Double jeu chez Atos Origin ?
Vice-président du groupe, Wilbert Kieboom pourrait tirer profit d’une éventuelle chute du président du directoire.
Chez Atos Origin, l’ambiance reste tendue. Philippe Germond, le président du directoire, prône l’union sacrée pour contrer l’assaut des fonds Pardus et Centaurus. Les deux hedge funds détiennent près de 23% du capital et demandent un vaste remaniement du conseil de surveillance lors de l’assemblée générale du 22 mai prochain.
En attendant la date fatidique, des bruits gênants courent en interne. Certains joueraient un double jeu. Wilbert Kieboom, vice-président en charge des opérations pourrait en effet trouver un certain intérêt à ce que Philippe Germond soit évincé. Des sources internes pointent du doigt les allers-retours de Kieboom pour raisons personnelles à New York, aux frais d’Atos Origin. La fréquence de ces trajets dans la ville américaine nourrit les soupçons, d’autant que Pardus y a installé son siège.
Droit de réponse
L’article mis en ligne sur le site www.jdf.com, en date du 6 mai 2008, intitulé «Double jeu chez Atos Origin ?», porte une atteinte inacceptable à mon honneur et à ma considération.
Cet article prétend que j’aurais effectué, aux frais de la société Atos Origin dont je suis le vice-président, de fréquents allers-retours à New York, où l’un de nos principaux actionnaires, Pardus Capital, a son siège, ce qui justifierait de soupçonner que j’aie un intérêt à voir le Président de notre Directoire, Philippe Germond, perdre son poste.
Ces allégatiojns sont ridicules : en soi, des déplacements à New York ne sauraient constituer, ni une preuve, ni un indice, de l’existence de contacts que j’entretiendrais avec Pardus Capital. En tant que membre du Directoire d’un groupe international comme Atos Origin, j’aurais bien d’autres motifs de me rendre à New York. En outre, mon dernier voyage dans cette ville remonte au mois de décembre 2006, soit sept mois avant la date à laquelle Pardus Capital, dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, a fait irruption dans notre capital.
La rumeur propagée par votre article s’inscrit dans le cadre de manoeuvres de déstabilisations que notre société subit depuis plusieurs mois mais qui n’ont eu, ni n’auront, le moindre effet sur la cohésion du Directoire d’Atos Origin, et la détermination de ses trois membres à poursuivre, ensemble, leur gestion du groupe au mieux des intérêts de ses 52 000 salariés, de ses clients, et de tous ses actionnaires.
Wielbert Kieboom, Membre du Directoire d’Atos Origin








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