Le charbon, victime collatérale de la flambée du pétrole
Toutes les matières premières ne profitent pas de la hausse du pétrole. Hier, le prix du charbon plongeait sous l’effet d’une nouvelle hausse du pétrole.
Alors que le prix du pétrole dépasse jour après jour ses plus hauts historiques, hier, le prix du charbon a subi une chute spectaculaire de 13% à Londres, et perdait encore du terrain ce matin. Tandis que la hausse du pétrole depuis quelque temps entraînait systématiquement avec elle celle du charbon, cette belle mécanique s’est cassée mercredi.
A l’origine de cette débâcle, les prix du pétrole qui ont pesé sur le marché automobile. En effet, par anticipation d’une baisse des ventes de véhicules, General Motors, producteurs de grosses voitures, a perdu autour de 67% de sa valeur depuis le 1er janvier. Merrill Lynch évoquait même hier une probable faillite du groupe. Or, c’est précisément cette dernière nouvelle qui a mis le feu aux poudres.
En début de semaine, les chiffres des ventes d’automobile aux Etats-Unis avaient provoqué des craintes de dégradation de la demande d’acier. Du coup, les aciéristes étaient sous pression. Au premier rang desquels ArcelorMittal, qui chutait de 5,10% mardi, de 6,12% mercredi, et de plus de 4% dans la journée de jeudi. En tant que numéro un mondial de la sidérurgie, ArcelorMittal est également un gros consommateur de charbon, fossile indispensable utilisé pour la fabrication de l’acier. Et avec un secteur automobile plombé par le contexte économique actuel jugé durable, le cours s’est subitement écroulé dans la journée d’hier sur le marché londonien, suite notamment à l’étude de Merill Lynch sur General Motors, qui reste avec Toyota le premier producteur automobile. Les craintes d’une possible chute de la demande ont ainsi refait surface, mêlés à des prises de bénéfice. Le prix du charbon a plus que triplé depuis environ un an, et une bulle pourrait s’être formée sur cette matière, qui reste toutefois relativement abondante sur terre.












