.
La pression s'accentue sur les cimentiers
FABIENNE BOULOC |
JDF HEBDO | 08.11.2008 | Mise à jour : 20H05
Lafarge n'a pas convaincu. Sans surprise, le groupe n'a pas confirmé ses prévisions pour 2010, notamment un bénéfice net par action supérieur à 15 euros par action. Cette annonce était anticipée par le marché, comme nous l'écrivions dans notre article du 4 octobre.
Les investisseurs ont toutefois fortement sanctionné la dégradation des perspectives du cimentier et les incertitudes pour l'avenir.
Il faut néanmoins saluer les efforts de Lafarge pour s'adapter à l'environnement actuel. L'objectif est le désendettement, car la dette financière nette devrait dépasser les fonds propres en 2008 du fait de l'acquisition d'Orascom Cement. De nouvelles réductions de coûts de 400 millions d'euros sur la période 2009-2011 ont été annoncées et seront détaillées lors de la journée investisseurs de début décembre. En 2009, les investissements totaux seront limités à environ 2 milliards d'euros et les désinvestissements dépasseront le milliard.
Enfin, les comptes trimestriels du spécialiste des matériaux de construction démontrent sa résistance, dans un environnement très difficile. Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires a progressé de 9 %, à 5,3 milliards d'euros, et le résultat net a atteint 647 millions d'euros (+ 8 %). La croissance dans les pays émergents (+ 33 %), qui représentent désormais 58 % du résultat opérationnel courant, a permis de compenser le ralentissement des pays développés. Sa diversification géographique est l'un des principaux avantages de Lafarge par rapport à Vicat ou Ciments Français.
Ainsi, la filiale d'Italcementi a moins bien résisté. L'augmentation des coûts de l'énergie et des matières premières n'a pas pu être absorbée par la hausse des prix. Sur neuf mois, le résultat net a chuté de 21,2 %, pour tomber à 287 millions d'euros, et les recettes s'affichent à 3,6 milliards d'euros (+ 2,5 %).
Vicat est également en difficulté. Après avoir publié des ventes en repli de 3,1 % sur neuf mois, le cimentier attend une baisse plus importante que prévu de sa marge brute d'exploitation sur l'année.
Les investisseurs ont toutefois fortement sanctionné la dégradation des perspectives du cimentier et les incertitudes pour l'avenir.
Il faut néanmoins saluer les efforts de Lafarge pour s'adapter à l'environnement actuel. L'objectif est le désendettement, car la dette financière nette devrait dépasser les fonds propres en 2008 du fait de l'acquisition d'Orascom Cement. De nouvelles réductions de coûts de 400 millions d'euros sur la période 2009-2011 ont été annoncées et seront détaillées lors de la journée investisseurs de début décembre. En 2009, les investissements totaux seront limités à environ 2 milliards d'euros et les désinvestissements dépasseront le milliard.
Enfin, les comptes trimestriels du spécialiste des matériaux de construction démontrent sa résistance, dans un environnement très difficile. Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires a progressé de 9 %, à 5,3 milliards d'euros, et le résultat net a atteint 647 millions d'euros (+ 8 %). La croissance dans les pays émergents (+ 33 %), qui représentent désormais 58 % du résultat opérationnel courant, a permis de compenser le ralentissement des pays développés. Sa diversification géographique est l'un des principaux avantages de Lafarge par rapport à Vicat ou Ciments Français.
Ainsi, la filiale d'Italcementi a moins bien résisté. L'augmentation des coûts de l'énergie et des matières premières n'a pas pu être absorbée par la hausse des prix. Sur neuf mois, le résultat net a chuté de 21,2 %, pour tomber à 287 millions d'euros, et les recettes s'affichent à 3,6 milliards d'euros (+ 2,5 %).
Vicat est également en difficulté. Après avoir publié des ventes en repli de 3,1 % sur neuf mois, le cimentier attend une baisse plus importante que prévu de sa marge brute d'exploitation sur l'année.
NOTRE CONSEIL
Nous recommandons à l'achat Lafarge (code : LG, Comp. A, SRD). Viser un objectif abaissé à 80 euros. Rester à l'écart de Ciments Français (CMA, Comp. A, SRD) et de Vicat (VCT, Comp. A, SRD).
Nous recommandons à l'achat Lafarge (code : LG, Comp. A, SRD). Viser un objectif abaissé à 80 euros. Rester à l'écart de Ciments Français (CMA, Comp. A, SRD) et de Vicat (VCT, Comp. A, SRD).
.









Négatif