Services informatiques
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Osiatis
O.A. |
JDF HEBDO | 07.06.2008 | Mise à jour : 12H04
NOTRE CONSEIL
AchatLe premier trimestre de la SSII est décevant, avec une croissance du chiffre d'affaires limitée à 1,1 %. La direction se veut rassurante pour les prochains trimestres. Nous restons acheteurs de la valeur en raison de la faible valorisation et du côté spéculatif de l'affaire. Notre objectif de cours est néanmoins abaissé à 5 euros.
AchatLe premier trimestre de la SSII est décevant, avec une croissance du chiffre d'affaires limitée à 1,1 %. La direction se veut rassurante pour les prochains trimestres. Nous restons acheteurs de la valeur en raison de la faible valorisation et du côté spéculatif de l'affaire. Notre objectif de cours est néanmoins abaissé à 5 euros.
Justement, Osiatis a connu un début d'année décevant, avec un chiffre d'affaires en croissance de seulement 1,1 %, à 60,2 millions d'euros. Le coeur de métier du groupe, l'infogérance, a enregistré une croissance de 3,5 % en France. Mais le pôle nouvelles technologies a pesé sur la performance globale.
Osiatis a dû faire face à deux types de difficultés. En premier lieu, le démarrage de certains projets a pris du retard. Ensuite, la société de services informatiques doit faire face comme l'ensemble de la profession aux tensions sur le recrutement. Quel que soit le discours officiel, Osiatis a nécessairement plus de mal à attirer des jeunes talents que les grands du secteur, ne serait-ce qu'en raison des salaires proposés. En dépit de ces difficultés, la société a recruté 174 nouveaux ingénieurs au premier trimestre.
La SSII prévoit une accélération de la croissance au cours des prochains trimestres.
Pour le moment, le groupe se dit préservé face aux prestations réalisées en offshore. Si les petites et moyennes entreprises hésitent à franchir le pas, les grands comptes n'en sont pas à leur coup d'essai.
Le dossier garde néanmoins des qualités. D'abord, la valorisation demeure modérée. La capitalisation ressort à 25 % du chiffre d'affaires attendu cette année, contre 33 % pour GFI Informatique, par exemple.
Autre point intéressant, Butler Capital Partners détient 41,72 % du capital. Le fonds d'investissement n'a pas vocation à rester indéfiniment dans le tour de table.
Enfin, Osiatis avait dit après les résultats annuels envisager de réaliser deux nouvelles acquisitions de taille modérée. C'est un point positif dans la mesure où les dirigeants disposent d'un vrai savoir-faire dans ce domaine.











