Economie : le monde a-t-il changé en 2009?
Christophe Soubiran, directeur de la rédaction du Journal des Finances, a répondu à vos questions en vidéo ce mardi 8 décembre.
L’année civile touche à sa fin, et sonne l’heure des bilans. Que retiendra-t-on de l’économie en 2009 ? Restera-t-elle dans les mémoires comme une bonne année, marquée par un fort rebond des marchés boursiers ? Ou plutôt comme l’année de la désillusion ? En effet, quand 2009 a débuté, la plupart des économistes espéraient encore que la croissance repartirait sous quelques mois. L’année n’est pas encore achevée que cet espoir s’est bel et bien envolé. Les experts assurent désormais que la croissance à venir ne pourra être que molle dans les économies occidentales, et ce, peut-être pour des années. Tandis que les pays émergents, notamment la Chine et l’Inde, semblent déjà prêts à renouer avec des taux de croissance insolents, entre 7 et 9% annuels. Une nouvelle hiérarchie entre les puissances économiques mondiales a-t-elle commencé à se dessiner en 2009 ?
De vieilles théories ont refait surface en 2009 : la décroissance par exemple, ou encore la taxation des transactions financières, proposée par l’économiste James Tobin dès 1972. De même, l’Etat qui semblait avoir accepté de se tenir à l’écart des décisions de la sphère économique, a opéré en 2009 un indéniable retour en force. En volant au secours des industries, bancaires et automobiles notamment, les protégeant de la menace de faillite grâce à des aides de plusieurs milliards d’euros, les Etats semblent avoir acquis un «droit d’ingérence» dans le monde des affaires, qui pourrait perdurer bien après la crise. Cet élan d’interventionnisme, parfois teinté de patriotisme, peut-il impacter le commerce international, basé sur la règle du libre-échange ?
Les chefs d’Etats ont réfléchi à une réforme des règles de la finance. Pendant qu’ils débattaient lors du G20, les marchés financiers rebondissaient avec une violence toute spéculative. Les conséquences de la crise ne sont pas encore effacées que de nombreux observateurs avertissent déjà de la formation de nouvelles bulles sur le marché actions, dans les marchés émergents, sur les matières premières… Malgré les volontés réformatrices, les anciennes pratiques semblent perdurer.
Le monde économique a-t-il changé en 2009 ? Parmi ces évolutions, lesquelles vont constituer les bases de l’économie de demain ?
Christophe Soubiran, directeur de la rédaction du Journal des Finances, a répondu à vos questions ce mardi 8 décembre :
















