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Les bons résultats n'ont pas réussi à soutenir la tendance
Noyé sous les statistiques et les publications de résultats, le marché a une fois de plus joué au Yo-Yo
CLÉMENCE FUGAIN |
JDF HEBDO | 02.08.2008 | Mise à jour : 19H46
DENTS DE SCIE. C'est une semaine pleine de rebondissements qui vient de s'achever sur le marché parisien. Tiraillé entre des publications d'entreprise et des statistiques mitigées, le marché n'a pas su où donner de la tête. Tout d'abord, dans la zone euro, les indicateurs sont tous ressortis orientés à la baisse, laissant transparaître un dangereux ralentissement de l'économie, sous l'effet du pétrole cher et de l'euro fort.
La menace de stagnation, voire de récession plane désormais sur la zone. Les prix ont augmenté de 4,1 % ce mois-ci, soit un niveau jamais atteint depuis 1997. La nouvelle a été accueillie sur le marché des changes par une nouvelle appréciation de l'euro par rapport au dollar et au yen. La BCE décidera la semaine prochaine si elle augmente ses taux directeurs.
Concernant les statistiques américaines, ce n'est guère réjouissant. L'annonce d'un PIB outre-Atlantique finalement en baisse au quatrième trimestre 2007 a notamment jeté un froid sur le marché. Par ailleurs, l'annonce d'une hausse de la croissance de 1,9 % sur le deuxième trimestre n'a pas déclenché d'euphorie. Les investisseurs restent dans l'attente des premiers indicateurs pour la fin de l'année 2008.
En dépit de cette actualité riche au niveau économique, ce sont les publications semestrielles qui ont tenu le haut de l'affiche cette semaine à Paris. La série de publications qui vient de s'achever s'est avérée plutôt rassurante. Mais, au terme d'un parcours hésitant, Paris termine en baisse. « Les bonnes publications n'ont pas forcément été récompensées, en revanche, les sociétés qui ont raté la marche ont été très largement sanctionnées », souligne François Chaulet, directeur associé chez Montségur Finance.
Les secteurs de l'automobile et de l'aéronautique ont été particulièrement mis à mal après plusieurs avertissements sur les résultats. Ainsi, Michelin a perdu plus de 12 % sur cinq jours à la suite d'un nouvel abaissement de ses prévisions. Quant à Peugeot et à Renault, leur repli est proche de 7 %. Les résultats de Thales ont également été mal accueillis, faisant chuter le titre de près de 4 %. Mais l'une des plus grosses sanctions est sans aucun doute Safran, qui a décroché de 14,92 % dans la journée de jeudi 31 juillet, en raison de mauvais résultats et de l'annonce de la cession de son activité de téléphonie mobile.
En revanche, du côté des bonnes nouvelles, on retrouve sans surprise les pétrolières et parapétrolières, grandes gagnantes de la flambée du pétrole de ces derniers mois. Ainsi, Technip a progressé de plus de 6 %, et Vallourec de près de 7,5 %.
France Télécom a également signé une belle performance grâce à des résultats un peu supérieurs aux attentes et à l'annonce du versement d'un acompte sur le dividende. Le titre a bondi de près de 5,5 %. Capgemini a aussi agréablement surpris les marchés et affiche un gain de plus de 5 %.
La semaine prochaine devrait encore apporter sont lot de surprises avec les publications des valeurs financières. « Si les publications des banques et assurances la semaine prochaine étaient bonnes, le marché pourrait se calmer et se stabiliser vers les 4.500-4.600 points. En revanche, en cas de mauvaises nouvelles, nous pourrions bien assister à un retour vers les 4.200 points », pronostique François Chaulet.
La menace de stagnation, voire de récession plane désormais sur la zone. Les prix ont augmenté de 4,1 % ce mois-ci, soit un niveau jamais atteint depuis 1997. La nouvelle a été accueillie sur le marché des changes par une nouvelle appréciation de l'euro par rapport au dollar et au yen. La BCE décidera la semaine prochaine si elle augmente ses taux directeurs.
Concernant les statistiques américaines, ce n'est guère réjouissant. L'annonce d'un PIB outre-Atlantique finalement en baisse au quatrième trimestre 2007 a notamment jeté un froid sur le marché. Par ailleurs, l'annonce d'une hausse de la croissance de 1,9 % sur le deuxième trimestre n'a pas déclenché d'euphorie. Les investisseurs restent dans l'attente des premiers indicateurs pour la fin de l'année 2008.
En dépit de cette actualité riche au niveau économique, ce sont les publications semestrielles qui ont tenu le haut de l'affiche cette semaine à Paris. La série de publications qui vient de s'achever s'est avérée plutôt rassurante. Mais, au terme d'un parcours hésitant, Paris termine en baisse. « Les bonnes publications n'ont pas forcément été récompensées, en revanche, les sociétés qui ont raté la marche ont été très largement sanctionnées », souligne François Chaulet, directeur associé chez Montségur Finance.
Les secteurs de l'automobile et de l'aéronautique ont été particulièrement mis à mal après plusieurs avertissements sur les résultats. Ainsi, Michelin a perdu plus de 12 % sur cinq jours à la suite d'un nouvel abaissement de ses prévisions. Quant à Peugeot et à Renault, leur repli est proche de 7 %. Les résultats de Thales ont également été mal accueillis, faisant chuter le titre de près de 4 %. Mais l'une des plus grosses sanctions est sans aucun doute Safran, qui a décroché de 14,92 % dans la journée de jeudi 31 juillet, en raison de mauvais résultats et de l'annonce de la cession de son activité de téléphonie mobile.
En revanche, du côté des bonnes nouvelles, on retrouve sans surprise les pétrolières et parapétrolières, grandes gagnantes de la flambée du pétrole de ces derniers mois. Ainsi, Technip a progressé de plus de 6 %, et Vallourec de près de 7,5 %.
France Télécom a également signé une belle performance grâce à des résultats un peu supérieurs aux attentes et à l'annonce du versement d'un acompte sur le dividende. Le titre a bondi de près de 5,5 %. Capgemini a aussi agréablement surpris les marchés et affiche un gain de plus de 5 %.
La semaine prochaine devrait encore apporter sont lot de surprises avec les publications des valeurs financières. « Si les publications des banques et assurances la semaine prochaine étaient bonnes, le marché pourrait se calmer et se stabiliser vers les 4.500-4.600 points. En revanche, en cas de mauvaises nouvelles, nous pourrions bien assister à un retour vers les 4.200 points », pronostique François Chaulet.
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