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LE BLOG-NOTES DE L'ACTIONNAIRE
JDF HEBDO | 21.06.2008 | Mise à jour : 20H22
Monsieur,
J'ai pris connaissance avec intérêt des interrogations formulées à mon attention la semaine dernière.
Deuxième distributeur mondial et numéro un européen depuis plusieurs années, Carrefour n'a vraiment pas à rougir de sa destinée, depuis les Trente Glorieuses auxquelles vous faisiez allusion dans votre lettre. Certes, les temps ont changé, à commencer par les modes de consommation. Notre rôle et notre force sont précisément d'anticiper et d'adapter nos magasins aux attentes de nos clients. La stratégie que nous mettons en oeuvre depuis trois ans est au service du client et se traduit par la mise en place de nouveaux concepts commerciaux sous la marque Carrefour. Cette dynamique est partagée par l'ensemble de notre groupe et se traduit dans nos résultats. En 2007, la croissance de notre chiffre d'affaires s'est accélérée pour la troisième année consécutive et nous sommes confiants pour l'atteinte de nos objectifs 2008.
Avant de répondre à vos questions, permettez-moi de vous dire que je suis fier d'appartenir au groupe Carrefour. Je suis fier d'exercer ce métier de commerçant et de travailler aux côtés d'hommes et de femmes qui se mobilisent chaque jour pour nos clients. Je suis fier également d'être un enfant madrilène qui porte aujourd'hui, dans 30 pays, le drapeau de Carrefour, champion français de la distribution, apprécié et respecté de ses clients, de ses collaborateurs et de ses partenaires.
Pour en revenir à vos questions, la première évoquait la décision du conseil de surveillance de modifier les statuts du groupe pour le transformer en société à conseil d'administration. Il est en effet aujourd'hui important d'adopter une structure de gouvernance adaptée à l'accélération de la mise en oeuvre de la stratégie. Le rôle du conseil d'administration sera de représenter l'intérêt de l'ensemble des actionnaires. Ensemble, nous devrons définir le cadre stratégique pour l'entreprise. Mon rôle, en tant que directeur général, sera ensuite d'assurer la conduite opérationnelle du groupe en m'appuyant sur une équipe exécutive élargie qui m'accompagnera dans la réalisation de nos objectifs. Dans de nombreuses entreprises, ce partage des rôles entre conseil d'administration et directeur général a fait ses preuves et il me semble aujourd'hui le plus approprié aux enjeux du groupe.
Dans votre deuxième question, vous évoquiez la performance de nos hypermarchés. Je tiens à vous rappeler que le groupe Carrefour tire sa force de son réseau multiformat. En France, nous avons plus de 5.000 points de vente, et, parmi eux, 218 hypermarchés. L'hypermarché est un format puissant, adossé à une marque forte. Mais sur ce marché mature, il doit en effet être adapté pour répondre aux évolutions économiques et aux nouveaux modes de consommation, et ainsi satisfaire nos clients. C'est ce que nous sommes en train de faire en déployant notre nouveau modèle commercial. Pour nos supermarchés, le projet Carrefour Market, que nous testons, procède du même objectif. Bien plus qu'un simple changement d'enseignes, ce projet est un véritable programme de transformation commerciale destiné à offrir à nos clients des magasins sur mesure, au plus près de leurs besoins.
Concernant l'immobilier, je peux vous affirmer que nos convictions et notre stratégie restent inchangées : nous souhaitons garder le contrôle de nos actifs qui sont au coeur de notre modèle de croissance. En revanche, nous voulons faire du développement immobilier un véritable deuxième métier. Nous n'écartons pas l'invitation, sous une forme ou sous une autre, d'investisseurs tiers au capital de notre foncière européenne, mais pas à n'importe quel prix.
Pour finir, je voudrais rappeler que le groupe Carrefour dispose de solides atouts pour relever tous les défis qui s'offrent à lui, le premier d'entre eux étant ses 490.000 collaborateurs qui se mobilisent chaque jour à travers le monde pour satisfaire les attentes de nos clients, et que j'accorde une importance particulière à la création de valeur pour l'ensemble des actionnaires.
