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Gemalto jette son dévolu sur Wavecom
OLIVIER AUBERGER |
JDF HEBDO | 11.10.2008 | Mise à jour : 19H46
Grosse surprise dans le monde des valeurs technologiques ! Gemalto, leader mondial des cartes à puce, veut racheter Wavecom, spécialiste de la communication sans fil entre machines électroniques. Gemalto compte lancer une OPA au prix de 7 euros par action. L'offre devrait s'ouvrir le 23 octobre, selon un calendrier encore provisoire. Les dirigeants de Gemalto estiment que leurs homologues de Wavecom ont reconnu l'intérêt stratégique d'un rapprochement, mais « qu'il existait néanmoins une réelle divergence de vues sur ce que pourraient être les conditions de réalisation de ce rapprochement». Le conseil d'administration de Wavecom se dit ouvert à une offre bénéficiant aux actionnaires et aux salariés. En clair, il faudrait que le prix soit relevé.
Pour le moment, l'offre de Gemalto est toujours jugée « hostile » par Wavecom. Mais le capital est éclaté. Au dernier pointage, Michel Alard, P-DG, détenait 9,92 % des parts et Aram Hékimian, un des trois fondateurs, 11,4 %. Le reste du capital est aux mains de fonds d'investissement.
D'après nos calculs, Gemalto paierait au total 173 millions d'euros pour acquérir tous les titres en circulation. Une hypothèse qui tient compte de l'exercice de bons de souscription par les salariés ou les dirigeants de Wavecom. Gemalto a largement les moyens puisque sa trésorerie dépasse 300 millions d'euros.
Les ambitions de Gemalto sont claires. Le groupe veut au moins obtenir plus de 50 % du capital. «Nous avons un projet industriel avec Wavecom et nous sommes déjà partenaires dans divers domaines. Notre offre est intégralement en cash, avec une belle prime. Quant à ceux qui auraient voulu recevoir des actions Gemalto, je les encourage à apporter à notre offre et à acheter ensuite des titres Gemalto sur le marché », explique Olivier Piou. Certains actionnaires de Wavecom auraient apprécié une offre mixte. Mais Gemalto ne pouvait leur accorder cette option car il aurait fallu que Gemalto accepte d'être coté aux Etats-Unis.
Tout le problème pour les actionnaires de Wavecom est de savoir s'ils sont prêts à conserver des actions pour le long terme sachant que Gemalto a de bonnes chances de devenir le premier actionnaire de Wavecom. Rien n'empêchera de surcroît le cours de Bourse de se replier par la suite en l'absence d'une nouvelle offre de Gemalto. Par ailleurs, les dernières performances financières de Wavecom sont décevantes. Le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 34,9 millions d'euros au deuxième trimestre, en baisse de 38 %. La perte opérationnelle est ressortie à 0,5 million d'euros, contre un bénéfice de 4,8 millions d'euros un an plus tôt.
Sur la base de certains critères de valorisation, Wavecom n'est pas bradé. Le prix proposé tient compte des 45 millions d'euros de trésorerie nette dont Wavecom dispose. Surtout, il est très délicat de valoriser une société qui risque de voir son chiffre d'affaires chuter de 30 % et dont les marges s'effondrent. En outre, quelle serait la valeur de Wavecom si le groupe restait indépendant ?
Concernant les obligations convertibles, le prix proposé (20 euros par titre) aurait pu se révéler plus élevé. Mais la très faible liquidité des Océanes incite à apporter.
Pour le moment, l'offre de Gemalto est toujours jugée « hostile » par Wavecom. Mais le capital est éclaté. Au dernier pointage, Michel Alard, P-DG, détenait 9,92 % des parts et Aram Hékimian, un des trois fondateurs, 11,4 %. Le reste du capital est aux mains de fonds d'investissement.
D'après nos calculs, Gemalto paierait au total 173 millions d'euros pour acquérir tous les titres en circulation. Une hypothèse qui tient compte de l'exercice de bons de souscription par les salariés ou les dirigeants de Wavecom. Gemalto a largement les moyens puisque sa trésorerie dépasse 300 millions d'euros.
Les ambitions de Gemalto sont claires. Le groupe veut au moins obtenir plus de 50 % du capital. «Nous avons un projet industriel avec Wavecom et nous sommes déjà partenaires dans divers domaines. Notre offre est intégralement en cash, avec une belle prime. Quant à ceux qui auraient voulu recevoir des actions Gemalto, je les encourage à apporter à notre offre et à acheter ensuite des titres Gemalto sur le marché », explique Olivier Piou. Certains actionnaires de Wavecom auraient apprécié une offre mixte. Mais Gemalto ne pouvait leur accorder cette option car il aurait fallu que Gemalto accepte d'être coté aux Etats-Unis.
Tout le problème pour les actionnaires de Wavecom est de savoir s'ils sont prêts à conserver des actions pour le long terme sachant que Gemalto a de bonnes chances de devenir le premier actionnaire de Wavecom. Rien n'empêchera de surcroît le cours de Bourse de se replier par la suite en l'absence d'une nouvelle offre de Gemalto. Par ailleurs, les dernières performances financières de Wavecom sont décevantes. Le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 34,9 millions d'euros au deuxième trimestre, en baisse de 38 %. La perte opérationnelle est ressortie à 0,5 million d'euros, contre un bénéfice de 4,8 millions d'euros un an plus tôt.
Sur la base de certains critères de valorisation, Wavecom n'est pas bradé. Le prix proposé tient compte des 45 millions d'euros de trésorerie nette dont Wavecom dispose. Surtout, il est très délicat de valoriser une société qui risque de voir son chiffre d'affaires chuter de 30 % et dont les marges s'effondrent. En outre, quelle serait la valeur de Wavecom si le groupe restait indépendant ?
Concernant les obligations convertibles, le prix proposé (20 euros par titre) aurait pu se révéler plus élevé. Mais la très faible liquidité des Océanes incite à apporter.
NOTRE CONSEIL
L'action Wavecom (code : AVM, Comp. B) a clôturé vers 6,20 euros jeudi 9 octobre, soit près de 12 % au-dessous du prix offert par Gemalto. C'est une occasion pour l'acheter et l'apporter ensuite à l'offre. Par ailleurs, Gemalto a été emporté par la chute des marchés. On peut continuer à prendre des bénéfices à court terme (code : GTO, Comp. A, SRD).
L'action Wavecom (code : AVM, Comp. B) a clôturé vers 6,20 euros jeudi 9 octobre, soit près de 12 % au-dessous du prix offert par Gemalto. C'est une occasion pour l'acheter et l'apporter ensuite à l'offre. Par ailleurs, Gemalto a été emporté par la chute des marchés. On peut continuer à prendre des bénéfices à court terme (code : GTO, Comp. A, SRD).
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