Des indicateurs pour anticiper les mouvements de la Bourse
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Cet indice des indicateurs avancés intègre notamment les taux d'intérêt, les permis de construire, la masse monétaire et le niveau des marchés actions.
Des indices meilleurs que prévu ont permis aux actions de rebondir dès le printemps
YANNICK ROUDAUT |
JDF HEBDO | 05.09.2009 | Mise à jour : 19H47
A l'instar du météorologue, l'investisseur scrute les moindres signaux qui lui permettront de dessiner une tendance à venir. Il cherche à anticiper le temps qu'il fera au cours des prochaines semaines. A cette fin, il dispose d'une batterie d'indicateurs. Certains guettent les courbes dessinées par les indices boursiers et les actions pour tenter de déterminer des « points d'entrée » dans le marché ou des « points de sortie ». C'est l'analyse technique. D'autres sondent le moral des investisseurs et adoptent systématiquement une attitude opposée au consensus. Les économistes de marché s'appuient sur des signaux renvoyés par les entreprises, les ménages, les évolutions monétaires. Ils utilisent une série d'indicateurs qui leur permettent de prendre le pouls de l'économie d'un pays ou d'une zone définie.
Il est possible de distinguer deux types d'indicateurs : ceux qui permettent de constater un fait accompli, comme l'évolution du PIB sur le trimestre passé, et ceux qui aident à anticiper une évolution. Il s'agit des indicateurs avancés. Ce sont les premiers signaux d'une tendance économique.
L'évolution du trafic maritime
Parmi les nombreux indicateurs avancés, les plus courants sont l'évolution du moral des ménages, les commandes de biens durables, l'évolution du trafic maritime, celle du trafic aérien... Toutes ces données ont une qualité commune. Elles sont les premières à varier sensiblement en cas de retournement d'une tendance économique, à l'image des rosiers que plantent les vignerons au pied des vignes pour être alertés de l'arrivée des maladies. Ces signaux « permettent d'anticiper les points de retournement (pics et creux) entre les phases d'expansion et de ralentissement de l'activité économique », souligne l'OCDE. Autant dire que chaque publication de l'OCDE ou du Conference Board (un groupe d'économistes) sur le sujet a un impact immédiat sur l'évolution des cours dans le monde entier. Les banques centrales tiennent compte de ces indicateurs pour ajuster leur politique monétaire tandis que les investisseurs affinent leurs stratégies à l'aune de ces chiffres.
La publication le 12 mars d'indicateurs avancés meilleurs que prévu pour l'économie américaine a d'ailleurs signé le début du rebond actuel ! Les investisseurs les plus audacieux n'ont pas attendu la confirmation d'une stabilisation de la situation économique américaine. Ils ont parié sur une reprise, ou une stabilisation, de l'économie dès le mois de mars. Et les dernières statistiques publiées ces derniers jours leur donnent raison. Lundi 1er septembre, les Etats-Unis ont fait état d'un niveau d'activité industrielle en hausse, pour la première fois depuis dix-huit mois... En Europe, l'indice des indicateurs avancés a enregistré sa quatrième hausse consécutive en juillet, ce qui suggère une légère reprise au troisième trimestre. Mais, comme toute donnée économique, ces indicateurs ont leur limite. Le Conference Board souligne à juste titre que « les conditions économiques actuelles montrent toujours un affaiblissement et il est trop tôt pour dire si la zone euro enregistrera une reprise viable dans un avenir proche ».
Il est possible de distinguer deux types d'indicateurs : ceux qui permettent de constater un fait accompli, comme l'évolution du PIB sur le trimestre passé, et ceux qui aident à anticiper une évolution. Il s'agit des indicateurs avancés. Ce sont les premiers signaux d'une tendance économique.
L'évolution du trafic maritime
Parmi les nombreux indicateurs avancés, les plus courants sont l'évolution du moral des ménages, les commandes de biens durables, l'évolution du trafic maritime, celle du trafic aérien... Toutes ces données ont une qualité commune. Elles sont les premières à varier sensiblement en cas de retournement d'une tendance économique, à l'image des rosiers que plantent les vignerons au pied des vignes pour être alertés de l'arrivée des maladies. Ces signaux « permettent d'anticiper les points de retournement (pics et creux) entre les phases d'expansion et de ralentissement de l'activité économique », souligne l'OCDE. Autant dire que chaque publication de l'OCDE ou du Conference Board (un groupe d'économistes) sur le sujet a un impact immédiat sur l'évolution des cours dans le monde entier. Les banques centrales tiennent compte de ces indicateurs pour ajuster leur politique monétaire tandis que les investisseurs affinent leurs stratégies à l'aune de ces chiffres.
La publication le 12 mars d'indicateurs avancés meilleurs que prévu pour l'économie américaine a d'ailleurs signé le début du rebond actuel ! Les investisseurs les plus audacieux n'ont pas attendu la confirmation d'une stabilisation de la situation économique américaine. Ils ont parié sur une reprise, ou une stabilisation, de l'économie dès le mois de mars. Et les dernières statistiques publiées ces derniers jours leur donnent raison. Lundi 1er septembre, les Etats-Unis ont fait état d'un niveau d'activité industrielle en hausse, pour la première fois depuis dix-huit mois... En Europe, l'indice des indicateurs avancés a enregistré sa quatrième hausse consécutive en juillet, ce qui suggère une légère reprise au troisième trimestre. Mais, comme toute donnée économique, ces indicateurs ont leur limite. Le Conference Board souligne à juste titre que « les conditions économiques actuelles montrent toujours un affaiblissement et il est trop tôt pour dire si la zone euro enregistrera une reprise viable dans un avenir proche ».
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