En espérant, par ces quelques mots, avoir levé vos interrogations, je vous prie de croire, Monsieur, à l'expression de ma plus haute considération.
J'ai pris connaissance avec intérêt des interrogations formulées à mon attention la semaine dernière.
Deuxième distributeur mondial et numéro un européen depuis plusieurs années, Carrefour n'a vraiment pas à rougir de sa destinée, depuis les Trente Glorieuses auxquelles vous faisiez allusion dans votre lettre. Certes, les temps ont changé, à commencer par les modes de consommation. Notre rôle et notre force sont précisément d'anticiper et d'adapter nos magasins aux attentes de nos clients. La stratégie que nous mettons en oeuvre depuis trois ans est au service du client et se traduit par la mise en place de nouveaux concepts commerciaux sous la marque Carrefour. Cette dynamique est partagée par l'ensemble de notre groupe et se traduit dans nos résultats. En 2007, la croissance de notre chiffre d'affaires s'est accélérée pour la troisième année consécutive et nous sommes confiants pour l'atteinte de nos objectifs 2008.
Avant de répondre à vos questions, permettez-moi de vous dire que je suis fier d'appartenir au groupe Carrefour. Je suis fier d'exercer ce métier de commerçant et de travailler aux côtés d'hommes et de femmes qui se mobilisent chaque jour pour nos clients. Je suis fier également d'être un enfant madrilène qui porte aujourd'hui, dans 30 pays, le drapeau de Carrefour, champion français de la distribution, apprécié et respecté de ses clients, de ses collaborateurs et de ses partenaires.
Pour en revenir à vos questions, la première évoquait la décision du conseil de surveillance de modifier les statuts du groupe pour le transformer en société à conseil d'administration. Il est en effet aujourd'hui important d'adopter une structure de gouvernance adaptée à l'accélération de la mise en oeuvre de la stratégie. Le rôle du conseil d'administration sera de représenter l'intérêt de l'ensemble des actionnaires. Ensemble, nous devrons définir le cadre stratégique pour l'entreprise. Mon rôle, en tant que directeur général, sera ensuite d'assurer la conduite opérationnelle du groupe en m'appuyant sur une équipe exécutive élargie qui m'accompagnera dans la réalisation de nos objectifs. Dans de nombreuses entreprises, ce partage des rôles entre conseil d'administration et directeur général a fait ses preuves et il me semble aujourd'hui le plus approprié aux enjeux du groupe.
Dans votre deuxième question, vous évoquiez la performance de nos hypermarchés. Je tiens à vous rappeler que le groupe Carrefour tire sa force de son réseau multiformat. En France, nous avons plus de 5.000 points de vente, et, parmi eux, 218 hypermarchés. L'hypermarché est un format puissant, adossé à une marque forte. Mais sur ce marché mature, il doit en effet être adapté pour répondre aux évolutions économiques et aux nouveaux modes de consommation, et ainsi satisfaire nos clients. C'est ce que nous sommes en train de faire en déployant notre nouveau modèle commercial. Pour nos supermarchés, le projet Carrefour Market, que nous testons, procède du même objectif. Bien plus qu'un simple changement d'enseignes, ce projet est un véritable programme de transformation commerciale destiné à offrir à nos clients des magasins sur mesure, au plus près de leurs besoins.
Concernant l'immobilier, je peux vous affirmer que nos convictions et notre stratégie restent inchangées : nous souhaitons garder le contrôle de nos actifs qui sont au coeur de notre modèle de croissance. En revanche, nous voulons faire du développement immobilier un véritable deuxième métier. Nous n'écartons pas l'invitation, sous une forme ou sous une autre, d'investisseurs tiers au capital de notre foncière européenne, mais pas à n'importe quel prix.
Pour finir, je voudrais rappeler que le groupe Carrefour dispose de solides atouts pour relever tous les défis qui s'offrent à lui, le premier d'entre eux étant ses 490.000 collaborateurs qui se mobilisent chaque jour à travers le monde pour satisfaire les attentes de nos clients, et que j'accorde une importance particulière à la création de valeur pour l'ensemble des actionnaires.
En espérant, par ces quelques mots, avoir levé vos interrogations, je vous prie de croire, Monsieur, à l'expression de ma plus haute considération.
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