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Le CAC 40 au tapis après une série de mauvaises nouvelles
Pétrole au plus haut, tensions sur l'eurodollar et les taux... Les investisseurs font face à une situation tendue
OLIVIER AUBERGER |
JDF HEBDO | 28.06.2008 | Mise à jour : 19H46
CHUTE. Semaine difficile pour le CAC 40. L'indice parisien a touché un nouveau plancher annuel le vendredi 27 juin, à 4.348 points. Chez les professionnels, le moral est au plus bas. « Nous voyons bien que la sphère financière a fini par contaminer la sphère réelle. Le doute s'instaure chez les entreprises et les consommateurs aux Etats-Unis et en Europe », soupire Olivier Machou, directeur général de Finance SA. Dans ce marché baissier, le gérant préfère garder des liquidités et estime qu'il est trop tôt pour revenir à l'achat.
De toute évidence, les sérieux problèmes des banques continuent à inquiéter. «Je suis surpris par l'ampleur des difficultés. Les banques se précipitent pour lever des fonds. C'est inquiétant », estime encore Olivier Machou. Il est clair que la chute de Fortis jeudi (- 18,8 %) a marqué les esprits. Et que dire de la dégringolade de Dexia, qui ne vaut plus que 10 euros ? La banque franco-belge est victime des difficultés de sa filiale américaine FSA. Des fonds spéculatifs misent d'ailleurs sur sa faillite.
De manière globale, les spéculateurs à la baisse font leur miel de ces incertitudes. Dans un courrier adressé à ses clients, David Karsbol, stratégiste en chef de la banque danoise Saxo Bank, les appelait à vendre à découvert de nombreux établissements financiers comme Barclays ou ING.
Pour ne rien arranger, les prix du pétrole s'envolent. Le baril a touché un nouveau record à plus de 142 dollars vendredi après- midi. Le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a souligné que le prix du baril pourrait atteindre 150 à 170 dollars pendant l'été. Cela risque bien sûr d'alimenter les tensions inflationnistes.
Or, l'inflation est déjà une source d'inquiétude. Elle conduit la BCE à rester très vigilante sur les taux, ce qui n'est guère favorable au marché actions.
Dans ce climat détestable, il n'y a plus de valeurs refuges. « Le marché ne fait pas de distinction entre les sociétés. Nous n'avons pas de visibilité sur le rebond, mais il faut profiter de la période actuelle pour faire le ménage dans les portefeuilles. Autant vendre maintenant les valeurs auxquelles on ne croit plus et acheter des sociétés solides et peu valorisées », explique Marc Girault, gérant chez HMG Finance.
En attendant, certaines valeurs enregistrent de très lourdes chutes. Pour preuve, une valeur comme Carrefour, censée être défensive, a plongé de plus de 16 % en cinq séances. Le groupe de distribution anticipe désormais que son résultat opérationnel va augmenter au même rythme que son chiffre d'affaires. Auparavant, il tablait sur une croissance supérieure. Dans le sillage de son concurrent, Casino a perdu plus de 8 %.
Dans l'immobilier, le massacre continue. Nexity a chuté de plus de 12 %. Signe de la défiance des marchés, le promoteur immobilier ne vaut même plus la moitié de ses fonds propres. Les vives tensions sur le crédit associées aux craintes sur les prix de l'immobilier conduisent les investisseurs à la plus grande prudence.
Au sein du CAC 40, Vallourec fait partie des rares valeurs en hausse sur les dernières séances. Porté par des prix du pétrole explosifs et des avis favorables de nombreux courtiers, le spécialiste mondial des tubes sans soudure a encore gagné près de 5 %, pour s'échanger à près de 220 euros.
De toute évidence, les sérieux problèmes des banques continuent à inquiéter. «Je suis surpris par l'ampleur des difficultés. Les banques se précipitent pour lever des fonds. C'est inquiétant », estime encore Olivier Machou. Il est clair que la chute de Fortis jeudi (- 18,8 %) a marqué les esprits. Et que dire de la dégringolade de Dexia, qui ne vaut plus que 10 euros ? La banque franco-belge est victime des difficultés de sa filiale américaine FSA. Des fonds spéculatifs misent d'ailleurs sur sa faillite.
De manière globale, les spéculateurs à la baisse font leur miel de ces incertitudes. Dans un courrier adressé à ses clients, David Karsbol, stratégiste en chef de la banque danoise Saxo Bank, les appelait à vendre à découvert de nombreux établissements financiers comme Barclays ou ING.
Pour ne rien arranger, les prix du pétrole s'envolent. Le baril a touché un nouveau record à plus de 142 dollars vendredi après- midi. Le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a souligné que le prix du baril pourrait atteindre 150 à 170 dollars pendant l'été. Cela risque bien sûr d'alimenter les tensions inflationnistes.
Or, l'inflation est déjà une source d'inquiétude. Elle conduit la BCE à rester très vigilante sur les taux, ce qui n'est guère favorable au marché actions.
Dans ce climat détestable, il n'y a plus de valeurs refuges. « Le marché ne fait pas de distinction entre les sociétés. Nous n'avons pas de visibilité sur le rebond, mais il faut profiter de la période actuelle pour faire le ménage dans les portefeuilles. Autant vendre maintenant les valeurs auxquelles on ne croit plus et acheter des sociétés solides et peu valorisées », explique Marc Girault, gérant chez HMG Finance.
En attendant, certaines valeurs enregistrent de très lourdes chutes. Pour preuve, une valeur comme Carrefour, censée être défensive, a plongé de plus de 16 % en cinq séances. Le groupe de distribution anticipe désormais que son résultat opérationnel va augmenter au même rythme que son chiffre d'affaires. Auparavant, il tablait sur une croissance supérieure. Dans le sillage de son concurrent, Casino a perdu plus de 8 %.
Dans l'immobilier, le massacre continue. Nexity a chuté de plus de 12 %. Signe de la défiance des marchés, le promoteur immobilier ne vaut même plus la moitié de ses fonds propres. Les vives tensions sur le crédit associées aux craintes sur les prix de l'immobilier conduisent les investisseurs à la plus grande prudence.
Au sein du CAC 40, Vallourec fait partie des rares valeurs en hausse sur les dernières séances. Porté par des prix du pétrole explosifs et des avis favorables de nombreux courtiers, le spécialiste mondial des tubes sans soudure a encore gagné près de 5 %, pour s'échanger à près de 220 euros.
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