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L'or redevient la seule valeur refuge : pourquoi il faut en acheter aujourd'hui
Nous avons analysé les raisons de la hausse de l'or et passé au crible toutes les possibilités d'investissements dans le secteur aurifère
Roland Laskine |
JDF HEBDO | 31.01.2009 | Mise à jour : 12H13
Le métal jaune résiste à la crise. Non seulement l'or a échappé à la chute des marchés financiers intervenue en 2008, mais, à près de 900 dollars, l'once s'affiche en hausse de 10 % depuis le début de l'année sur le marché de Londres. A Paris, le lingot a retrouvé ses meilleurs niveaux du printemps 2008, avec des volumes d'échanges de plus en plus étoffés.
Contrairement à toutes les attentes, cette hausse de l'or ne correspond pas à un retour de l'inflation. Celle-ci est au contraire nettement orientée à la baisse à la fois aux Etats-Unis et dans la zone euro. La hausse n'est également pas alimentée par la faiblesse du dollar, qui s'est au contraire redressé face à l'euro en janvier. Elle ne s'inscrit pas non plus dans le sillage des autres matières premières, dont les cours sont, de leur côté, orientés à la baisse.
Retour en force des produits financiers indexés sur l'or
L'or profite bien sûr de l'existence d'un déséquilibre chronique entre l'offre et la demande. Toutefois, le recul de 11 % de la demande en provenance de l'industrie joaillière en 2008 aurait normalement dû conduire à une détente des cours plutôt qu'à un regain de tension. En réalité, la hausse continuelle de l'or s'explique par son retour en force comme placement refuge à un moment où la conjoncture se détériore et où la volatilité sur les marchés financiers n'a jamais été aussi élevée. Le regain d'intérêt des investisseurs pour les placements aurifères ne se limite pas à une augmentation des transactions sur les pièces et les lingots. Il se manifeste surtout par le développement rapide des produits financiers indexés sur l'or, comme les trackers qui répliquent exactement l'évolution du prix de l'once. Le développement de ces produits financiers a un impact direct sur les cours, puisque, chaque fois que quelqu'un investit dans l'un de ces produits, l'équivalent en or physique est acheté et déposé dans les coffres d'une banque à Londres, New York ou Singapour. Il existe aujourd'hui une douzaine de trackers indexés sur le métal jaune, qui ont absorbé l'an dernier plus de 1.000 tonnes de métal précieux. Ce chiffre est à comparer à une production annuelle qui stagne autour de 2.500 tonnes par an depuis le début de la décennie.
Ce qui est remarquable, c'est qu'au cours de ces trente dernières années l'or n'avait plus réagi à aucune crise internationale, qu'elle soit d'ordre économique ou politique. Aujourd'hui, tout semble au contraire indiquer que, face à l'aggravation de la crise économique, les investisseurs se tournent de nouveau spontanément vers le métal jaune comme valeur refuge.
Pour l'instant, l'or ne profite nullement des risques de retour en force de l'inflation dans le monde liés à une création monétaire débridée destinée à alimenter les différents plans de relance et de sauvetage du système financier, qui se chiffrent par centaines de milliards de dollars. L'or n'a également pas encore réagi à la dégradation des finances publiques, qui aura pour conséquence quasi certaine de dévaloriser le pouvoir d'achat des monnaies occidentales, en tête desquelles se trouve le dollar.
L'objectif n'est pas de spéculer mais de se protéger
Nul doute, dans ces conditions, que si l'once d'or a déjà franchi la barre des 900 dollars en période de ralentissement et de déflation il n'aura aucun mal à franchir les 1.000, puis les 1.500, voire 2.000 dollars l'once une fois que se manifesteront les premiers signes de désordre monétaire et de tension inflationniste.
