Loisirs
.
Bénéteau
Christelle Donger |
JDF HEBDO | 15.11.2008 | Mise à jour : 20H18
NOTRE CONSEIL
AcheterLe fabricant de yachts a publié de solides résultats annuels, conformes à ses objectifs. Face à un marché du nautisme attendu en repli l'année prochaine, le groupe a les atouts pour bien résister.
AcheterLe fabricant de yachts a publié de solides résultats annuels, conformes à ses objectifs. Face à un marché du nautisme attendu en repli l'année prochaine, le groupe a les atouts pour bien résister.
Plus qu'à ces performances, qui sont ressorties en ligne avec les prévisions du groupe, la Bourse a été particulièrement attentive aux perspectives données par les dirigeants pour le nouvel exercice.
Car Bénéteau a confirmé un début de saison difficile. « Les mois de septembre et d'octobre, qui représentent traditionnellement 50 % des commandes de la saison nautique, ont coïncidé cette année avec l'éclatement de la crise bancaire et financière », a indiqué la direction dans un communiqué.
Conséquence, quel que soit le retour de la confiance lors des salons d'hiver, les retards accumulés ne pourront être compensés et le secteur du nautisme devrait s'inscrire en baisse en 2009.
Dans ce contexte, Bénéteau compte néanmoins avancer le lancement de nouveaux modèles, initialement prévu en 2010, tout en améliorant la flexibilité de son outil de production pour répondre au mieux à un regain des commandes, même tardif. Le plaisancier peut s'appuyer sur sa solide trésorerie nette de plus de 200 millions d'euros pour conserver un bon rythme d'investissement (80 millions d'euros budgétés en 2009).
L'objectif de Bénéteau à travers cette politique offensive ? Etre en mesure d'enregistrer une performance de 5 à 10 points supérieure à celle du marché. Si ce dernier se contracte d'environ 20 % l'an prochain, on peut tabler ainsi sur une baisse de 5 % de l'activité du groupe et sur un tassement limité à 10 % du résultat net (90 millions). De quoi lui permettre de bien résister en Bourse, alors que le titre est désormais revenu à ses plus bas niveaux d'il y a cinq ans.
La faible capitalisation du plaisancier, qui représente à peine 5,3 fois le résultat net 2009 estimé, nous paraît une bonne occasion de revenir à l'achat sur le dossier. D'autant que le groupe proposera à la prochaine assemblée le versement d'un dividende de 0,43 euro par action (+ 10,3 %), faisant ressortir un rendement supérieur à 6 %.









Négatif

