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Agrochimie
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Vilmorin
Catherine Rekik |
JDF HEBDO | 07.06.2008 | Mise à jour : 12H04
NOTRE CONSEILPrise partielle de bénéfices
Le groupe a émis des Océanes pour un montant de 150 millions d'euros afin d'avoir un plus
de flexibilité financière. Malgré
une valorisation élevée, le titre reste très recherché par les investisseurs. Nous maintenons notre conseil de prise partielle de bénéfices au-dessus de 120 euros.
Qui a dit qu'il était difficile de lever des fonds sur le marché actuellement ? Si la situation est avérée pour de nombreuses PME, c'est loin d'être le cas pour le numéro quatre mondial des semences. La société clermontoise, qui avait lancé le 29 mai une émission d'Océanes pour un montant de 130 millions, a récolté au total 150 millions. L'opération a pour but de renforcer la structure financière et de lui permettre d'accélérer ses projets de développement, avec sans doute une opération de croissance externe à la clé. Les dirigeants n'ont d'ailleurs pas caché leurs ambitions en la matière. L'international constitue un important relais de croissance et l'Asie pourrait receler de belles opportunités. Reste le problème des valorisations. Aujourd'hui, avec la flambée des prix des matières agricoles et l'augmentation des revenus des agriculteurs, toutes les valeurs du secteur sont très recherchées et se paient souvent très chères.
Pour preuve, au cours actuel, Vilmorin capitalise 28,5 fois notre estimation de profits pour 2007/2008 (exercice clos le 30 juin) et 26 fois 2008/2009. Ce qui reste raisonnable si on le compare au leader mondial du secteur, l'américain Monsanto, qui affiche un PER 2008 de près de 40 fois !
Par ailleurs, la direction, qui avait annoncé l'an dernier la cession des activités de semences potagères grand public, a donné récemment plus de détails sur le sujet. Cette branche va être cédée en trois fois : les activités française et polonaise au groupe Plan SAS sur la base d'une valeur d'entreprise de 60 millions d'euros, les activités allemande et britannique faisant l'objet quant à elles de deux négociations distinctes qui devraient aboutir d'ici à la fin de l'année.
Ces opérations auront à moyen terme un impact positif sur la marge opérationnelle du groupe.
Pour l'exercice qui s'achèvera le 30 juin, et après que les dirigeants aient relevé à deux reprises leurs prévisions de croissance, nous anticipons un chiffre d'affaires de 874 millions d'euros et un bénéfice net de 59 millions.
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