Jacquet Metals lance une OPE hostile sur IMS
.
CLÉMENCE FUGAIN |
JDF HEBDO | 06.02.2010 | Mise à jour : 22H10
La trêve n'aura finalement été que de courte durée entre Jacquet Metals et IMS. Seulement huit mois après avoir signé un protocole d'accord, Eric Jacquet a décidé de repartir à l'assaut d'IMS. Oublié, donc, le fait de ne pas tenter de coup de force pour prendre les rênes d'IMS contre une représentation au sein du directoire. Eric Jacquet a en effet dévoilé mercredi 3 février un projet d'offre publique d'échange, proposant 2 actions nouvelles Jacquet Metals pour 7 titres IMS, sans aucun apport de cash. Une offre qui valorise le distributeur d'aciers spéciaux 225 millions d'euros, soit une prime de 22 % par rapport au cours de clôture du 2 février. Après examen du dossier, l'ouverture de l'offre devrait intervenir le 25 février 2010, au lendemain de la publication des résultats annuels de Jacquet Metals.
Une décision qui est motivée par « l'urgence de la situation dans laquelle se trouve IMS », selon Eric Jacquet. Ce dernier arguant que la direction d'IMS avait décidé de vendre sa filiale allemande spécialisée dans l'Inox, Stappert, principale contributrice à la rentabilité du groupe. « La cession de Stappert équivaut au démantèlement d'IMS, juste pour faire entrer du cash à court terme », précise-t-il. Eric Jacquet veut donc offrir aux actionnaires une alternative. Et, pour une fois, ce dernier en a dévoilé un peu plus sur son projet.
Le plan d'économies mis en oeuvre serait de 60 millions, contre 20 millions actuellement. Pour cela, il compte centraliser les négociations d'achat des deux groupes et supprimer environ 250 postes. Il prévoit ensuite la cession d'actifs, surtout à l'étranger, qu'il juge non stratégique ainsi que des stocks, pour un montant de 90 millions d'euros. Une stratégie en complète opposition avec celle mise en oeuvre par le management d'IMS ces dernières années. Eric Jacquet met également en avant des synergies estimées à 10 millions d'euros. Enfin est prévue une augmentation de capital d'IMS de 20 à 40 millions d'euros. Le succès de l'OPE se traduira également par le renouvellement complet des membres du directoire, voire d'une modification à un statut de société à conseil d'administration. Eric Jacquet compte ainsi créer un leader européen autour des 3 produits historiques du groupe avec 3 marques, avec un déploiement axé notamment sur le développement de franchisés, à l'instar de la politique menée par Jacquet Metals. Il vise pour la nouvelle entité un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros d'ici trois à cinq ans.
En cas de succès de Jacquet Metals, ce nouveau groupe sera face à une lourde tâche de restructuration et de renégociation de dette. Les premières années qui suivent un lourd rapprochement apportent souvent plus de mauvaises surprises que de bonnes même si le modèle Jacquet Metals affiche des marges plus élevées qu'IMS. Un scénario qui ne nous paraît pas a priori favorable pour l'actionnaire d'IMS, ou le futur actionnaire de Jacquet Metals.
Mais IMS ne compte pas se laisser faire. La riposte s'organise, même si la marge de manoeuvre est faible. A ce jour, la direction n'a pas souhaité commenter l'offre. Il faudra attendre la réunion du conseil le 9 février pour en savoir plus.
Une décision qui est motivée par « l'urgence de la situation dans laquelle se trouve IMS », selon Eric Jacquet. Ce dernier arguant que la direction d'IMS avait décidé de vendre sa filiale allemande spécialisée dans l'Inox, Stappert, principale contributrice à la rentabilité du groupe. « La cession de Stappert équivaut au démantèlement d'IMS, juste pour faire entrer du cash à court terme », précise-t-il. Eric Jacquet veut donc offrir aux actionnaires une alternative. Et, pour une fois, ce dernier en a dévoilé un peu plus sur son projet.
Le plan d'économies mis en oeuvre serait de 60 millions, contre 20 millions actuellement. Pour cela, il compte centraliser les négociations d'achat des deux groupes et supprimer environ 250 postes. Il prévoit ensuite la cession d'actifs, surtout à l'étranger, qu'il juge non stratégique ainsi que des stocks, pour un montant de 90 millions d'euros. Une stratégie en complète opposition avec celle mise en oeuvre par le management d'IMS ces dernières années. Eric Jacquet met également en avant des synergies estimées à 10 millions d'euros. Enfin est prévue une augmentation de capital d'IMS de 20 à 40 millions d'euros. Le succès de l'OPE se traduira également par le renouvellement complet des membres du directoire, voire d'une modification à un statut de société à conseil d'administration. Eric Jacquet compte ainsi créer un leader européen autour des 3 produits historiques du groupe avec 3 marques, avec un déploiement axé notamment sur le développement de franchisés, à l'instar de la politique menée par Jacquet Metals. Il vise pour la nouvelle entité un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros d'ici trois à cinq ans.
En cas de succès de Jacquet Metals, ce nouveau groupe sera face à une lourde tâche de restructuration et de renégociation de dette. Les premières années qui suivent un lourd rapprochement apportent souvent plus de mauvaises surprises que de bonnes même si le modèle Jacquet Metals affiche des marges plus élevées qu'IMS. Un scénario qui ne nous paraît pas a priori favorable pour l'actionnaire d'IMS, ou le futur actionnaire de Jacquet Metals.
Mais IMS ne compte pas se laisser faire. La riposte s'organise, même si la marge de manoeuvre est faible. A ce jour, la direction n'a pas souhaité commenter l'offre. Il faudra attendre la réunion du conseil le 9 février pour en savoir plus.
NOTRE CONSEIL
Nous conseillons de profiter de l'ajustement du cours d'IMS (code : IMS, Comp. B) à l'offre pour alléger la position. Rester à l'écart de Jacquet Metals (code : JCQ, Comp. C).
Nous conseillons de profiter de l'ajustement du cours d'IMS (code : IMS, Comp. B) à l'offre pour alléger la position. Rester à l'écart de Jacquet Metals (code : JCQ, Comp. C).
.









Négatif