C'est la raison pour laquelle il importe de mettre de l'or en portefeuille. Notre objectif n'est pas de vous pousser à spéculer sur une poursuite de la hausse du prix du métal jaune mais de vous inciter à mettre en place une stratégie d'investissement défensive face à la baisse du prix des actions et aux risques d'érosion du pouvoir d'achat de la monnaie. L'or peut être acheté sous forme de pièces ou de lingots, mais il peut aussi être joué en achetant des mines, des trackers qui répliquent l'évolution du prix de l'once ou à travers des fonds aurifères, qui revêtent un caractère plus spéculatif.
Contrairement à toutes les attentes, cette hausse de l'or ne correspond pas à un retour de l'inflation. Celle-ci est au contraire nettement orientée à la baisse à la fois aux Etats-Unis et dans la zone euro. La hausse n'est également pas alimentée par la faiblesse du dollar, qui s'est au contraire redressé face à l'euro en janvier. Elle ne s'inscrit pas non plus dans le sillage des autres matières premières, dont les cours sont, de leur côté, orientés à la baisse.
Retour en force des produits financiers indexés sur l'or
L'or profite bien sûr de l'existence d'un déséquilibre chronique entre l'offre et la demande. Toutefois, le recul de 11 % de la demande en provenance de l'industrie joaillière en 2008 aurait normalement dû conduire à une détente des cours plutôt qu'à un regain de tension. En réalité, la hausse continuelle de l'or s'explique par son retour en force comme placement refuge à un moment où la conjoncture se détériore et où la volatilité sur les marchés financiers n'a jamais été aussi élevée. Le regain d'intérêt des investisseurs pour les placements aurifères ne se limite pas à une augmentation des transactions sur les pièces et les lingots. Il se manifeste surtout par le développement rapide des produits financiers indexés sur l'or, comme les trackers qui répliquent exactement l'évolution du prix de l'once. Le développement de ces produits financiers a un impact direct sur les cours, puisque, chaque fois que quelqu'un investit dans l'un de ces produits, l'équivalent en or physique est acheté et déposé dans les coffres d'une banque à Londres, New York ou Singapour. Il existe aujourd'hui une douzaine de trackers indexés sur le métal jaune, qui ont absorbé l'an dernier plus de 1.000 tonnes de métal précieux. Ce chiffre est à comparer à une production annuelle qui stagne autour de 2.500 tonnes par an depuis le début de la décennie.
Ce qui est remarquable, c'est qu'au cours de ces trente dernières années l'or n'avait plus réagi à aucune crise internationale, qu'elle soit d'ordre économique ou politique. Aujourd'hui, tout semble au contraire indiquer que, face à l'aggravation de la crise économique, les investisseurs se tournent de nouveau spontanément vers le métal jaune comme valeur refuge.
Pour l'instant, l'or ne profite nullement des risques de retour en force de l'inflation dans le monde liés à une création monétaire débridée destinée à alimenter les différents plans de relance et de sauvetage du système financier, qui se chiffrent par centaines de milliards de dollars. L'or n'a également pas encore réagi à la dégradation des finances publiques, qui aura pour conséquence quasi certaine de dévaloriser le pouvoir d'achat des monnaies occidentales, en tête desquelles se trouve le dollar.
L'objectif n'est pas de spéculer mais de se protéger
Nul doute, dans ces conditions, que si l'once d'or a déjà franchi la barre des 900 dollars en période de ralentissement et de déflation il n'aura aucun mal à franchir les 1.000, puis les 1.500, voire 2.000 dollars l'once une fois que se manifesteront les premiers signes de désordre monétaire et de tension inflationniste.
C'est la raison pour laquelle il importe de mettre de l'or en portefeuille. Notre objectif n'est pas de vous pousser à spéculer sur une poursuite de la hausse du prix du métal jaune mais de vous inciter à mettre en place une stratégie d'investissement défensive face à la baisse du prix des actions et aux risques d'érosion du pouvoir d'achat de la monnaie. L'or peut être acheté sous forme de pièces ou de lingots, mais il peut aussi être joué en achetant des mines, des trackers qui répliquent l'évolution du prix de l'once ou à travers des fonds aurifères, qui revêtent un caractère plus spéculatif.
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