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Metrologic Group
Olivier Auberger |
JDF HEBDO | 28.06.2008 | Mise à jour : 19H46
NOTRE CONSEIL
Achat spéculatifLa société a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires et de sa marge nette au premier semestre. Elle fait face à un environnement difficile, mais en profite pour faire des acquisitions ciblées.
Achat spéculatifLa société a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires et de sa marge nette au premier semestre. Elle fait face à un environnement difficile, mais en profite pour faire des acquisitions ciblées.
Dans le même temps, Metrologic a logiquement accusé une dégradation de sa rentabilité. La marge nette est ressortie tout de même au niveau confortable de 37 %.
Au-delà de ces résultats semestriels, la communauté financière souhaitait en savoir plus sur les acquisitions réalisées récemment.
Philippe Cimadomo, P-DG et premier actionnaire de Metrologic, avait confié son désir de se renforcer dans les services. Le groupe a d'abord pris 60 % du capital de l'américain ATT Metrology. Cette société est bien positionnée dans l'optique. Elle devrait générer cette année 8,9 millions de dollars de chiffre d'affaires et dégager une marge nette de 14 %. Nous jugeons que le prix payé de 5,4 millions de dollars est raisonnable. D'autant que Metrologic a une option d'achat sur les 40 % du capital restant.
Outre cette acquisition aux Etats-Unis, Metrologic s'est aussi renforcé en France en achetant l'activité de prestation de services de Metrolec & CMA. Le montant de la transaction s'élève à 1,25 million d'euros. Cette filiale devrait réaliser environ 3,8 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008. Philippe Cimadomo est confiant dans sa capacité à en faire une structure rentable.
En tenant compte de l'élargissement du périmètre de Metrologic, le chiffre d'affaires devrait atteindre 26 millions d'euros à fin septembre, pour une marge nette de 37 %.
Nous avons le sentiment que Metrologic est parvenu à bien résister dans un environnement compliqué. Philippe Cimadomo ne cherche pas à cacher la vérité aux actionnaires. Le contexte risque de rester tendu encore quelque temps. « Lorsque nous appelons un géant de l'aéronautique comme Boeing, ils nous répondent qu'ils n'ont pas de budget à nous consacrer », souligne le P-DG de Metrologic. C'est évidemment un message négatif pour les ventes de licences.
En même temps, le groupe peut profiter de cette période de creux pour réaliser des acquisitions. De plus, il n'y a pas d'inquiétude sur sa pérennité. En effet, la trésorerie s'élève à 48,2 millions d'euros. C'est presque la moitié de la capitalisation boursière. Des achats spéculatifs peuvent donc être réalisés pour viser un retour vers les 30 euros.









