Et si la baisse était derrière nous ?
L’annonce officielle de l’entrée en récession des Etats-Unis n’est peut-être pas une si mauvaise nouvelle.
Il y a peut-être une lueur d’espoir dans le plongeon de 700 points du Dow Jones lundi après l’officialisation de l’entrée en récession des Etats-Unis depuis décembre 2007, par le Bureau national de la recherche économique aux Etats-Unis, le NBER. Pour de nombreux économistes américains, la récession pourrait bel et bien être déjà intégrée dans les cours.
En effet, historiquement, les actions touchent le fond avant de commencer à remonter progressivement la pente, environ cinq mois avant que la récession ne prenne fin. C’est en tout cas ce que laisse entendre un article de USA Today. La grande question qui taraude les investisseurs est la suivante : est-ce que la récession actuelle qui a débuté en décembre va durer plus de 16 mois, soit la durée la plus longue de toutes les récessions enregistrées depuis la seconde guerre mondiale ?
"En quoi le cycle actuel serait-il si différent ?" s’interroge Ed Clissold, senior global analyst chez Ned Davis Research. "Le fait est que nous avons une économie qui a basculé à cause de l’éclatement d’une bulle de crédit et il n’y a pas beaucoup de précédents historiques pour cela". Même si la réponse énergique du gouvernement d’Obama était couronnée de succès, cela prendrait sans doute des lustres avant de pouvoir dire combien de temps la récession durera.
La semaine dernière, le Dow Jones avait connu la plus forte progression hebdomadaire de son histoire depuis 1932, après le discours du nouveau président élu Barack Obama. Mais la nette dégradation des indicateurs en provenance des produits manufacturiers et de la construction ont fait craindre un ralentissement plus durable que lors des récessions précédentes.
Une récession déjà «pricée»
Le débat actuel consiste à savoir si le pire est déjà intégré dans les cours et si le moment est venu de revenir à l’achat, ou si au contraire, il faut encore s’attendre à des mauvaises nouvelles, qui impactent les cours. En moyenne, les récessions durent à peine plus de 14 mois. Si, comme l’indique, le Bureau national de la recherche économique, la récession actuelle a commencé en décembre 2007, cela voudrait dire que nous sommes entrés dans le douzième mois. Même si le ralentissement dure aussi longtemps que les deux précédentes récessions du mois de Novembre 1973 et Juillet 1981, les pires de l’après-guerre, le marché pourrait commencer à rebondir « indique Paul Hickey, chef analyste de Bespoke. Or, on constate qu’après une récession, les marchés s’engagent dans un rallye de forte amplitude, de 32% en moyenne.
Certains tempèrent ce qu’ils considèrent comme un excès d’optimisme, en soulignant que la crise actuelle est la plus grave qu’aient connu les marchés depuis 1929. Le stratège de The Hartford, Quincy Krosby, s’attend à une reprise au printemps 2009.
En tout état de cause, si l’on s’en tient à cette analyse, ce serait le moment de commencer à s'interesser aux valeurs dites « early cyclicals », c’est-à-dire celles qui sont les plus recherchées par les investisseurs en début de cycle économique. C’est notamment le cas de l’automobile, des matériaux de construction, de la distribution, des biens d’équipements des ménages.
Six valeurs pour jouer le rebond
Pour jouer ce scénario, nous avons sélectionné, grâce à l’analyse technique , six valeurs à même de s’engager dans un rebond dans les prochaines semaines.
Renault : opportunité de rebond au-dessus de 19 euros avec 26,5 euros comme cible rapide.

Peugeot : opportunité d’achat au-dessus de 15,8 euros avec 23,6 euros comme prochain objectif.

Alcatel : signal d’achat spéculatif au-dessus de 1,74, avec 2,5 euros en ligne de mire.

PPR : jouer le rebond au-dessus de 38, avec 53,2 euros en ligne de mire.

Air France : signal d’achat spéculatif au-dessus de 10,2 euros, avec 13,1 euros comme cible potentielle.

Valeo : achat spéculatif au-dessus de 11 euros, avec 15 euros comme prochaine résistance.













