Spiritueux
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Rémy Cointreau
T.L. |
JDF HEBDO | 02.08.2008 | Mise à jour : 19H49
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écartLa direction du groupe de spiritueux table sur un résultat opérationnel pour l'exercice 2008/09 équivalent à celui de l'an dernier. Une prévision décevante qui conforte notre opinion prudente sur la valeur.
Rester à l'écartLa direction du groupe de spiritueux table sur un résultat opérationnel pour l'exercice 2008/09 équivalent à celui de l'an dernier. Une prévision décevante qui conforte notre opinion prudente sur la valeur.
La direction de Rémy Cointreau table en effet, pour l'exercice en cours, sur un résultat opérationnel organique comparable à celui de l'année précédente. En cause, le ralentissement de l'activité aux Etats-Unis, où le groupe est fortement implanté, et la faiblesse du dollar.
Les chiffres de l'activité du premier trimestre témoignent déjà du phénomène de dégradation des ventes. Sur les mois allant d'avril à juin, ces dernières se sont repliées de 5,6 %, pour s'établir à 149,9 millions d'euros.
D'autre part, au début de juillet, le groupe avait présenté des résultats annuels incomplets en raison de l'impact, alors encore méconnu, sur le résultat net de la résiliation du contrat avec le réseau de distribution Maxxium. Le désengagement de cette entité, née de l'alliance commerciale de plusieurs groupes de spiritueux, avait déjà fait l'objet d'une provision pour résiliation de contrat de 241,6 millions d'euros au cours de l'exercice 2007. L'indemnité avait pesé sur le résultat net, qui s'était inscrit en perte de 23 millions d'euros. Pour l'année 2008, aucune dépréciation supplémentaire n'a été réalisée, faute d'accord trouvé entre les différents actionnaires de Maxxium. Le bénéfice net s'est donc établi à 98,4 millions d'euros.
Pour rappel, au cours de l'exercice 2007/2008 (clos le 31 mars), le chiffre d'affaires s'est élevé à 817,8 millions d'euros, en hausse de 9,7 % grâce à la dynamique des marchés asiatiques, et la marge opérationnelle est restée quasi stable, à 19,5 %.
En se désengageant de Maxxium, la société affiche une volonté d'indépendance. Elle devra développer seule ses réseaux de distribution. Les surcoûts de cette opération, ajoutés aux autres éléments évoqués précédemment, laissent sceptiques quant au potentiel de rebond de la valeur.











