Loisirs
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Rodriguez Group
Jérôme Marmet |
JDF HEBDO | 14.06.2008 | Mise à jour : 19H49
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écartLe plaisancier est pénalisé par la chute des ventes de bateaux d'occasion et par les dépréciations d'actifs. Les conditions pour un rebond du titre ne sont toujours pas réunies.
Rester à l'écartLe plaisancier est pénalisé par la chute des ventes de bateaux d'occasion et par les dépréciations d'actifs. Les conditions pour un rebond du titre ne sont toujours pas réunies.
Sur le premier semestre de l'exercice 2007/2008 (mois d'octobre à mars), le groupe avait déjà fait part d'une baisse de 12 % de son chiffre d'affaires, à 177 millions d'euros. Il a également accusé une forte dégradation de son résultat d'exploitation, tombé à 6,3 millions d'euros, contre 15,2 millions un an plus tôt à pareille époque. Quant au résultat net, il est passé de 8,1 millions à 2,8 millions d'euros.
Outre des conditions de marché plus difficiles, l'activité de vente de bateaux d'occasion continue de pénaliser fortement Rodriguez, même si des efforts ont été faits pour réduire le taux de reprise des bateaux d'occasion (dorénavant moins de 15 % du chiffre d'affaires, au lieu de 35 à 40 % les années précédentes). Mais le déstockage se fait au compte-gouttes et génère des pertes. En conséquence, la direction a été contrainte de passer de nouvelles provisions pour dépréciation.
Cependant, confortée par un carnet de commandes de 580 millions, en progression de 8 % par rapport à celui de l'an dernier, elle s'accroche toujours à son objectif annuel d'un chiffre d'affaires de 320 millions d'euros réalisé par la vente de bateaux neufs. Le plaisancier entend lancer d'ici à la fin de l'année une gamme de yachts de plus de 50 mètres en aluminium. Un choix qui ne convainc pas car ce sont actuellement les coques en composite qui ont le vent en poupe pour les bateaux de grande taille.
Depuis le début de l'année, l'action a perdu plus de la moitié de sa valeur et elle ne semble pas en mesure de rebondir durablement. Selon nous, Rodriguez pourrait même terminer l'exercice en cours en étant déficitaire. Quitte à jouer un acteur de la plaisance, mieux vaut se positionner sur Bénéteau. Le seul capable de tirer son épingle du jeu dans le contexte actuel.











