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Biens d'équipement
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Cnim
Christelle Donger |
JDF HEBDO | 14.06.2008 | Mise à jour : 19H49
NOTRE CONSEILPrendre des bénéfices
Après un exercice 2007 décevant en termes de résultats, Cnim
se montre prudent sur ses perspectives en 2008. Le titre risque de rester sous pression
dans l'attente des premières signes d'amélioration de la rentabilité.
Depuis l'annonce, il y a quatre mois, de l'acquisition prometteuse du groupe Bertin, Cnim peine à poursuivre son rebond en Bourse, testant régulièrement le seuil de 80 euros sans grande réussite.
L'équipementier dispose pourtant d'une bonne visibilité sur son activité au regard d'un solide carnet de commandes de 754 millions d'euros (plus de seize mois de facturations), sans compter les deux importants contrats relatifs à la construction d'un centre de traitement des déchets dans l'Etat de Bahreïn et d'un incinérateur d'ordures en Azerbaïdjan. Après une hausse de 31,2 % des recettes au premier trimestre (157 millions d'euros), les dirigeants anticipent sereinement un
« bon niveau de chiffre d'affaires » en 2008.
Là où le bât blesse, c'est que le groupe reste très prudent sur son potentiel d'amélioration de ses résultats en 2008. Ce manque de visibilité a de quoi laisser le marché dans l'expectative, d'autant que les comptes 2007 se sont soldés par des performances inférieures aux attentes. Rappelons que le bénéfice net, qui était initialement prévu stable, est ressorti à 35,7 millions d'euros, en recul de 30 % hors plus-values de cession de 21 millions d'euros. La marge nette est revenue de 4 % à 2,6 % du chiffre d'affaires global (555,32 millions).
Cette année, Cnim devrait encore faire face à des problèmes de rentabilité. Son pôle transports restera notamment déficitaire en raison de la montée en puissance plus longue que prévu de sa jeune usine de production en Chine. Par ailleurs, la branche énergie devrait enregistrer de nouvelles provisions pour des surcoûts relatifs à un contrat d'équipement d'une usine d'enrichissement nucléaire du groupe Areva.
Il est dès lors à espérer que les synergies issues du groupe Bertin (50 millions de revenus annuels et 6 % de marge opérationnelle) portent rapidement leurs fruits. Dans cette attente, mieux vaut profiter du rebond de 17 % du titre depuis notre dernier conseil d'achat en février pour prendre ses bénéfices.
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