Face à la crise, le Crédit Agricole ne rassure pas assez
Standard and Poor’s a baissé la perspective de la note du groupe bancaire français de «stable» à «négative».
Les signaux de confiance manquent à l’appel du Crédit Agricole. L’agence de notation Standard and Poor’s (SP) a abaissé la perspective de la note du Crédit Agricole de «stable» à «négative», et confirme la notation à « AA-». L’agence craint les effets de la récession sur les grands marchés bancaires mondiaux. Un impact qui pourrait s’avérer plus important que prévu sur la banque française, «principalement sur son important portefeuille de crédits ainsi que sur son grand portefeuille de négoce» nous dit l’agence.
»Nous pourrions repasser la perspective à stable si les résultats du Crédit Agricole sont en ligne avec nos anticipations actuelles», selon lesquelles la banque éviterait les pertes en 2009-2010, indique l’agence. Crédit Agricole devra dégager des «facteurs positifs» pour rassurer SP : d’une part en affichant une «bonne résistance des bénéfices de Caylon», sa filiale d’investissement et de financement, d’autre part en redressant Emporiki, sa filiale grecque, note l’agence. Mais plus généralement, le Crédit Agricole devra aussi se focaliser sur le renforcement de ses capitaux propres, afin de minimiser l’impact de la crise financière.
Sur l’ensemble de la séance de jeudi, l’action du Crédit Agricole a perdu 3,90%, alors que les maisons de courtage Cheuvreux et Kepler ont revu à la baisse leurs prévisions de résultats pour la banque en 2009.














