Arcelor Mittal reprend confiance
Au cours d’une conférence à New York, le PDG du leader mondial de la production d’acier a présenté les nouveaux axes de développement de son entreprise et dressé un bilan de la situation actuelle de son groupe.
A l’occasion d’une conférence organisée par l’American Metal Market à New York, Lakshmi Mittal a annoncé que son groupe allait revoir sa stratégie de développement en misant sur les pays émergents, plutôt que sur les pays développés. Le PDG a reconnu que les perspectives de croissance étaient faibles en Amérique du Nord et en Europe. «Nous devons identifier quels marchés proposeront une croissance à long terme. Ce sera la Chine et les autres pays émergents qui conduiront la croissance future de notre industrie» a-t-il déclaré en précisant que dans l’immédiat le groupe ne prévoyait pas de fermetures d’usines en Europe ou aux Etats-Unis.
Charles Bradford, analyste chez Arcelor a souligné que le groupe avait «probablement trop d’usines dans les pays développés et qu’il fallait désormais s’orienter vers les économies naissantes». Le fils de Lakshmi, Aditya Mittal, directeur financier du groupe a quant à lui indiqué que l’objectif était désormais que 50% de la production vienne des pays en voie de développement contre 40% actuellement.
Rebond de la demande dans les pays émergents
Par ailleurs, le patron du plus gros producteur d’acier au monde a également profité de ce rassemblement pour annoncer la reprise de l’activité de certaines de ces usines, notamment en Europe de l’Est et en Amérique du Sud. Lakshmi Mittal a constaté quelques signes de reprise dans le secteur sidérurgique, notamment «sur les marchés émergents» où «la situation s’améliore dans des endroits comme le Brésil et la Chine. Nous voyons aussi un rebond de la demande aux Etats-Unis». Pour mémoire, la compagnie avait réduit de 15% sa production globale pour limiter les impacts de la récession, entrainant des milliers de suppressions d’emplois, les régions les plus touchées étant l’Europe et les Etats-Unis.
Selon le PDG du numéro un mondial de la sidérurgie, ce rebond est du en particulier au déstockage massif constaté depuis la fin de l’année 2008. Les stocks sont désormais historiquement bas en Europe et aux Etats-Unis, «au plus bas depuis 1983».
En mai dernier, la production mondiale d’acier avait chuté de 21% par rapport à mai 2008, avec une chute de la production de presque 50% rien qu’aux Etats-Unis. Si les surcapacités se feront toujours sentir cette année, une reprise progressive pourrait avoir lieu l’an prochain.









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