Prises de bénéfices sur les valeurs phares cette semaine
FOCUS - Retour sur les valeurs du Cac 40 les plus actives à la hausse comme à la baisse.
D’un jeudi sur l’autre, l’indice CAC 40 a perdu 4,2%. A l’origine de ce recul, les craintes sur la pérennité de la reprise après des chiffres économiques mitigés. En particulier, l’annonce lundi d’une baisse sensible et inattendue de l’activité industrielle dans la région de New York en juin, (-9,4 points contre -4,6 attendu) est venu semer le trouble. Les propos prudents de Dominique Strauss-Kahn , directeur général du Fonds monétaire international, le week-end dernier, concernant l’économie mondiale, ont également servi de prétexte à des prises de bénéfices. La tendance s’est poursuivie mercredi après la publication des chiffres de l’inflation américaine. L’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis a progressé de 0,1% en mai par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières. Le marché attendait une hausse de 0,3%. Sur un an, la baisse ressort à 1,3%. Dans ce contexte, les intervenants opéraient des dégagements de prudence à l’approche de l’été, encouragés par trois mois de hausses depuis le mois de mars. Les valeurs refuges, comme Sanofi Aventis, ou Danone tiraient leur épingle du jeu. A l’inverse, les valeurs automobiles, cycliques par excellence, accusaient le coup.
Sanofi Aventis (+3.6 %)
Dans un contexte de prises de bénéfices après trois mois de hausses sur les marchés, le titre a profité de son statut de valeur défensive. Mercredi, le groupe a annoncé qu’il était prêt à faire don de 10% de sa production de vaccins contre la grippe A (H5N1) aux pays en voie de développement. Une façon de se démarquer de son concurrent Novartis. Il accédait ainsi à la requête de la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, qui appelait la semaine dernière à la solidarité face à la pandémie.
Vivendi (+3.3%)
Le groupe profite de spéculations autour de son intérêt pour le continent africain. De rumeurs de presse évoquaient en début de semaine le rachat des actifs africains de l’opérateur koweitien Zain, pour un montant de 10 milliards de dollars. Mais les brokers accordent peu de crédit à ces rumeurs, la cible étant jugée un peu grosse pour Vivendi.
Danone (+2.3%)
Le groupe agroalimentaire profite de son statut de défensive. Danone a perdu son procès contre Wahaha. Le fabricant agroalimentaire français avait envoyé son partenaire chinois devant les tribunaux, pour ne pas avoir respecté leur accord sur la propriété de la marque Wahaha. En conflit depuis 2006, Danone accusait le groupe chinois de créer des firmes indépendantes et de vendre des produits identiques à ceux vendus par les joint-ventures.
Renault (-12.4%)
Après avoir vu son cours tripler depuis le mois de mars, le titre Renault a subi des prises de bénéfices sur des facteurs essentiellement techniques. Dans un entretien accordé à l’International Herald Tribune mercredi, le PDG de Renault et de Nissan donnait son point de vue sur l’avenir du marché automobile en Europe. Pour lui, il faudrait un « miracle » pour qu’il renoue avec la croissance avant 2011. Interrogé sur l’impact de la prime à la casse sur les ventes de voitures en Europe, Carlos Ghosn expliquait que : « les mesures incitatives (leurs) ont permis de respirer un peu » mais qu’ils étaient « inquiets à propos de ce qui se passera quand elles seront finies. ».
PPR (-12%)
Le courtier Crédit Suisse a abaissé ses anticipations de bénéfices par action sur PPR. Cependant, l’objectif a été rehaussé de 32 à 45 euros, avec une recommandation maintenue à «neutre». Le courtier explique qu’il procède à une remise à niveau globale du secteur par rapport à sa dernière note. Il reste à «surpondérer» sur le secteur du luxe.
Peugeot (-10.8%)
Une nouvelle équipe prend les rennes du groupe Peugeot PSA. PSA tourne définitivement la page Christian Streiff. Après l’éviction fin mars de son ancien patron, remplacé par Philippe Varin, nommé officiellement en début de mois, le constructeur a dévoilé jeudi son nouveau directoire. Tous les hommes forts de la nouvelle organisation dirigée par Philippe Varin faisaient déjà partie du groupe. Mais il y a quand même des surprises. L’énarque Frédéric Saint-Geours, qui avait été écarté de Peugeot par Christian Streiff, fait son grand retour en tant que directeur financier du groupe - un poste qu’il avait déjà occupé de 1988 à 1990.












