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Concentration en vue dans la plaisance
JÉRÔME MARMET |
JDF HEBDO | 31.01.2009 | Mise à jour : 22H41
Touché de plein fouet par l'attentisme des clients face à la récession économique, le secteur de la plaisance s'apprête à vivre une année 2009 très difficile. « Il y a ceux qui ne pourront pas gérer la crise et disparaîtront, ceux qui survivront en cessant leurs investissements et en réduisant au maximum leurs coûts, et enfin, ceux qui, comme Bénéteau, vont passer la crise en préparant la reprise », prédit Bruno Cathelinais, président du directoire de Bénéteau. Ce qui est sûr, c'est que la crise va obliger plusieurs acteurs de la plaisance à se regrouper pour survivre, et, qu'avec une trésorerie nette de 217 millions d'euros (pour 489 millions de fonds propres à la date du 30 août 2008) Bénéteau fait figure de consolideur du marché.
Le groupe vendéen souhaite prendre des parts de marché sur le segment des gros bateaux à moteur. Et, selon certaines rumeurs, il aurait des vues sur son concurrent Couach ! Une hypothèse que réfute la direction de Bénéteau, qui se veut prudente dans l'utilisation du cash : « On ne rachètera pas une kyrielle de chantiers uniquement parce que les prix ne sont pas chers », avertit Bruno Cathelinais. Mais des opportunités d'acquisition ne manqueront pas d'apparaître, et du côté des cibles potentielles, outre Couach, on peut citer Rodriguez Group, dont l'action a de nouveau flambé en Bourse cette semaine alors qu'aucune nouvelle information n'a été communiquée (les investisseurs spéculant toujours sur un accord avec les banques créancières). Reste que le fabricant cannois de yachts de luxe est dans une situation financière tendue, de même que son concurrent italien Ferretti.
Pour l'heure, les prochains mois seront très durs pour tous les professionnels de la plaisance. Bénéteau s'attend à un recul de 45 % des ventes de bateaux sur l'exercice 2008/2009 et devrait accuser une perte de 14 millions sur son métier historique. Quant au résultat opérationnel consolidé, qui inclut la commercialisation d'habitats de loisirs (mobil-homes), il devrait être tout juste à l'équilibre.
Le groupe vendéen souhaite prendre des parts de marché sur le segment des gros bateaux à moteur. Et, selon certaines rumeurs, il aurait des vues sur son concurrent Couach ! Une hypothèse que réfute la direction de Bénéteau, qui se veut prudente dans l'utilisation du cash : « On ne rachètera pas une kyrielle de chantiers uniquement parce que les prix ne sont pas chers », avertit Bruno Cathelinais. Mais des opportunités d'acquisition ne manqueront pas d'apparaître, et du côté des cibles potentielles, outre Couach, on peut citer Rodriguez Group, dont l'action a de nouveau flambé en Bourse cette semaine alors qu'aucune nouvelle information n'a été communiquée (les investisseurs spéculant toujours sur un accord avec les banques créancières). Reste que le fabricant cannois de yachts de luxe est dans une situation financière tendue, de même que son concurrent italien Ferretti.
Pour l'heure, les prochains mois seront très durs pour tous les professionnels de la plaisance. Bénéteau s'attend à un recul de 45 % des ventes de bateaux sur l'exercice 2008/2009 et devrait accuser une perte de 14 millions sur son métier historique. Quant au résultat opérationnel consolidé, qui inclut la commercialisation d'habitats de loisirs (mobil-homes), il devrait être tout juste à l'équilibre.
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écart de Bénéteau (code : BEN, Comp. A). Le plaisancier a de beaux atouts, mais nous ne croyons pas dans un rebond du titre à court terme. On évitera aussi Rodriguez (ROD, Comp. B) et Couach (YACHT, Comp. C).
Rester à l'écart de Bénéteau (code : BEN, Comp. A). Le plaisancier a de beaux atouts, mais nous ne croyons pas dans un rebond du titre à court terme. On évitera aussi Rodriguez (ROD, Comp. B) et Couach (YACHT, Comp. C).
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