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Clarins
Vers un retrait à 55,50 euros par action
JDF HEBDO | 28.06.2008 | Mise à jour : 19H46
Les dénouements boursiers ne valident pas toujours les scénarios échafaudés par les investisseurs. Alors que la Bourse pariait de longue date sur un rachat de Clarins par l'un des grands acteurs du secteur - L'Oréal, PPR, Estée Lauder... -, une offre de rachat des minoritaires du groupe de cosmétique va finalement être lancée par la famille des fondateurs, les Courtin-Clarins.
Le prix proposé est de 55,50 euros par action, soit une prime de 27 % sur le cours du titre avant suspension (43,72 euros). Ce montant, qui correspond au cours de Clarins en début d'année, n'atteint pas le plus haut historique de 67 euros. Mais il s'inscrit dans la fourchette haute des estimations des analystes, qui tablaient plutôt sur une prime de 15 à 20 %. Surtout, il valorise le titre Clarins 2,3 fois les ventes 2008. En comparaison, Yves Saint Laurent Beauté a été acquis par L'Oréal sur la base d'un ratio de 1,8 fois.
Au total, l'opération est finalement peu étonnante compte tenu de la performance boursière décevante affichée par le titre depuis plusieurs mois. Clarins, groupe familial dont les Courtin-Clarins détiennent 65% du capital et 78 % des droits de vote, a toujours fait figure de « Petit Poucet » dans un secteur dominé par des géants internationaux. Mais les dirigeants ont maintes fois réitéré leur volonté de rester indépendants, y compris après le décès du fondateur, Jacques Courtin-Clarins, en mars 2007, et le rachat d'YSL Beauté par L'Oréal, début 2008. Ces déclarations, propres à dégonfler les spéculations, se doublaient depuis quelques mois d'incertitudes opérationnelles. Avec 26 % de ses revenus libellés en dollars, Clarins souffre de la faiblesse de la devise américaine. De plus, les dirigeants ont clairement indiqué que les investissements programmés jusqu'en 2009 pèseront sur la rentabilité, déjà en recul de 12 % l'an dernier. Au total, l'action Clarins, en repli de 33 % sur un an, est revenue à son niveau de la mi-2005.
Il était donc tentant pour les dirigeants de profiter de ce contexte boursier morose pour se donner les moyens de développer le groupe loin du regard exigeant des investisseurs.
Suspendue depuis le 26 juin, l'action Clarins devrait recoter lundi 30. Si les Courtin-Clarins obtiennent 95 % du capital, ce qui semble probable - l'offre actuelle porte sur 37,26 % du tour de table -, une offre de retrait obligatoire sera lancée.
Le prix proposé est de 55,50 euros par action, soit une prime de 27 % sur le cours du titre avant suspension (43,72 euros). Ce montant, qui correspond au cours de Clarins en début d'année, n'atteint pas le plus haut historique de 67 euros. Mais il s'inscrit dans la fourchette haute des estimations des analystes, qui tablaient plutôt sur une prime de 15 à 20 %. Surtout, il valorise le titre Clarins 2,3 fois les ventes 2008. En comparaison, Yves Saint Laurent Beauté a été acquis par L'Oréal sur la base d'un ratio de 1,8 fois.
Au total, l'opération est finalement peu étonnante compte tenu de la performance boursière décevante affichée par le titre depuis plusieurs mois. Clarins, groupe familial dont les Courtin-Clarins détiennent 65% du capital et 78 % des droits de vote, a toujours fait figure de « Petit Poucet » dans un secteur dominé par des géants internationaux. Mais les dirigeants ont maintes fois réitéré leur volonté de rester indépendants, y compris après le décès du fondateur, Jacques Courtin-Clarins, en mars 2007, et le rachat d'YSL Beauté par L'Oréal, début 2008. Ces déclarations, propres à dégonfler les spéculations, se doublaient depuis quelques mois d'incertitudes opérationnelles. Avec 26 % de ses revenus libellés en dollars, Clarins souffre de la faiblesse de la devise américaine. De plus, les dirigeants ont clairement indiqué que les investissements programmés jusqu'en 2009 pèseront sur la rentabilité, déjà en recul de 12 % l'an dernier. Au total, l'action Clarins, en repli de 33 % sur un an, est revenue à son niveau de la mi-2005.
Il était donc tentant pour les dirigeants de profiter de ce contexte boursier morose pour se donner les moyens de développer le groupe loin du regard exigeant des investisseurs.
Suspendue depuis le 26 juin, l'action Clarins devrait recoter lundi 30. Si les Courtin-Clarins obtiennent 95 % du capital, ce qui semble probable - l'offre actuelle porte sur 37,26 % du tour de table -, une offre de retrait obligatoire sera lancée.
NOTRE CONSEIL
Notre objectif était fixé à 52 euros. On pourra
Notre objectif était fixé à 52 euros. On pourra
donc apporter à l'offre (code CLR, Comp.A, SRD).
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