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Bull
Olivier Auberger |
JDF HEBDO | 21.06.2008 | Mise à jour : 20H22
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écartLa SSII acquiert CSB Consulting. Cette petite opération ne change pas la donne. Il est préférable de rester à l'écart.
Rester à l'écartLa SSII acquiert CSB Consulting. Cette petite opération ne change pas la donne. Il est préférable de rester à l'écart.
Au sein de Bull, Rémy de Ricou, responsable du développement, défend les bienfaits de cette opération. « Nous repartons à la conquête du marché belge, avec un objectif de croissance à deux chiffres. Cette transaction s'inscrit dans le cadre du développement des services, qui représentent 40 % de l'activité totale du groupe. » Par ailleurs, CSB Consulting est nettement plus rentable que Bull. La transaction se fera avec des paiements étalés, ce qui devrait permettre de préserver la motivation des dirigeants qui rejoignent Bull. « Les activités de services sont très dépendantes des personnes en place. Nous voulons nous assurer que le rapprochement sera satisfaisant sur ce plan. Cela fait plusieurs années que nous travaillons avec CSB et cela nous rend optimistes », souligne encore Rémy de Ricou.
En attendant, l'actionnaire minoritaire reste pris au piège. La valorisation de Bull est désespérante. La capitalisation boursière ressort à seulement 235 millions d'euros, alors que le groupe disposait fin décembre de 192 millions d'euros de trésorerie nette. Le cours de Bourse ne tient pas compte non plus des reports déficitaires fiscaux. Dans son dernier rapport annuel, Bull les chiffrait à 1,93 milliard d'euros. Ils sont le fruit des multiples années de pertes qu'a connues le groupe.
Le tour de table lui aussi tarde à évoluer. France Télécom reste le premier actionnaire, avec environ 10 % des parts, tandis que Deutsche Bank et JPMorgan détiennent chacun plus de 5 % du capital. Mais ils semblent tous se désintéresser de l'affaire. En l'absence de nouvelles particulières, l'action risque encore de souffrir. D'autant que nous préférons nous montrer prudents sur l'évolution de la rentabilité de Bull. Notre estimation de bénéfice net pour 2008 (14 millions d'euros) est ainsi capitalisée pas moins de 16,5 fois par le cours de Bourse actuel. En conclusion, nous recommandons de rester à l'écart de la valeur.











