LVMH reste prudent sur la reprise
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CATHERINE REKIK |
JDF HEBDO | 06.02.2010 | Mise à jour : 22H11
« Le contexte est difficile à prévoir, les avis divergent sur la vigueur de la reprise », a expliqué Bernard Arnault à la communauté financière lors de la présentation des résultats annuels. Après les discours teintés d'optimisme de nombreux patrons du secteur en janvier, la prudence de LVMH et l'absence de prévisions chiffrées ont quelque peu laissé les investisseurs sur leur faim. Bernard Arnault reste cependant confiant dans la capacité du groupe à doubler ses profits à un horizon de cinq ans. D'ici là, le groupe devrait continuer à gagner des parts de marché comme il l'a fait durant la crise grâce aux belles performances enregistrées par Louis Vuitton, qui affiche toujours une croissance à deux chiffres en euros et une marge opérationnelle supérieure à 45 %, le cognac Hennessy et Séphora, dans la distribution sélective.
Le groupe a terminé l'année sur un repli de 1 % du chiffre d'affaires. Toutes les activités du groupe, à l'exception des vins et spiritueux plombés par le champagne, ont renoué avec la croissance organique au quatrième trimestre, « le mois de décembre ayant été très bon ».
Une tendance qui s'est poursuivie en janvier, la reprise incluant cette fois-ci le champagne. Ce qui est de bon augure pour la poursuite de l'exercice. D'autant que les signes de reprise se confirment aux Etats-Unis, un marché majeur pour l'industrie du luxe. Ainsi, Yves Carcelles, patron de Louis Vuitton, a indiqué que le magasin ouvert à Las Vegas début décembre affichait des performances de 50 % supérieures aux prévisions. Louis Vuitton, qui est aujourd'hui la première marque mondiale de luxe, va d'ailleurs revoir un peu sa stratégie. Déjà bien implantée un peu partout dans le monde, la marque va réduire le nombre d'ouvertures de ses magasins et se concentrer plutôt sur l'aggrandissement et l'embellissement des boutiques existantes afin de mieux satisfaire sa clientèle. Trois ouvertures sont toutefois prévues en Chine ainsi que dans de nouveaux territoires : République dominicaine, Pologne et Liban.
Le groupe a terminé l'année sur un repli de 1 % du chiffre d'affaires. Toutes les activités du groupe, à l'exception des vins et spiritueux plombés par le champagne, ont renoué avec la croissance organique au quatrième trimestre, « le mois de décembre ayant été très bon ».
Une tendance qui s'est poursuivie en janvier, la reprise incluant cette fois-ci le champagne. Ce qui est de bon augure pour la poursuite de l'exercice. D'autant que les signes de reprise se confirment aux Etats-Unis, un marché majeur pour l'industrie du luxe. Ainsi, Yves Carcelles, patron de Louis Vuitton, a indiqué que le magasin ouvert à Las Vegas début décembre affichait des performances de 50 % supérieures aux prévisions. Louis Vuitton, qui est aujourd'hui la première marque mondiale de luxe, va d'ailleurs revoir un peu sa stratégie. Déjà bien implantée un peu partout dans le monde, la marque va réduire le nombre d'ouvertures de ses magasins et se concentrer plutôt sur l'aggrandissement et l'embellissement des boutiques existantes afin de mieux satisfaire sa clientèle. Trois ouvertures sont toutefois prévues en Chine ainsi que dans de nouveaux territoires : République dominicaine, Pologne et Liban.
NOTRE CONSEIL
Les résultats sont relativement conformes aux prévisions.
Les résultats sont relativement conformes aux prévisions.
Trois bonnes nouvelles sont à retenir : un cash-flow disponible passé de 1,3 à 2,2 milliards, un taux d'endettement net réduit
de 28 % à 20 % et un dividende net en hausse de 3 %.
En 2010, LVMH profitera de la reprise du secteur
et du redressement de l'activité de champagne.
Acheter avec un objectif de cours de 90 euros
(code : MC, Comp. A, SRD).
Acheter également Christian Dior, qui a relevé de 3 %
son dividende, à 1,66 euro par action (CDI, Comp. A).
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