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Tendus, les investisseurs retiennent leur souffle
Dans l'attente des résultats semestriels des sociétés, la défiance du marché demeure forte
ROMAIN GUEUGNEAU |
JDF HEBDO | 05.07.2008 | Mise à jour : 19H48
ATTENTION. Vendredi 4 juillet, c'est relâche. Outre-Atlantique, on célèbre l'indépendance des Etats-Unis : Wall Street est fermée. Dans les salles de marché parisiennes, on souffle un peu. « C'est plus calme que le 14-Juillet », commente, amusé, Yves Marçais, vendeur actions chez Global Equities. Les volumes d'échange sur le CAC 40 sont en effet deux fois moins importants que lors d'une séance classique. Le repos forcé est mis à profit pour prendre un peu de recul par rapport à la tourmente boursière, et tenter de déceler la tendance à venir.
Pour ce qui est des événements passés, le constat est clair. En un mois, les indices boursiers mondiaux se sont effondrés. Le CAC a abandonné environ 13 % de sa valeur. Pétrole cher, euro fort, poussées inflationnistes, crise financière et ralentissement économique : ce cocktail explosif a eu des effets dévastateurs. Tant et si bien qu'aujourd'hui les investisseurs sont perdus. « Les marchés n'ont plus de repères, la visibilité est très mauvaise », confirme Yves Marçais. Une chose est sûre : le prix du baril de pétrole et la situation des banques continueront à guider les indices à la hausse ou à la baisse. Problème : rien n'est moins sûr, précisément, quant à l'évolution de ces facteurs.
Les marchés financiers redoutent l'impact de la hausse du cours de l'or noir, et de l'énergie en général, sur « l'économie traditionnelle ». Le secteur de l'automobile a déjà été très durement sanctionné. L'éventualité d'une faillite de l'américain General Motors est revenue sur la table cette semaine. « En tant que premiers fournisseurs de l'industrie automobile, les aciéristes sont concernés », fait remarquer Christian Parisot, économiste et stratégiste chez Aurel. Outre des prises de bénéfices sur une valeur qui avait jusque-là bien résisté, la chute d'ArcelorMittal ces derniers jours s'explique en partie ainsi. Le secteur de la construction, très affecté par la hausse des coûts de l'énergie, a également été fortement attaqué en Bourse. Saint-Gobain, Ciments Français et Lafarge ont abandonné environ 10 % en cinq séances. La crise immobilière qui couve en Europe n'arrange rien.
« L'été peut être très chaud », prévient Yves Marçais. La publication des résultats semestriels sera un indicateur essentiel pour les investisseurs. « Il y aura beaucoup de mauvaises nouvelles aux Etats-Unis, prédit Christophe Foliot, gérant actions américaines chez LCF Edmond de Rothschild. Mais le marché les a déjà anticipées. »« L'imminence de ces publications est une bonne nouvelle, juge de son côté Christian Parisot. Jusqu'ici, le marché jouait à se faire peur, sans éléments tangibles. Les résultats semestriels donneront une image plus claire de la situation des entreprises. » L'extrême défiance des marchés s'est en effet une nouvelle fois vérifiée cette semaine avec la dégringolade du titre Pernod Ricard. Le numéro deux mondial des spiritueux a subi les foudres de la Bourse, à la suite de l'avertissement sur résultats de Fortune Brands. Or, les ennuis de ce groupe américain, très diversifié, proviennent d'activités étrangères aux spiritueux...
Les marchés focaliseront évidemment leur attention sur les comptes des banques. Les craintes de nouvelles dépréciations agitent les salles de marché. D'autant que, si c'est le cas, les banques pourraient avoir plus de difficultés que cet hiver pour lever de nouveau des fonds.
Pour ce qui est des événements passés, le constat est clair. En un mois, les indices boursiers mondiaux se sont effondrés. Le CAC a abandonné environ 13 % de sa valeur. Pétrole cher, euro fort, poussées inflationnistes, crise financière et ralentissement économique : ce cocktail explosif a eu des effets dévastateurs. Tant et si bien qu'aujourd'hui les investisseurs sont perdus. « Les marchés n'ont plus de repères, la visibilité est très mauvaise », confirme Yves Marçais. Une chose est sûre : le prix du baril de pétrole et la situation des banques continueront à guider les indices à la hausse ou à la baisse. Problème : rien n'est moins sûr, précisément, quant à l'évolution de ces facteurs.
Les marchés financiers redoutent l'impact de la hausse du cours de l'or noir, et de l'énergie en général, sur « l'économie traditionnelle ». Le secteur de l'automobile a déjà été très durement sanctionné. L'éventualité d'une faillite de l'américain General Motors est revenue sur la table cette semaine. « En tant que premiers fournisseurs de l'industrie automobile, les aciéristes sont concernés », fait remarquer Christian Parisot, économiste et stratégiste chez Aurel. Outre des prises de bénéfices sur une valeur qui avait jusque-là bien résisté, la chute d'ArcelorMittal ces derniers jours s'explique en partie ainsi. Le secteur de la construction, très affecté par la hausse des coûts de l'énergie, a également été fortement attaqué en Bourse. Saint-Gobain, Ciments Français et Lafarge ont abandonné environ 10 % en cinq séances. La crise immobilière qui couve en Europe n'arrange rien.
« L'été peut être très chaud », prévient Yves Marçais. La publication des résultats semestriels sera un indicateur essentiel pour les investisseurs. « Il y aura beaucoup de mauvaises nouvelles aux Etats-Unis, prédit Christophe Foliot, gérant actions américaines chez LCF Edmond de Rothschild. Mais le marché les a déjà anticipées. »« L'imminence de ces publications est une bonne nouvelle, juge de son côté Christian Parisot. Jusqu'ici, le marché jouait à se faire peur, sans éléments tangibles. Les résultats semestriels donneront une image plus claire de la situation des entreprises. » L'extrême défiance des marchés s'est en effet une nouvelle fois vérifiée cette semaine avec la dégringolade du titre Pernod Ricard. Le numéro deux mondial des spiritueux a subi les foudres de la Bourse, à la suite de l'avertissement sur résultats de Fortune Brands. Or, les ennuis de ce groupe américain, très diversifié, proviennent d'activités étrangères aux spiritueux...
Les marchés focaliseront évidemment leur attention sur les comptes des banques. Les craintes de nouvelles dépréciations agitent les salles de marché. D'autant que, si c'est le cas, les banques pourraient avoir plus de difficultés que cet hiver pour lever de nouveau des fonds.
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