Les tops et les flops du SBF 80
FOCUS-Les meilleures performances de l’année, ainsi que les plus grandes chutes du SBF 80
Si au sein du CAC 40, aucune société n’a enregistré de hausse, il n’en est pas de même pour les sociétés du SBF 80. Le cours d’Hermés affiche une hausse de 17,08%.
Avec un titre en hausse de 17,08% par rapport à janvier 2008, Hermès est la seule société à terminer dans le vert. Face à la crise, elle est l’une des rares sociétés du luxe à maintenir le cap en cette fin d’année chahutée. Avec un chiffre d’affaires en hausse de 9,7% au troisième trimestre, les investisseurs renouvellent leur confiance. Cependant ceux-ci sont peu nombreux. La société familiale dirigée par Patrick Thomas est détenue à 73% par la famille fondatrice. Le capital flottant est limité à 27%, ce qui augmente l’attrait et la fidélité des investisseurs.
Le réassureur Scor Se, peut sortir de cette année la tête haute avec un repli de 5,86%. Les investisseurs tout au long de l’année ont salué sa stratégie. Pourtant, les résultats du troisième trimestre n’étaient pas réjouissants malgré un niveau de liquidité très élevé. Le bénéfice net du groupe au troisième trimestre était en fort repli de 67% du fait de la détérioration des marchés financiers, des ouragans Ike et Gustav aux Etats-Unis, et de l’incendie survenu en septembre dans le tunnel sous la Manche. Mais la société a particulièrement bien géré les difficultés et fait face à l’environnement financier difficile.
Avec un recul du titre de seulement 1,79% sur l’année, l’institut de sondage Ipsos finit plutôt bien cette année. La société a procédé à des acquisitions à l’international et présente un bilan financier satisfaisant. La société a confirmé ses résultats pour l’année 2008. Le groupe français d’études et de sondages espère enregistrer en 2009 une croissance organique supérieure à celle du marché, en prévoyant que le marché des études montrera sa résilience à la crise. Les études médias du groupe ont beaucoup progressé selon les résultats publiés à la fin du troisième trimestre. Seul bémol, les études publicitaires semblent ralentir le pas et n’ont progressé que de 1% en 2008.
Les plus fortes baisses du SBF 80
L’année 2008 aura été particulièrement meurtrière pour Thomson, Natixis, Theolia. Avec des replis supérieurs à 80%, les titres ont perdu toute leur valeur.
Thomson a perdu 90,19% de sa valeur sur l’année et continue sa chute. Depuis les années 2005, le groupe est en proie à de grosses difficultés. Frank Dangeart a quitté le navire en mars dernier, remplacé par François de Carbonnel. Avec un cours sous la barre de 1 euro, à 0,96 euro, il entre dans la catégorie des «penny stocks».
La banque Natixis, dont les principaux actionnaires sont les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires, accuse le coup, avec un titre en recul de 85,50%. La banque est celle qui a le plus souffert de la crise des « subprimes» en France. Au premier semestre, la banque a accusé une perte nette de 948 millions d’euros. En septembre dernier une augmentation de capital a été souscrite afin de renforcer ses fonds propres.
Theolia s’est effondré de 84,67%. La société a vécu une année 2008 difficile marquée par le départ en septembre dernier son patron, Jean-Marie Santander, remplacé par Van’t Noordende et Eric Peugeot. Un changement radical de stratégie en novembre et le retrait de General Electric du capital en décembre. Depuis le mois de mai, le titre de la société s’est effondré pour atteindre les niveaux de mai 2004, à 3 euros.















