La Bourse ne baisse pas toujours pendant les récessions
Après un recul de 43% depuis le début de la crise, le Cac 40 a-t-il intégré le risque de récession ? Eléments de réponse selon une approche purement statistique.

Une étude historique réalisée sur le Dow Jones depuis sa création permet de combattre les idées reçues. Au cours du 20ème siècle, le Dow Jones a traversé 17 phases de récession de l'économie américaine. Durant ces périodes plus ou moins longues, l'indice a baissé dans moins de 50% des cas. Mais surprise, il a également progressé dans 47% des cas. Une seule fois, il est resté stable. Transposée sur le Cac 40, cette approche purement statistique montre que l'on aurait autant de chances de baisser que de monter, si
Enfin, dans de nombreux cas où la récession s'est traduite par une baisse, on observe une forte hausse du Dow Jones dans les mois ou les années précédents la récession. Ainsi lors de la panique des banquiers en 1907, le Dow Jones avait connu une période de trois ans d'expansion durant laquelle il avait doublé sa valeur. Même constat pour les huit ans qui ont précédé la crise de 1929, où le Dow Jones avait vu sa valeur multipliée par cinq. Idem pour la mini-récession de 1957-1958. Le Dow Jones avait connu dans les trois années précédentes, une hausse quasi ininterrompue, durant lesquelles sa valeur avait quasiment doublé. Tout cela n'a rien de surprenant quand on connait l'évolution cyclique des marchés boursiers.
Au début des années 1900, l’économie américaine est fortement liée à l’agriculture. Ainsi, la ville de New York fixe des taux d’intérêts élevés afin de maintenir les capitaux en ville. En 1906, l’envol de capitaux vers la ville de San Francisco après le tremblement de terre et vers le Royaume-Uni fragilise l’économie américaine, ainsi que
La croissance d'avant et pendant la guerre, due à la mobilisation de l'économie, a décliné avec le retour des militaires. Cet afflux de main d'œuvre alors que la production de temps de guerre s'interrompait, a fait grimper en flèche le chômage, amenant la récession.

Après la guerre, les pays européens doivent faire face à d'énormes difficultés, et notamment la reconstruction, le remboursement des dettes de guerre. L'Allemagne en particulier pense avoir reçu un "vrai coup de poignard dans le dos" suite au traité de Versailles. Afin de s'en sortir, les pays européens demandent un lourd effort aux habitants et mettent sur le marché des bons du trésor à taux attractifs. La fin de la guerre ayant également signé la fin de la convertibilité en or, les devises flottent, seul le dollar est convertible en or. La planche à billet fonctionne alors à plein régime afin de rembourser au plus vite. Si la fabrication de monnaie devrait engendrer une dévaluation de la devise, il n’en est rien pour des raisons politiques.
Les pays européens font face à un fort ralentissement qui impacte alors négativement les exportations américaines, entrainées jusqu’alors par la demande européenne. L’Allemagne est touchée par une hyperinflation galopante, qui la marquera à jamais. Grâce à un «accord » avec

La période de la Grande dépression suit le Jeudi noir (24 octobre 1929), où survint l’effondrement des marchés boursiers new-yorkais. Ces événements donnèrent lieu à une crise économique mondiale. Le pays compte 13 millions de chômeurs en 1932 et deux millions d’Américains sont sans-abri. L’écrasement des marchés d’actions et du milieu bancaire déclenche un ralentissement de 1929 à 1933. Une politique Keynésienne fondée sur la stimulation de la demande est mise en place. En 1937, une nouvelle récession à lieu.

Les efforts de guerre et de reconstruction déstabilisent l’économie qui connaît alors des périodes de récession.

En 1951, les Etats-Unis sortent de la guerre de Corée. L’inflation augmente. La guerre froide battant son plein, les Etats-Unis décident d’augmenter les dépenses militaires. Eisenhower, voulant éviter un déficit, décide d’augmenter les impôts en 1953. Or cela entraine une baisse de la demande intérieure qui provoque la récession. Le taux de chômage grimpe à 6,1%.

Jusqu’en 1957, la reconstruction européenne insuffle la croissance mondiale, les exportations américaines étant notamment dopées par celle-ci. Cependant dès cette année la demande européenne s’essouffle, entrainant une baisse des importations. A cette époque, le prix des matières premières baisse. Les pays peu développés exportateurs de ces biens voient donc leurs exportations baisser en valeur. Ils sont alors plus fragilisés par la situation. La récession s’étend partout dans le monde. C’est en 1957 que les Etats-Unis sont en déficit et n'ont plus assez d’or pour garantir la convertibilité de leur monnaie, fixée par Bretton Woods le 22 juillet 1944, l’Europe ayant une forte demande. Les monnaies européennes doivent respecter une parité avec le dollar, devenue monnaie étalon. Les monnaies européennes n’étant convertibles qu’à partir de 1958, les échanges ne s’effectuent qu’en dollars alors. Les Etats-Unis exportant en masse, le dollar n’inonde pas encore le monde, mais est du fait une monnaie très demandée. En 1957 le traité de Rome est instauré et les monnaies européennes ont instauré leur propre système de conversion.

La croissance de 1959 est faible du fait notamment de la pénurie d'acier aux Etats-Unis. L'économie se replie donc en 1960. La chute des investissements des entreprises, la réduction des prêts par les banques alimentent le recul de la croissance.

La crise pétrolière de 1973 nait de l'annonce d'un embargo des pays arabes réunis dans l'OPEP, sur les livraisons de pétrole envers les états soutenants Israël (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole). L'augmentation spectaculaire du prix du brut entraîne une très forte inflation et une récession de l'activité économique.

Ces périodes de récessions suivent le choc pétrolier de 1979 consécutif à

Au début des années 1980, la hausse brutale des taux d'intérêts force les épargnants à opérer des arbitrages dans leurs placements au détriment des dépôts en caisse d'épargne. La faiblesse de la capitalisation de ces caisses pose problème. De plus, la conjoncture économique est défavorable : difficultés dans l'agriculture, l'immobilier et chute des cours du pétrole. A la fin de la décennie
De 1995 à 2000, les investisseurs, trop enthousiastes, font monter le cours des jeunes sociétés du secteur des technologies de l'informatique et de la communication. Après la frénésie autour de la bulle Internet et sous la pression de la montée des taux d'intérêt, la "dot-com bubble" finit par éclater en mars 2000. Cet effondrement des valeurs technologiques provoque une récession économique aux Etats-Unis. Le 11 Septembre 2001 et divers scandales comptables participeront à l'aggravation de la crise.














