Banques
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Crédit Agricole
Roland Laskine |
JDF HEBDO | 21.06.2008 | Mise à jour : 20H22
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écartLa visibilité n'est pas assez bonne pour revenir à l'achat. Les actionnaires ont en revanche intérêt à souscrire à l'augmentation de capital. Objectif : 15 euros.
Rester à l'écartLa visibilité n'est pas assez bonne pour revenir à l'achat. Les actionnaires ont en revanche intérêt à souscrire à l'augmentation de capital. Objectif : 15 euros.
Nous recommandons aux non- actionnaires du groupe de rester à l'écart et aux actionnaires actuels d'exercer leurs droits préférentiels de souscription (une action nouvelle pour trois anciennes). Avec un cours revenu à 13,2 euros, la perspective de souscrire à 10,60 euros se révèle moins attrayante qu'au moment du lancement de l'opération, mais en procédant de la sorte vous ne serez pas dilué au sein du capital, ce qui est loin d'être négligeable.
Compte tenu des risques qui planent sur le secteur bancaire, il est un peu tôt pour revenir en toute confiance à l'achat sur le titre. Les banques américaines pourraient avoir à lever 65 milliards de dollars de fonds propres supplémentaires et, en Europe, UBS pourrait devoir déprécier de nouveau ses actifs de 5 milliards de francs suisses. En plus de la crise des crédits immobiliers accordés à des ménages américains insolvables (les subprimes), les banques sont maintenant menacées par la crise des rehausseurs de crédit.
Si ces établissements spécialisés dans la garantie des emprunts obligataires adossés à des crédits venaient à défaillir, il faudrait procéder à de nouvelles dépréciations d'actifs, qui s'imputeraient sur les fonds propres des banques. Bien que le Crédit Agricole soit aujourd'hui bien doté, la Banque verte a peu de chances d'échapper à un mouvement de défiance général à l'égard du secteur financier. Surtout à un moment où les activités de crédit ralentissent et où les sources de profit sur les marchés financiers sont plus aléatoires. Compte tenu de l'augmentation de capital, qui portera le nombre de titres à 2,22 milliards, une baisse du bénéfice par action paraît inévitable cette année, en sachant que le niveau de profit par action de 2007 ne sera sans doute pas rattrapé avant 2010, voire au-delà. Il faut aussi se préparer à un recul du dividende, en oubliant pour de longues années le coupon de 1,2 euro versé le mois dernier.











