David GardnerDirecteur général d'Infogrames Entertainment
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« C'est une renaissance pour Infogrames »
PROPOS RECUEILLIS PAR ROMAIN GUEUGNEAU |
JDF HEBDO | 21.06.2008 | Mise à jour : 20H22
Vous qualifiez l'exercice 2007/2008, clos le 31 mars, d'exercice de transition. Quels en ont été les faits majeurs ?
Pour la première fois depuis 2003, nous sommes parvenus à enrayer la chute de l'activité. A l'issue de l'exercice 2007/2008, les ventes affichent un léger recul de 4,8 %. Une quasi-stabilisation du chiffre d'affaires donc, en dépit du décalage de lancement des titres phares Alone in the Dark et Dragon Ball Z. Le plan de restructuration « Atari Transformation », qui vise à simplifier l'organisation mondiale du groupe, sa forme juridique et sa structure de coûts, a produit ses premiers effets, notamment aux Etats-Unis. La perte nette a été divisée par deux. Autre événement majeur : la finalisation de la restructuration financière du groupe. Le montant des fonds propres a presque doublé, et la dette nette s'est muée en trésorerie nette positive. Notre capacité d'investissement en sort renforcée. Toutes les pièces du puzzle sont en place pour retrouver le chemin de la croissance et de la rentabilité.
Vous donnez un objectif de croissance du chiffre d'affaires de 12 à 18 % cette année, et vous prévoyez un retour à la rentabilité opérationnelle d'ici dix-huit mois. Comment y parvenir ?
Il s'agit d'abord de réduire la complexité du groupe. Le recentrage et la réorganisation du réseau international sont indispensables. Le groupe est trop dispersé. La culture de la croissance à tout prix, héritée des années 2000, est à proscrire. Des mesures ciblées de maîtrise des coûts devraient permettre dès cette année d'économiser 16 millions d'euros. La restructuration du bilan étant pratiquement achevée, nous souhaitons en outre accroître la discipline financière au sein du groupe, afin d'améliorer la rentabilité. L'optimisation du retour sur investissement dans le développement des jeux est une priorité. D'autant que nous souhaitons accélérer ce développement : d'ici à la fin de l'exercice, au moins 20 nouveaux jeux verront le jour, sans compter d'autres produits à venir qui feront prochainement l'objet d'annonces.
Comment Infogrames peut-il davantage tirer profit du boom du marché des jeux vidéo ?
Nous avons en effet la chance d'être présents dans un secteur en très forte croissance dont le potentiel est loin d'être épuisé. Le portefeuille de produits du groupe est important, avec des marques renommées, sur toutes les consoles, et sur lesquelles nous pouvons capitaliser. Mais nous comptons surtout augmenter nos investissements dans les jeux en ligne. Les règles de ce nouveau marché ne sont pas figées, il y a des places à prendre. Le business model est intéressant : le besoin en capitaux y est plus faible, la récurrence des revenus plus forte et les marges plus importantes. D'ici trois ans, les revenus tirés des jeux en ligne représenteront une part significative de notre activité. Cette réorientation stratégique passera probablement par des acquisitions ciblées ou par des partenariats ad hoc.
C'est un nouveau départ pour Infogrames ?
Une nouvelle équipe dirigeante est en place, épaulée par un conseil d'administration recomposé. La culture de gestion de l'entreprise change. Une stratégie à long terme a été dessinée. On peut dire que c'est une renaissance pour Infogrames. Cela ne sera pas facile. Mais les bonnes nouvelles devraient prendre le relais des mauvaises.
Pour la première fois depuis 2003, nous sommes parvenus à enrayer la chute de l'activité. A l'issue de l'exercice 2007/2008, les ventes affichent un léger recul de 4,8 %. Une quasi-stabilisation du chiffre d'affaires donc, en dépit du décalage de lancement des titres phares Alone in the Dark et Dragon Ball Z. Le plan de restructuration « Atari Transformation », qui vise à simplifier l'organisation mondiale du groupe, sa forme juridique et sa structure de coûts, a produit ses premiers effets, notamment aux Etats-Unis. La perte nette a été divisée par deux. Autre événement majeur : la finalisation de la restructuration financière du groupe. Le montant des fonds propres a presque doublé, et la dette nette s'est muée en trésorerie nette positive. Notre capacité d'investissement en sort renforcée. Toutes les pièces du puzzle sont en place pour retrouver le chemin de la croissance et de la rentabilité.
Vous donnez un objectif de croissance du chiffre d'affaires de 12 à 18 % cette année, et vous prévoyez un retour à la rentabilité opérationnelle d'ici dix-huit mois. Comment y parvenir ?
Il s'agit d'abord de réduire la complexité du groupe. Le recentrage et la réorganisation du réseau international sont indispensables. Le groupe est trop dispersé. La culture de la croissance à tout prix, héritée des années 2000, est à proscrire. Des mesures ciblées de maîtrise des coûts devraient permettre dès cette année d'économiser 16 millions d'euros. La restructuration du bilan étant pratiquement achevée, nous souhaitons en outre accroître la discipline financière au sein du groupe, afin d'améliorer la rentabilité. L'optimisation du retour sur investissement dans le développement des jeux est une priorité. D'autant que nous souhaitons accélérer ce développement : d'ici à la fin de l'exercice, au moins 20 nouveaux jeux verront le jour, sans compter d'autres produits à venir qui feront prochainement l'objet d'annonces.
Comment Infogrames peut-il davantage tirer profit du boom du marché des jeux vidéo ?
Nous avons en effet la chance d'être présents dans un secteur en très forte croissance dont le potentiel est loin d'être épuisé. Le portefeuille de produits du groupe est important, avec des marques renommées, sur toutes les consoles, et sur lesquelles nous pouvons capitaliser. Mais nous comptons surtout augmenter nos investissements dans les jeux en ligne. Les règles de ce nouveau marché ne sont pas figées, il y a des places à prendre. Le business model est intéressant : le besoin en capitaux y est plus faible, la récurrence des revenus plus forte et les marges plus importantes. D'ici trois ans, les revenus tirés des jeux en ligne représenteront une part significative de notre activité. Cette réorientation stratégique passera probablement par des acquisitions ciblées ou par des partenariats ad hoc.
C'est un nouveau départ pour Infogrames ?
Une nouvelle équipe dirigeante est en place, épaulée par un conseil d'administration recomposé. La culture de gestion de l'entreprise change. Une stratégie à long terme a été dessinée. On peut dire que c'est une renaissance pour Infogrames. Cela ne sera pas facile. Mais les bonnes nouvelles devraient prendre le relais des mauvaises.
NOTRE CONSEIL
Achat spéculatif pour viser 15 euros (code : IFG, Comp. B). Infogrames reprend son destin en main. La stratégie est intéressante. Reste désormais à tenir les objectifs définis.
Achat spéculatif pour viser 15 euros (code : IFG, Comp. B). Infogrames reprend son destin en main. La stratégie est intéressante. Reste désormais à tenir les objectifs définis.
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