.

La baisse subie par les grandes valeurs du secteur a pris des proportions excessives. Les valorisations redeviennent attractives.
Massacre sur les valeurs automobiles
JÉRÔME MARMET |
JDF HEBDO | 07.06.2008 | Mise à jour : 12H04
S'il est un secteur d'activité qui a perdu la faveur des investisseurs depuis le début de l'année, c'est bien l'industrie automobile. A titre d'exemple, Renault, Michelin, Peugeot ou encore Valeo ont rétrogradé en Bourse dans des proportions importantes : respectivement de plus de 34 %, 30 %, 25 % et 14 %. Des reculs amplifiés par les dégradations de recommandation des analystes financiers, qui, les uns après les autres, ont abaissé leurs estimations de bénéfices à cause de l'impact de la hausse du prix des matières premières. Celles-ci constituent un poste de charges très lourd : plus de 15 % des coûts en moyenne chez les constructeurs automobiles, et plus de 30 % chez les équipementiers.
Or, les constructeurs n'ont que trois grands leviers pour compenser le renchérissement du coût des matières premières : l'amélioration de leurs conditions d'achats, l'accroissement des gains de productivité ou la réduction de leurs coûts et, enfin, la hausse des prix de vente des véhicules. Bien qu'ils se disent parfaitement en ligne avec leurs plans de relance, ils ont une marge de manoeuvre étroite dans le contexte actuel. En effet, les marchés automobiles en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord devraient continuer à baisser sur l'année. Si les chiffres d'immatriculations publiés en France pour le mois de mai ont fait apparaître une meilleure tenue des ventes chez Renault (+ 13,6 %) que chez PSA Peugeot Citroën (+ 3,7 %), les investisseurs doutent de la capacité du groupe dirigé par Carlos Ghosn à respecter son objectif annuel d'une progression d'au moins 10 % des volumes au niveau mondial. Un rythme deux fois supérieur à celui fixé par Christian Streiff chez Peugeot (+ 5 %).
Sur le long terme, l'automobile doit faire face à de nouveaux défis : l'explosion de la demande pour des véhicules à bas coût et pour des voitures plus respectueuses de l'environnement. Si, dans le premier cas, Renault fait la course en tête grâce à la Logan, Toyota, Fiat ou encore Volkswagen sortiront des modèles concurrents à partir de 2010.
Sur le deuxième point, les normes Euro V imposent de réduire davantage les émissions des gaz à effet de serre et les polluants des véhicules. Mais il faudra aller plus loin et concevoir des solutions 100 % propres. L'exemple de General Motors, qui a décidé d'arrêter la production de gros 4x4, montre bien que certains groupes vont devoir revoir complètement leur stratégie.
De fait, les modèles économiques les plus performants - comme ceux du haut de gamme de BMW - ne sont pas forcément ceux qui sortiront vainqueurs demain. Ce sont justement ces incertitudes, en plus de la mauvaise conjoncture, qui incitent à la prudence à l'égard de l'automobile.
Or, les constructeurs n'ont que trois grands leviers pour compenser le renchérissement du coût des matières premières : l'amélioration de leurs conditions d'achats, l'accroissement des gains de productivité ou la réduction de leurs coûts et, enfin, la hausse des prix de vente des véhicules. Bien qu'ils se disent parfaitement en ligne avec leurs plans de relance, ils ont une marge de manoeuvre étroite dans le contexte actuel. En effet, les marchés automobiles en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord devraient continuer à baisser sur l'année. Si les chiffres d'immatriculations publiés en France pour le mois de mai ont fait apparaître une meilleure tenue des ventes chez Renault (+ 13,6 %) que chez PSA Peugeot Citroën (+ 3,7 %), les investisseurs doutent de la capacité du groupe dirigé par Carlos Ghosn à respecter son objectif annuel d'une progression d'au moins 10 % des volumes au niveau mondial. Un rythme deux fois supérieur à celui fixé par Christian Streiff chez Peugeot (+ 5 %).
Sur le long terme, l'automobile doit faire face à de nouveaux défis : l'explosion de la demande pour des véhicules à bas coût et pour des voitures plus respectueuses de l'environnement. Si, dans le premier cas, Renault fait la course en tête grâce à la Logan, Toyota, Fiat ou encore Volkswagen sortiront des modèles concurrents à partir de 2010.
Sur le deuxième point, les normes Euro V imposent de réduire davantage les émissions des gaz à effet de serre et les polluants des véhicules. Mais il faudra aller plus loin et concevoir des solutions 100 % propres. L'exemple de General Motors, qui a décidé d'arrêter la production de gros 4x4, montre bien que certains groupes vont devoir revoir complètement leur stratégie.
De fait, les modèles économiques les plus performants - comme ceux du haut de gamme de BMW - ne sont pas forcément ceux qui sortiront vainqueurs demain. Ce sont justement ces incertitudes, en plus de la mauvaise conjoncture, qui incitent à la prudence à l'égard de l'automobile.
NOTRE CONSEIL
Investir sur le secteur automobile revient aujourd'hui à parier sur le long terme. Des opportunités existent car beaucoup de titres s'échangent sur la base de ratios de valorisation attrayants. Peugeot (code : UG) est aujourd'hui notre valeur préférée car elle décote de 25 % par rapport aux fonds propres. Viser 65 euros. Renault (code : RNO) et Valeo (code : FR) sont plus spéculatifs. Michelin (code : ML) sera conservé mais avec un objectif abaissé à 70 euros. Enfin, on restera à l'écart de Faurecia (code : EO).
Investir sur le secteur automobile revient aujourd'hui à parier sur le long terme. Des opportunités existent car beaucoup de titres s'échangent sur la base de ratios de valorisation attrayants. Peugeot (code : UG) est aujourd'hui notre valeur préférée car elle décote de 25 % par rapport aux fonds propres. Viser 65 euros. Renault (code : RNO) et Valeo (code : FR) sont plus spéculatifs. Michelin (code : ML) sera conservé mais avec un objectif abaissé à 70 euros. Enfin, on restera à l'écart de Faurecia (code : EO).
.










