Pharmacie
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Stallergènes
Audrey Tonnelier |
JDF HEBDO | 28.06.2008 | Mise à jour : 19H46
NOTRE CONSEIL
Achat spéculatifL'approbation de l'Oralair permet au groupe d'accélérer ses projets et relance l'attrait spéculatif du dossier. Nous repassons à l'achat pour viser 67 euros.
Achat spéculatifL'approbation de l'Oralair permet au groupe d'accélérer ses projets et relance l'attrait spéculatif du dossier. Nous repassons à l'achat pour viser 67 euros.
Les dirigeants de Stallergènes comptent lancer l'Oralair en Allemagne « dans les prochaines semaines ». Ils vont aussi demander, par une procédure simplifiée, l'autorisation de commercialisation pour l'indication pédiatrique du médicament, d'ici à la fin de l'année. La commercialisation des versions adulte et enfant de l'Oralair dans le reste de l'Union européenne se fera ensuite par le biais d'une procédure de « reconnaissance mutuelle », vraisemblablement dans les mois à venir.
Cette approbation ouvre à Stallergènes la voie des Etats-Unis, premier marché pharmaceutique mondial. La société française re-cherche pour cela un partenaire outre-Atlantique, avec lequel les dirigeants ont clairement indiqué qu'ils pourraient passer un accord capitalistique. Sachant que Wendel détient toujours 47 % du tour de table de Stallergènes. Certains analystes estiment qu'un accord avec un laboratoire américain pourrait intervenir dès le second semestre de cette année. En cas de rachat de la participation de Wendel, l'acquéreur serait tenu de lancer une OPA sur Stallergènes.
Concernant l'impact de l'Oralair dans les comptes, il devrait être marginal en 2008, mais certains analystes l'estiment entre 80 et 100 millions d'euros de chiffre d'affaires additionnel en 2012 pour le seul continent européen. Le marché de la désensibilisation par comprimés, sur lequel Stallergènes occupe la deuxième place derrière le danois ALK Abello, devrait tripler ou quadrupler dans la prochaine décennie, estiment les experts.
Ces éléments fondamentaux, conjugués à l'intérêt spéculatif du dossier, ne nous semblent pas totalement intégrés dans la forte valorisation du titre (29 fois les bénéfices estimés en 2009). Nous repassons à l'achat à titre spéculatif.











