Renault a passé un bon mois de mars
Les immatriculations ont bondi de 12,9%. Le titre s’affiche en nette hausse ce mercredi.

Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais les chiffres des immatriculations du mois de mars de Renault semblent montrer un net regain de forme du constructeur au losange. Les immatriculations de la marque en propre ont en effet progressé de 12.9%.
Quant aux ventes globales du groupe, qui sont en hausse de 12.8%, elles ont également tiré parti des ventes satisfaisantes de sa filiale roumaine Dacia, laquelle affiche une hausse de 11.5% de ses immatriculations. La seule fausse note dans cette publication concerne la poursuite de la chute des immatriculations de son partenaire Nissan, lequel a enregistré une baisse 30.7% de ses immatriculations sur la période. Le marché ne s’y trompe pas. L’action progresse de 7.14% à 16.59 euros.
Jérôme Marmet, journaliste spécialiste automobile au Journal des Finances, analyse les chiffres des immatriculations pour Renault en mars en France, et les perspectives du groupe.
Twingo et Clio tirent les ventes
Renault «va mieux» a pour sa part souligné le directeur général délégué du constructeur automobile sur RTL. D’après Patrick Pelata, le marché est «arrivé au creux de la crise et l’entreprise est stabilisée». Patrick Pelata souligne qu’en France, au mois de mars, les commandes de Renault ont augmenté de 7%. Grâce aux primes à la casse mises en place par les différents gouvernements européens, les commandes en Europe retrouvent presque leur niveau de 2008 pour les voitures de la gamme inférieure. Les voitures telles que la Nouvelle Clio ou encore la Twingo 2 ont tiré les ventes du constructeur.
Patrick Pelata avertit toutefois que le constructeur automobile n’est pas pour autant sauvé car les effets des primes à la casse ne vont pas durer. Il faut «se préparer» à la sortie des primes à la casse. «On a réduit la voilure, l’ensemble du personnel est mobilisé, on fait des économies partout» a-t-il précisé.
![]() Renault : fragile en dessous de 18,2 euros Au terme d'un rebond de 70% depuis les plus bas, le titre s'est heurté lundi à la résistance des 18,2 euros, dessinée le 9 février dernier, et qui correspond en outre au point de passage de la moyenne mobile à 150 jours. Cet échec fragilise la configuration court terme. A la faveur de deux nouvelles séances de hausses, le titre devrait à nouveau tester cette résistance. Un nouvel échec sonnerait la fin du rebond, avec le risque d'un retour sur les plus bas autour de 10 euros. Pour l'heure, au-dessus de 15,1 euros, la configuration technique reste positive à court terme et une rupture des 18,2 euros prolongerait le rebond en direction des 21,9 euros. A moyen terme, la pente descendante de la moyenne mobile à 150 jours entretient une configuration de fond négative. On restera baissier en dessous de 21,9 euros. signature
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