Travail temporaire
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Synergie
Jérôme Marmet |
JDF HEBDO | 21.06.2008 | Mise à jour : 20H22
NOTRE CONSEIL
Achat spéculatifCe petit spécialiste de l'intérim poursuit son développement à un rythme soutenu. Les résultats devraient à nouveau progresser fortement sur l'année. L'action n'est pas chère. Viser 30 euros.
Achat spéculatifCe petit spécialiste de l'intérim poursuit son développement à un rythme soutenu. Les résultats devraient à nouveau progresser fortement sur l'année. L'action n'est pas chère. Viser 30 euros.
« Nous avons ressenti sur les deux derniers mois un petit tassement de la croissance en France, mais rien d'inquiétant. D'ailleurs, les choses sont en train de se stabiliser », avoue le président, Daniel Augereau. Et d'ajouter : « Nous devrions à nouveau doubler nos facturations sur nos activités de placement, de conseil et de formation. » Celles-ci ont rapporté l'an passé 12 millions d'euros de chiffre d'affaires, mais surtout elles permettent au groupe de toucher des honoraires, ce qui a un impact très positif sur les marges. Bref, la direction promet à nouveau une forte amélioration des résultats sur 2008 (après un bénéfice net en hausse de 80 % l'an dernier, à 40,1 millions) et elle table sur une marge opérationnelle de 5 % d'ici deux ou trois ans (3,7 % l'an dernier).
Grâce à un portefeuille de clients très atomisé et constitué pour les deux tiers de PME-PMI, Synergie n'est pas dépendant d'un client en particulier, et s'estime peu sensible aux aléas de la conjoncture. D'autant que la société est en plein essor à l'international, où elle multiplie les acquisitions ciblées, dont la dernière en date est celle du suisse Interactif Conseils en Personnel, au mois de mars. En conséquence, la part des revenus réalisés à l'international devrait grimper d'ici trois ans de 33 % à 50 %.
Capitalisant moins de 6 fois notre estimation de bénéfices en 2008 (54 millions d'euros), le titre peut être mis en portefeuille dans une optique spéculative. A la fois pour miser sur la forte amélioration des résultats, mais aussi, à plus long terme, pour jouer la consolidation du secteur. De par sa taille, Synergie fait figure de cible idéale pour un grand nom du secteur comme Adecco. Dans l'immédiat, le groupe, fort de son absence de dettes, est en passe de conclure une nouvelle acquisition en Allemagne.
Enfin, le groupe évolue sur un créneau porteur. Du fait de la levée progressive des contraintes réglementaires, le marché du travail temporaire en Europe comptera 5 millions de salariés à l'horizon 2012, contre 3,3 millions en 2006. En attendant, Synergie paiera le 27 juin un dividende de 0,70 euro par action (en hausse de 75 % sur un an), ce qui fait ressortir un rendement non négligeable de 3,6 % sur la base des cours actuels.









