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BinckBank tente de secouer le marché du courtage en ligne en France
En pleine tempête sur les marchés, BinckBank lance une offre à prix cassés pour les ordres de Bourse en ligne
OLIVIER AUBERGER |
JDF | 20.09.2008 | Mise à jour : 15H23
Pour son lancement en France, le courtier néerlandais BinckBank a choisi la manière forte. Les noms de ses concurrents Boursorama, Fortuneo, Cortal Consors et Bourse Direct sont cités dans ses publicités pour des comparaisons tarifaires.
Les prix de Binck sont très bas. A titre d'exemple, l'ordre inférieur ou égal 1.000 euros est facturé 2,5 euros et celui entre 1.001 et 5.000 euros coûte 5 euros. Le courtier se revendique comme le moins cher et propose de « rembourser la différence ». Nous avons relevé un cas qui soulève des interrogations. Entre 1.000 et 1.200 euros, quelqu'un qui choisit le forfait trading de Cortal Consors pourrait payer moins cher. Mais il faudrait que son ordre soit exécuté sur Tradegate et non sur Euronext, auquel cas il serait plus cher (0,45 euro de plus). Pour Wall Street, Binck est plus cher que certains concurrents étrangers.
Un modèle low cost
Le pari de Binck repose, d'après des observateurs avisés, sur une atteinte relativement rapide du point mort : le groupe doit réussir à recruter 30.000 clients pour être rentable en France. Ce calcul tient compte des frais liés aux ordres de Bourse, au marketing et au personnel. Le premier courtier en ligne des Pays-Bas peut consentir ces investissements car il affiche 240.000 comptes et 15,5 millions d'euros de bénéfice semestriel.
Binck assume résolument sa position sur les tarifs et fournit peu de services annexes à ses clients. Ils accèdent tout de même gratuitement aux cours en direct. En revanche, aucun flux d'informations ou de conseils n'est proposé sur la plate-forme.
Une stratégie inverse de celle suivie par les autres courtiers. « L'offre discount était valable en 2000, lorsque les particuliers étaient très nombreux à passer des ordres avec un courtier en ligne. Aujourd'hui, nous avons beaucoup affaire à des spécialistes », explique Benoît Gommard, directeur général de Cortal Consors France.
Binck ne propose pas de Service de Règlement Différé (SRD) ou de contrats sur différence (CFD, qui permettent de jouer sur les fluctuations d'une valeur ou d'un indice sans posséder le sous-jacent). Une lacune par rapport à certains courtiers comme Bourse Direct, qui a fait de gros efforts pour se lancer sur le créneau des CFD. Pour les spéculateurs, Binck se contente de donner accès aux futures et aux options.
Le nouveau venu vise avant tout la clientèle qui se contente de l'exécution des ordres.
Reste que les autres courtiers réagissent aux publicités comparatives de Binck.
La question des tarifs sur les actions est relancée
Boursorama a envoyé une mise en demeure à son concurrent. CortalConsors se réserve le droit de faire appel à ses avocats. Fortuneo ne fait aucun commentaire. « Nous sommes dans les règles. Notre publicité a été validée par le Bureau de vérification de la publicité », estime de son côté Manuel Virzi, directeur général adjoint de BinckBank France.
Evidemment, la question des tarifs reste sensible. Pour l'instant, aucun courtier contacté ne nous a annoncé de baisse de prix.
Au-delà des polémiques sur la forme, le fond de cette affaire est symptomatique. L'ordre de Bourse le plus simple, sur actions, se banalise. La compétition sur le segment des investisseurs institutionnels est d'ailleurs féroce. Il suffit de voir le nombre de plates-formes (Turquoise, Nyfix, Chi-x...) qui nourrissent de solides ambitions en la matière.
La stratégie de Binck reflète probablement l'anticipation d'une baisse des tarifs de la Bourse Nyse Euronext sur laquelle ses ordres sont exécutés.
Les prix de Binck sont très bas. A titre d'exemple, l'ordre inférieur ou égal 1.000 euros est facturé 2,5 euros et celui entre 1.001 et 5.000 euros coûte 5 euros. Le courtier se revendique comme le moins cher et propose de « rembourser la différence ». Nous avons relevé un cas qui soulève des interrogations. Entre 1.000 et 1.200 euros, quelqu'un qui choisit le forfait trading de Cortal Consors pourrait payer moins cher. Mais il faudrait que son ordre soit exécuté sur Tradegate et non sur Euronext, auquel cas il serait plus cher (0,45 euro de plus). Pour Wall Street, Binck est plus cher que certains concurrents étrangers.
Un modèle low cost
Le pari de Binck repose, d'après des observateurs avisés, sur une atteinte relativement rapide du point mort : le groupe doit réussir à recruter 30.000 clients pour être rentable en France. Ce calcul tient compte des frais liés aux ordres de Bourse, au marketing et au personnel. Le premier courtier en ligne des Pays-Bas peut consentir ces investissements car il affiche 240.000 comptes et 15,5 millions d'euros de bénéfice semestriel.
Binck assume résolument sa position sur les tarifs et fournit peu de services annexes à ses clients. Ils accèdent tout de même gratuitement aux cours en direct. En revanche, aucun flux d'informations ou de conseils n'est proposé sur la plate-forme.
Une stratégie inverse de celle suivie par les autres courtiers. « L'offre discount était valable en 2000, lorsque les particuliers étaient très nombreux à passer des ordres avec un courtier en ligne. Aujourd'hui, nous avons beaucoup affaire à des spécialistes », explique Benoît Gommard, directeur général de Cortal Consors France.
Binck ne propose pas de Service de Règlement Différé (SRD) ou de contrats sur différence (CFD, qui permettent de jouer sur les fluctuations d'une valeur ou d'un indice sans posséder le sous-jacent). Une lacune par rapport à certains courtiers comme Bourse Direct, qui a fait de gros efforts pour se lancer sur le créneau des CFD. Pour les spéculateurs, Binck se contente de donner accès aux futures et aux options.
Le nouveau venu vise avant tout la clientèle qui se contente de l'exécution des ordres.
Reste que les autres courtiers réagissent aux publicités comparatives de Binck.
La question des tarifs sur les actions est relancée
Boursorama a envoyé une mise en demeure à son concurrent. CortalConsors se réserve le droit de faire appel à ses avocats. Fortuneo ne fait aucun commentaire. « Nous sommes dans les règles. Notre publicité a été validée par le Bureau de vérification de la publicité », estime de son côté Manuel Virzi, directeur général adjoint de BinckBank France.
Evidemment, la question des tarifs reste sensible. Pour l'instant, aucun courtier contacté ne nous a annoncé de baisse de prix.
Au-delà des polémiques sur la forme, le fond de cette affaire est symptomatique. L'ordre de Bourse le plus simple, sur actions, se banalise. La compétition sur le segment des investisseurs institutionnels est d'ailleurs féroce. Il suffit de voir le nombre de plates-formes (Turquoise, Nyfix, Chi-x...) qui nourrissent de solides ambitions en la matière.
La stratégie de Binck reflète probablement l'anticipation d'une baisse des tarifs de la Bourse Nyse Euronext sur laquelle ses ordres sont exécutés.
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