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Depuis que le fonds s'est invité chez Valeo et Atos Origin, la spéculation n'a pas joué son rôle. Les actions sont en chute libre.
Les déboires de Pardus rejaillissent sur Valeo et sur Atos Origin
JÉRÔME MARMET |
JDF HEBDO | 05.04.2008 | Mise à jour : 20H25
Ironie du sort. Karim Samii, président-fondateur de Pardus Capital Management, nous certifiait la semaine dernière que son fonds d'investissement n'avait pas de problème pour honorer les demandes de remboursement qui lui ont été adressées par ses clients institutionnels. La vérité est tout autre. Plombé par la forte baisse des marchés financiers depuis l'été 2007 et par leur effondrement en ce début d'année, le fonds activiste américain - présent chez Valeo à hauteur de 19,7 % du capital et chez Atos Origin, avec 10,2 % des parts - a annoncé qu'il allait geler les demandes de retraits. Histoire de ne pas être obligé de matérialiser ses pertes potentielles. Celles-ci dépasseraient plus de 100 millions d'euros sur les lignes Valeo et Atos Origin. En réalité, une telle annonce n'est pas surprenante, mais a provoqué, le 1er avril, un repli des cours de Bourse de l'équipementier automobile et de la société de services informatiques (SSII).
Non seulement la nouvelle est de nature à amoindrir l'attrait spéculatif sur Valeo et Atos Origin, mais les investisseurs redoutent des ventes de titres massives, qui précipiteraient un peu plus la chute des cours. C'est peut-être aller un peu vite en besogne, tant la tentative du fonds de tout faire pour éviter de liquider directement ses positions traduit au contraire sa détermination à rester au capital, et donc à influer sur la stratégie des deux sociétés françaises.
D'ailleurs, Pardus fait de nouveau monter la pression à quelques semaines de l'assemblée générale d'Atos Origin prévue le 22 mai. De concert avec Centaurus, un autre hedge fund, il exige deux représentants au conseil d'administration et la nomination de trois administrateurs « indépendants », dont Colette Neuville, l'emblématique présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam). Dans le même temps, Pardus appelle au départ du P-DG, Philippe Germond, au profit probablement de Bernard Bourigeaud (fondateur et président d'Atos pendant dix-sept ans). On rappellera que, dans cette affaire, Pardus considère que la SSII n'a pas la taille critique et pousse à son rachat par un grand nom de l'informatique. De son côté, la direction actuelle d'Atos Origin essaie de fédérer un bloc d'actionnaires en sa faveur...
Le fonds présidé par Karim Samii devrait également repartir à la charge sur Valeo en proposant la nomination de Patrick Faure, l'ex-secrétaire général de Renault, au conseil d'administration de l'équipementier automobile. Selon certaines sources, le fonds aurait réussi à rallier d'autres actionnaires déçus par le recul de 40 % sur un an de l'action Valeo, de sorte que le P-DG, Thierry Morin, pourrait être mis en minorité lors de la prochaine assemblée générale. A ce sujet, la rumeur évoquant comme date d'AG le 22 mai (soit le même jour que celle d'Atos Origin) a été démentie par la direction de Valeo, mais le suspense reste entier sur le comportement du fonds.
Non seulement la nouvelle est de nature à amoindrir l'attrait spéculatif sur Valeo et Atos Origin, mais les investisseurs redoutent des ventes de titres massives, qui précipiteraient un peu plus la chute des cours. C'est peut-être aller un peu vite en besogne, tant la tentative du fonds de tout faire pour éviter de liquider directement ses positions traduit au contraire sa détermination à rester au capital, et donc à influer sur la stratégie des deux sociétés françaises.
D'ailleurs, Pardus fait de nouveau monter la pression à quelques semaines de l'assemblée générale d'Atos Origin prévue le 22 mai. De concert avec Centaurus, un autre hedge fund, il exige deux représentants au conseil d'administration et la nomination de trois administrateurs « indépendants », dont Colette Neuville, l'emblématique présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam). Dans le même temps, Pardus appelle au départ du P-DG, Philippe Germond, au profit probablement de Bernard Bourigeaud (fondateur et président d'Atos pendant dix-sept ans). On rappellera que, dans cette affaire, Pardus considère que la SSII n'a pas la taille critique et pousse à son rachat par un grand nom de l'informatique. De son côté, la direction actuelle d'Atos Origin essaie de fédérer un bloc d'actionnaires en sa faveur...
Le fonds présidé par Karim Samii devrait également repartir à la charge sur Valeo en proposant la nomination de Patrick Faure, l'ex-secrétaire général de Renault, au conseil d'administration de l'équipementier automobile. Selon certaines sources, le fonds aurait réussi à rallier d'autres actionnaires déçus par le recul de 40 % sur un an de l'action Valeo, de sorte que le P-DG, Thierry Morin, pourrait être mis en minorité lors de la prochaine assemblée générale. A ce sujet, la rumeur évoquant comme date d'AG le 22 mai (soit le même jour que celle d'Atos Origin) a été démentie par la direction de Valeo, mais le suspense reste entier sur le comportement du fonds.
NOTRE CONSEIL
La guerre livrée par le fonds dans ces dossiers est risquée. Nous sommes à l'achat sur Valeo dont les fondamentaux s'améliorent. Viser 37 euros (code : FR, Comp. A, SRD). Tout achat sur Atos Origin s'entend dans une optique purement spéculative. Viser 40 euros (ATO, Comp. A, SRD).
La guerre livrée par le fonds dans ces dossiers est risquée. Nous sommes à l'achat sur Valeo dont les fondamentaux s'améliorent. Viser 37 euros (code : FR, Comp. A, SRD). Tout achat sur Atos Origin s'entend dans une optique purement spéculative. Viser 40 euros (ATO, Comp. A, SRD).
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