.
.
Energie
.
EDF EN
C.S. |
JDF HEBDO | 07.06.2008 | Mise à jour : 12H04
NOTRE CONSEILAchat
L'euphorie boursière qui a entouré pendant des mois les énergies nouvelles est retombée. Mais
la filiale d'EDF possède un vrai modèle de développement qui
séduit au-delà des effets de mode.
Si les énergies nouvelles restent un thème porteur sur un plan politique, pour des raisons aussi bien liées à l'indépendance énergétique des pays occidentaux qu'à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, elles ne suscitent plus la ferveur des investisseurs. L'introduction en Bourse cette semaine de la filiale éolienne de l'énergéticien portugais EDP a certes rencontré un franc succès, l'offre étant sursouscrite plusieurs fois, mais le titre a clôturé sur un fort repli (- 4,37 %) à l'issue de sa première journée de cotation. L'opération n'a eu par ailleurs aucun effet d'entraînement sur les autres valeurs d'électricité verte. EDF EN est ainsi resté quasi stable sur la semaine. Qu'importe, l'apparition en Bourse de concurrents donne de la visibilité au secteur.
Or EDF EN ne manque pas d'atouts à faire valoir. Avec des capacités de production éoliennes installées de 1.218 MW (871,4 MW en propre) à la fin du mois de décembre, et des parcs éoliens représentant un total de 1.095 MW (630 MW net) en cours de construction, le plan de marche du groupe portant sur une capacité de production installée de 3.000 MW à l'horizon de 2011 suit son cours.
D'autre part, EDF EN, outre les biocarburants de deuxième génération, fonde de grandes ambitions dans l'énergie solaire.
La société compte construire des fermes au sol pour une capacité supérieure à 400 MW, en France et aux Etats-Unis, mais, surtout, au travers d'EDF ENR, sa nouvelle coentreprise avec EDF, proposer des offres d'équipements intégrés au bâti. Un marché qu'il considère comme gigantesque et qui devrait décoller à partir de 2011-2012.
Autant de perspectives que le cours de Bourse n'intègre plus pleinement. La raison : les investisseurs restent pour l'heure focalisés sur la question de la reconduction du dispositif de crédit d'impôt accordé aux Etats-Unis pour les projets éoliens, qui vient à échéance à la fin de l'année. Or la situation est pour l'heure bloquée. Mais il ne fait guère de doute que le mécanisme de subvention sera renouvelé, une fois le nouveau locataire de la Maison Blanche installé. Soit au début de 2009.
.