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Comprendre la Bourse : la Banque centrale américaine
Laure Burrus |
JDF HEBDO | 20.09.2008 | Mise à jour : 14H05
C'est en période de crise que les banques centrales doivent montrer toute leur utilité. La Federal Reserve System (Fed), en accordant une aide de 85 milliards de dollars à l'assureur AIG, a fait preuve de son efficacité. Elle a joué le rôle incombant à toute banque centrale de payeur en dernier ressort en cas de crise de liquidité d'un établissement bancaire. Elle intervient aussi sur l'offre de crédit en fixant les taux directeurs auxquels se réfèrent les banques commerciales.
La Fed, actuellement présidée par Ben Bernanke, chapeaute le réseau de douze banques centrales établi en 1913 pour réguler le système bancaire des Etats-Unis. Elle est gouvernée par un conseil nommé par le président des Etats-Unis, et responsable devant le Sénat. A l'inverse, le gouverneur de la BCE n'est pas révocable. « Le mandat de la BCE a été fixé par un traité. Pour le modifier, il faut l'accord des 27 membres de l'UE. Alors qu'aux Etats-Unis il suffit de faire voter le Sénat », explique Edwin Le Héron, auteur de l'ouvrage Les banques centrales doivent-elles être indépendantes ?
En termes d'objectifs, la Fed se distingue par l'absence d'une « cible d'inflation » chiffrée. Son objectif prioritaire est de maintenir le chômage à un taux inférieur à 4,5 %, alors que celui de la BCE est de maintenir l'inflation à 2 %.
La Fed, actuellement présidée par Ben Bernanke, chapeaute le réseau de douze banques centrales établi en 1913 pour réguler le système bancaire des Etats-Unis. Elle est gouvernée par un conseil nommé par le président des Etats-Unis, et responsable devant le Sénat. A l'inverse, le gouverneur de la BCE n'est pas révocable. « Le mandat de la BCE a été fixé par un traité. Pour le modifier, il faut l'accord des 27 membres de l'UE. Alors qu'aux Etats-Unis il suffit de faire voter le Sénat », explique Edwin Le Héron, auteur de l'ouvrage Les banques centrales doivent-elles être indépendantes ?
En termes d'objectifs, la Fed se distingue par l'absence d'une « cible d'inflation » chiffrée. Son objectif prioritaire est de maintenir le chômage à un taux inférieur à 4,5 %, alors que celui de la BCE est de maintenir l'inflation à 2 %.
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