % de cette entreprise, une part du résultat net lui est reversée. C'est la part des minoritaires. C'est à partir du RNPG que l'on peut bâtir les calculs d'analyse financière comme le bénéfice par action (BPA).
La première ligne correspond au chiffre d'affaires (CA), ou au produit net bancaire (PNB), pour les banques. Il s'agit d'un indicateur des ventes de la société. Seuls les services ou produits vendus et facturés sont comptabilisés. Les commandes non encore facturées sont enregistrées dans la catégorie « carnet de commandes ». Les groupes cotés publient généralement le chiffre d'affaires consolidé et communiquent parfois le chiffre d'affaires « à périmètre constant ». Le CA consolidé correspond au chiffre de la société mère et de toutes les filiales du groupe. L'intégration d'une nouvelle société dans le groupe à l'issue d'une acquisition peut faire progresser le volume des facturations. C'est pourquoi les sociétés publient un chiffre d'affaires à périmètre constant. Il permet de comparer l'évolution de l'activité d'une année sur l'autre sans tenir compte des acquisitions ou cessions qui brouillent la lecture.
Une succession d'indicateurs
La seconde ligne à surveiller de près correspond à l'excédent brut d'exploitation (EBE) qui s'apparente à l'Ebitda (earning before interests, taxes, dotations, and amortizations). Ce résultat correspond à la richesse créée par l'entreprise avant toute décision d'arbitrage financier. C'est le résultat de l'entreprise avant les charges financières, les charges fiscales, les dotations aux provisions qui permettent de prévenir un risque financier, et les amortissements. C'est donc le résultat le plus pur puisqu'il correspond aux recettes moins les charges courantes d'exploitation.
Vient ensuite le résultat opérationnel (RO) ou résultat d'exploitation (REX) ou Ebit (earning before interests and taxes). Il permet d'appréhender ce qui reste à l'entreprise après les arbitrages financiers liés aux dotations et amortissements, mais avant les charges de la dette et les impôts. Ce résultat permet par exemple de calculer la marge d'exploitation, ou marge opérationnelle. Elle est obtenue par le rapport résultat opérationnel sur chiffre d'affaires. Certaines entreprises distinguent le résultat opérationnel du résultat opérationnel courant. Ce dernier correspond au résultat opérationnel avant la prise en compte d'éléments exceptionnels comme la vente d'un terrain ou d'un immeuble.
Le résultat financier correspond à la différence entre les produits (les gains) issus de placements et les charges liées au service de la dette (les intérêts). Une fois ce résultat ajouté du résultat courant, nous arrivons au résultat avant impôt sur les sociétés. Une fois l'impôt payé, apparaît le résultat net ou bénéfice net.
Enfin, le résultat net part du groupe (RNPG) est obtenu après versement aux actionnaires de filiales de la part du bénéfice qui leur revient. Comme la comptabilité prévoit que la société intègre 100 % du résultat de certaines filiales, si un actionnaire détient encore 5 % de cette entreprise, une part du résultat net lui est reversée. C'est la part des minoritaires. C'est à partir du RNPG que l'on peut bâtir les calculs d'analyse financière comme le bénéfice par action (BPA).
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