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Le Club Méditerranée croit dans la solidité de son modèle
JÉRÔME MARMET |
JDF HEBDO | 14.06.2008 | Mise à jour : 19H49
Rien ne semble devoir perturber l'optimisme affiché par les dirigeants du Club Méditerranée. Et surtout pas les incertitudes sur la conjoncture économique, balayées par Henri Giscard d'Estaing, le P-DG. « Dans un environnement actuellement incertain, les ménages font particulièrement attention au prix de leurs séjours. Or, avec sa formule tout compris, le Club offre une bonne visibilité pour des vacanciers désireux de contrôler leur budget. »
A mi-parcours de l'exercice 2007/2008, le Club Méditerranée s'avoue ainsi confiant sur ses perspectives annuelles (bien que non chiffrées) et sur la solidité de son modèle économique. Il faut dire que grâce à un bon niveau d'enneigement la saison d'hiver 2008 a tenu toutes ses promesses, avec un chiffre d'affaires en hausse de 12,6 %, à 944 millions d'euros, et surtout un gain net de 20.000 clients. Soit une accélération dans le retournement de tendance observé depuis l'été 2007. Date à laquelle le Club avait, pour la première fois depuis quatre ans, gagné plus de clients qu'il n'en avait perdu. En conséquence, le résultat opérationnel courant du pôle loisirs (qui intègre l'activité villages) a connu une forte amélioration (+ 61 %), à 30 millions d'euros. Seul bémol des comptes semestriels, le résultat net part du groupe est ressorti en perte de 10 millions d'euros, contre un bénéfice net de 1 million un an plus tôt, en raison de la moindre contribution du pôle immobilier (du fait des reports des ventes de murs d'hôtels). Mais le Club assure qu'il terminera l'exercice sur un résultat net positif. Lequel sera, il est vrai, dopé par des produits exceptionnels, car le groupe a conclu un accord pour vendre sa filiale Jet Tours au voyagiste britannique Thomas Cook et pour céder 80 % de sa participation dans son réseau de salles de sport, Club Med Gym. Ces deux opérations vont lui permettre de récupérer environ 100 millions d'euros. Outre le remboursement d'une partie de ses dettes, les fonds ainsi obtenus serviront à achever la fin du chantier de montée en gamme avec la rénovation des derniers villages concernés. Ainsi, après quatre années d'efforts et d'investissements qui ont obéré ses résultats (dans la mesure où les coûts liés à la rénovation d'un village se chiffrent entre 10 et 20 millions d'euros), le Club bénéficiera à la fin de l'exercice d'un parc de villages entièrement estampillé trois ou quatre tridents.
Certes, l'amélioration de certains indicateurs clés, comme le revenu par lit disponible (+ 8,3 % sur le semestre, à 105 euros la journée), montre que la montée en gamme est en train d'améliorer la capacité bénéficiaire du groupe, mais le plein effet de ce repositionnement se fait toujours attendre.
C'est justement sur sa capacité à faire croître ses bénéfices dans les prochains mois, et surtout à partir de l'an prochain, que le Club sera jugé par les marchés financiers. Pour assurer la montée pérenne de ses marges, l'exploitant de villages compte actionner différents leviers : la conquête de nouveaux marchés et de la clientèle des pays émergents, l'élargissement continue de son offre avec l'ouverture de nouveaux villages toujours plus luxueux (trois projets en catégorie cinq tridents), une accélération des ventes sur Internet...
Mais, au-delà des moyens déployés, c'est surtout l'environnement économique qu'il faut surveiller. Or, avec une hausse de 8,8 % de ses réservations pour l'été, le temps reste au beau fixe.
A mi-parcours de l'exercice 2007/2008, le Club Méditerranée s'avoue ainsi confiant sur ses perspectives annuelles (bien que non chiffrées) et sur la solidité de son modèle économique. Il faut dire que grâce à un bon niveau d'enneigement la saison d'hiver 2008 a tenu toutes ses promesses, avec un chiffre d'affaires en hausse de 12,6 %, à 944 millions d'euros, et surtout un gain net de 20.000 clients. Soit une accélération dans le retournement de tendance observé depuis l'été 2007. Date à laquelle le Club avait, pour la première fois depuis quatre ans, gagné plus de clients qu'il n'en avait perdu. En conséquence, le résultat opérationnel courant du pôle loisirs (qui intègre l'activité villages) a connu une forte amélioration (+ 61 %), à 30 millions d'euros. Seul bémol des comptes semestriels, le résultat net part du groupe est ressorti en perte de 10 millions d'euros, contre un bénéfice net de 1 million un an plus tôt, en raison de la moindre contribution du pôle immobilier (du fait des reports des ventes de murs d'hôtels). Mais le Club assure qu'il terminera l'exercice sur un résultat net positif. Lequel sera, il est vrai, dopé par des produits exceptionnels, car le groupe a conclu un accord pour vendre sa filiale Jet Tours au voyagiste britannique Thomas Cook et pour céder 80 % de sa participation dans son réseau de salles de sport, Club Med Gym. Ces deux opérations vont lui permettre de récupérer environ 100 millions d'euros. Outre le remboursement d'une partie de ses dettes, les fonds ainsi obtenus serviront à achever la fin du chantier de montée en gamme avec la rénovation des derniers villages concernés. Ainsi, après quatre années d'efforts et d'investissements qui ont obéré ses résultats (dans la mesure où les coûts liés à la rénovation d'un village se chiffrent entre 10 et 20 millions d'euros), le Club bénéficiera à la fin de l'exercice d'un parc de villages entièrement estampillé trois ou quatre tridents.
Certes, l'amélioration de certains indicateurs clés, comme le revenu par lit disponible (+ 8,3 % sur le semestre, à 105 euros la journée), montre que la montée en gamme est en train d'améliorer la capacité bénéficiaire du groupe, mais le plein effet de ce repositionnement se fait toujours attendre.
C'est justement sur sa capacité à faire croître ses bénéfices dans les prochains mois, et surtout à partir de l'an prochain, que le Club sera jugé par les marchés financiers. Pour assurer la montée pérenne de ses marges, l'exploitant de villages compte actionner différents leviers : la conquête de nouveaux marchés et de la clientèle des pays émergents, l'élargissement continue de son offre avec l'ouverture de nouveaux villages toujours plus luxueux (trois projets en catégorie cinq tridents), une accélération des ventes sur Internet...
Mais, au-delà des moyens déployés, c'est surtout l'environnement économique qu'il faut surveiller. Or, avec une hausse de 8,8 % de ses réservations pour l'été, le temps reste au beau fixe.
NOTRE CONSEIL
Renforcer à titre spéculatif. Objectif à 45 euros sous dix-mois. L'intérêt du titre réside avant tout dans le redressement attendu des profits (code : CU, Comp. B, SRD).
Renforcer à titre spéculatif. Objectif à 45 euros sous dix-mois. L'intérêt du titre réside avant tout dans le redressement attendu des profits (code : CU, Comp. B, SRD).
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